les-adoptes-les-adoptes-23-11-2011-2-gLes plus fidèles lecteurs de mon blog ont certainement du s'en rendre compte : on a déjà  largement dépassé la moitié de l'année 2012 (ouh,  que ca passe vite)  et je n'ai pas encore mentionné le nom de Mélanie Laurent, alors même que l'année passée à la même époque, j'avais dû pondre une bonne demi douzaine de billets sur elle.

Il faut dire aussi que la demoiselle s'est faite plus rare cette année, et vu les volées de bois verts qu'elle avait pris au visage, notamment après sa prestation en maitresse de cérémonie à Cannes, ou lors de la sortie de son album,  le soufflé est  heureusement quelque peu retombé.

J'ai donc profité du retour du calme la concernant pour regarder en DVD son premier film en tant que réalisatrice, les Adoptés, sorti en novembre de l'année passée, et qui avait lui aussi rencontré un accueil bien tiédasse. Son film a reccueilli une flopée de critiques négatives, que ce soit de spectateurs  lambdas, ou de  journalistes ciné  et à la vision du film, j'ai vraiment eu l'impression que le film de  Mélanie Laurent a été jugé à l'aune de ces préjugés,  sans que jamais une approche objective n'ait pu se faire.  .LES+ADOPTES+PHOTO5

 Comme le début du film l'impose avec ce très beau plan séquence sur un joli travelling arrière,  Mélanie L.  n'aura de cesse tout au long du film de choisir avec soin ses effets de style. On voit qu'elle a été formée à la bonne école, et qu'elle a bien suivi des réalisateurs avec lequel elle a tourné, de Jacques Audiard à Quentin Tarantino.  La jeune cinéaste impose son style visuel, un style techniquement maitrisé,    même si, sans doute,  si  je veux pinailler pour pas qu'on me taxe de manque d'objectivité, un peu plus de sobriété à certains moments n'aurait pas été superflu (mais c'est un premier film, avec les maladresses inhérentes, et il vaut mieux lui reprocher d'en faire trop que pas assez)

Quant au scénario, qu'elle a coécrit avec Morgan Perez et Christophe Deslandes, il aborde de manière  juste et  à la fois légère et parfois poignante les thèmes de la famille, l’amour et l’abandon sur un ton léger.  

Dans la première partie, la relation entre les deux soeurs est magnifique,à contre courant des clichés et l'histoire d'amour entre un Denis Ménochet aussi bon que dans je me suis fait tout petit (vu juste avant) et une Marie Denarnaud (que je n'avais plus vu depuis Les corps impatients), terriblement touchante.

 Les deuxièmes et surtout  troisième partie, qui optent pour un tournant  plus dramatique, pourraient tourner au pathos, or il n'en est rien,  car les scénaristes savent insuffler la dose d'humour ou de contrepied nécessaire, mais sans jamais pour autant refuser les tonnes d'émotion que le sujet véhicule, la fin ne m'ayant pas laissé du tout insensible.

Bref, sans doute continue je à regarder les oeuvres de ma Mélanie avec les yeux de l'amour, mais quoiqu'il en soit, j'adopte sans coup férir ces "adoptés"!!!