Baz'art  : Des films, des livres...
21 septembre 2017

Les proies : décidement, Sofia on n'y arrive pas tous les deux..

  les proies

    Il y a quelques années, à la fin de ma chronique de the Bling ring le précédent film de Sofia Coppola , je laissais planer le doute sur mon envie d’aller aller voir du côté de son cinéma pour ses prochaines production, tant  j’avais beaucoup de mal avec son univers ; un univers d’autant plus cloisonné qu’elle ressasse depuis son premier long les mêmes personnages et les mêmes thématiques qu’elle déplace seulement à travers les lieux et les époques.

Malgré cette mise en garde, je suis quand même allé en salles fin août pour voir ses Proies, sorti en fin d’été, en me disant que le film avait quand même reçu le Prix de la mise en scène  lors du dernier  Cannes et qu’il paraissait que le  roman de Thomas P. Cullinan,  dont il est adapté ainsi que la premier film tiré de ce roman, réalisé en 1971 par Don Siegel avec Clint Eastwood n’était pas mal du tout.

Malheureusement, malgré tous ces ingrédients de départ, j’ai rapidement vu au cours de la projection que ce n’est pas avec ces Proies  que ma côte d'amour avec Sofia aller soudainement monter en flèche.

Résultat de recherche d'images pour "les proies coppola"

Alors certes, avec ce film qui se déroule pendant la guerre de Session, Coppola Jr laisse un peu de côté le versant clinquant,  bling bling et creux de  "Marie-Antoinette", "Somewhere"  ou "The Bling Ring", mais son long métrage n’est en pas plus passionnant pour autant  et cette plongée dans le Sud profond des États Unis  à travers un huis clos potentiellement plein de tension et de souffre se révèle  bien vite  assez soporifique.

L’étude travaillée sur les rapports homme-femme durant la guerre de Sécession que promettait le pitch (et qui devait être présent dans le roman initial que je n’ai pas lu) fait ici long feu, tant les personnages manquent d’épaisseur et semblent surtout cantonnés à une seule et unique fonction (l’aguicheuse, la grenouille de bénitier, la matrone) qui ne bougera pas tout de long du film.

Manque à ces relations ambiguës une puissance et une sensualité que Sofia Coppola ne semble pas vouloir retranscrire, préférant aligner des scènes finalement assez creuses qui nous font attendre un climax qui ne viendra jamais vraiment.

La mise en scène  semble elle-même assez amorphe et une fois qu’on a vu d’autres films de la compétition (Faute D’amour ou Good Times sur lesquels nous reviendrons prochainement, on a du mal à comprendre comment cette réalisation-là a pu être récompensée par Pedro et son jury.

 lesproies

Niveau casting Nicole Kidman et  Kirsten Dunst se débrouillent plutôt mieux que le reste des acteurs, notamment qu’un Colin Farrell, qui n’est décidemment pas l’acteur le plus charismatique d’Hollywood avec ou sans barbe !

Avec ce film qui laisse une impression de langueur et de longueur.

 Alors qu’il ne dépasse pas les 1h30. Sofia Coppola signe un film qui  finalement parait aussi vide que ses précédents… une des autres déceptions (avec une vie violente) de cet été cinéma, même si comme je le disais en début de billet, avec Sofia Coppola je me demande si comme disent les québécois je ne pourrais pas être déçu qu’en bien les prochaines fois !!

 

 

Commentaires
T
D'habitude je n'aime pas trop Coppola mais sa version des Proies m'a bien plus séduite que celle de Siegel (et je trouve son adaptation plus "proche" aussi).
Répondre
A
Hormis son Lost in translation, je n'ai pas été séduite par le cinéma de Coppola fille, et j'ai zappé Les proies, après hésitation,je l'avoue !
Répondre
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, de littérature adulte et jeunesse, critiques de pièces de théâtre, concert , expositions, musique, interviews et portraits d'artistes, comptes rendus de spectacles,  tests de jeu de société., couverture de festivals de cinéma ou de musique...

Visiteurs
Depuis la création 8 369 357
Slough Motion : FESTIVAL INTERNATIONAL DU COURT-MÉTRAGE

22 au 26 septembre 2026 à Lyon.

LE COURT-MÉTRAGE RETROUVE SON GRAND RENDEZ-VOUS À LYON.Du 22 au 26 septembre 2026, Slough Motion investira les cinémas UGC de Lyon pour cinq jours consacrés au cinéma court, à celles et ceux qui le créent et à celles et ceux qui le découvrent.Des films venus de France et du monde entier.

Des cinéastes, des artistes, des professionnels et de nouveaux regards.

Une ambition : faire découvrir aujourd'hui les voix qui feront le cinéma de demain.

 

DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN MONTELIMAR FILM FESTIVAL 15 ème édition

DU VENDREDI 18 AU JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026- Montélimar

Le festival De l'écrit à l'écran revient en septembre 2026 pour sa quinzième édition.
Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants.

 

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

Le festival rendra hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

Nous contacter

Une adresse mail : philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
171 abonnés