Baz'art  : Des films, des livres...
4 août 2026

Exposition (Dé)colonisations : quand des artistes africains interrogent l’Histoire au Mémorial de Caen

De passage à Caen pour les vacances, nous avons pu voir l'exposition proposée , du 20 mai au 11 novembre 2026, par le Mémorial de Caen (Dé)colonisations. Des artistes africains interrogent l’Histoire : un parcours permettant d’aborder une réflexion sur le colonialisme et ses effets, à partir d’une soixantaine d’œuvres réalisées par des artistes africains et de la diaspora.

La Fondation Gandur pour l’Art contribue à cet évènement avec le prêt de 23 œuvres et un apport scientifique au catalogue d’exposition.

L’exposition propose une réflexion sur le colonialisme et ses effets, à partir d’une soixantaine d’œuvres réalisées par des artistes africains et de la diaspora. 

 

Qu’est-ce que le colonialisme ? Et quelles cicatrices a-t-il laissées sur les populations africaines ? L’exposition « (Dé) colonisations : des artistes africains interrogent l’histoire », installée jusqu’au 11 novembre, au Mémorial de Caen, propose aux visiteurs une réflexion sur le colonialisme et ses effets, à travers une soixantaine d’œuvres d’art réalisées par des artistes africains et de la diaspora.
 

Pourquoi le Mémorial de Caen présente-t-il une exposition consacrée à la colonisation 
et à la décolonisation vues par des artistes africains ?

L’historien burkinabé Joseph Ki-Zerbo disait que « l’Histoire marche sur deux pieds, celui de la liberté et celui 
de la nécessité. ».
Le premier représente la capacité de l’humanité à créer, inventer et à se projeter dans l’avenir. Le second renvoie aux structures sociales, économiques et culturelles qui imposent leurs cadres et leurs logiques.  

Cette vision imagée nous donne des clés pour approcher la soixantaine d’œuvres de l’exposition. 
Qu’il s’agisse de peintures, de photographies, de sculptures ou de films, toutes ont été produites par des artistes d’origine africaine et interrogent, d’une manière ou d’une autre, la marche de l’Histoire. 
Celle qui a engendré l’esclavage, les colonisations, les guerres. Mais aussi celle qui a permis la résistance, la paix et de multiples formes de résilience.

Car dans ce Mémorial qui s'envisage aussi comme un « musée d'éducation à la citoyenneté » et qui reçoit jusqu'à 500 000 visiteurs par an, dont une part importante de scolaires, l'art contemporain doit trouver sa juste place pour être compris au mieux, et le parcours orchestré par Ayoko Mensah et Jean-Yves Marin a le mérite d'être extrêmement lisible.

Il s'ouvre avec les autoportraits d' Omar Victor Diop (né en 1980 au Sénégal), reproduits en grands formats rétroéclairés.

L'artiste s'y déguise et se met en scène en figures anonymes ou célèbres de l'histoire noire , des tirailleurs sénégalais à Jean-Baptiste Belley , premier député français noir.

 

 

Le reste du programme :  un voyage à travers les visions, les engagements et les interrogations de près d’une quarantaine d’artistes . Loin d’une approche ethnographique, nous avons cherché à leur laisser la parole. Ils ont beaucoup à nous raconter, à nous montrer et à nous enseigner.

Car l’histoire des (dé)colonisations n’est pas seulement leur aff aire. Elle nous concerne toutes et tous comme en témoignent les débats qui ont lieu dans l’espace public.  À la fois singulière et plurielle, la création artistique issue du continent africain enrichit notre vision du monde mais aussi notre capacité à interroger, individuellement et collectivement, les récits qui font l’Histoire.

 

 

 

 

 

Notre coup de coeur : quand Gonçalo Mabunda transforme les armes en œuvres d’art

L’artiste mozambicain et militant pacifiste, Gonçalo Mabunda fabrique des masques et des trônes à partir d’armes de guerre. Ici avec des douilles, des crosses de fusil et autres munitions soudées entre elles.

Ces sculptures sont une manière de dénoncer la guerre civile du Mozambique, qui s’est déroulée entre 1977 et 1992, entre le Frelimo, le parti marxiste au pouvoir, et la ReNaMo, la rébellion anti-communiste.

 

 

Les thématiques sont parfois dures, sombres, mais le parcours, dans sa globalité apparaît plutôt lumineux , marqué par une puissante et très inventive créativité de l'art mais aussi l'amour de la langue , par l'humour, par un besoin de justice, ainsi qu'une fierté revendiquée.

On conclura notre article sur cette formidable exposition avec le jeune Prétendant Sapeur (2015) peint par JP Mika, petit homme habillé avec sophistication, dont l'orgueilleux regard passe au-dessus de ses lunettes de soleil pour nous toucher au cœur : l'avenir est à écrire, semble-t-il lancer, et il se fera non sans le panache de l'Afrique.

Mémorial de Caen, Caen (FR)   20 mai 2026 - 11 novembre 2026

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LE FESTIVAL DU FILM DE LAMA DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
 

 

Cette année encore, pour sa 32ème édition, le Festival du Film de Lama vous propose une programmation qui ravira petits comme grands, faisant une belle part aux œuvres présentées au Festival de Cannes avec des films venus du monde entier. Comme l'indique la devise du festival, rendez-vous aux "Chroniques d'un village monde" !
 
Le festival s'ouvrira sur le film de Sarah Arnols L'espèce explosive, présentée à la Quinzaine des Cinéastes cette année et mené par Alexis Manenti, Ella Rumpf et Vincent Dedienne.
 
Pour continuer sur cette lancée cannoise, le festival aura l'honneur de vous présenter La vie d'une femme de Charline Bourgeois-Tacquet mais aussi Notre Salut (Prix du Scénario - Festival de Cannes 2026) d'Emmanuel Marre, Minotaure (Grand Prix de Cannes 2026) de Andreï Zviaguintsev, La Bola Negra (Prix de la mise en scène - Festival de Cannes 2026) de Javier Calo et Javier Ambrossi ou encore Histoires de la nuit de Léa Mysius.
 

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN MONTELIMAR FILM FESTIVAL 15 ème édition

DU VENDREDI 18 AU JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026- Montélimar


Le festival De l'écrit à l'écran revient en septembre 2026 pour sa quinzième édition.
Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants. Il s'articule autour de 3 axes fondamentaux: ce qui s’écrit, ce qui se dit et ce qui se pense, sur la toile comme au-delà, et les met en lumière. En 2025, le festival a accueilli plus de 147 invités, organisé 140 événements dont 89 séances de cinéma et réuni plus de 33 000 spectateurs.

De l'écrit à l'écran - Cinéma Festival - Montélimar - 2024 | De L'écrit à l'écran

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