lou

Dans “Et tu danses, Lou” co-écrit avec son épouse, Pom Bessot, Philippe Lefait, journaliste et ancien animateur Des Mots de Minuit, raconte son douloureux parcours pour communiquer avec sa fille, Lou, handicapée.

J'ai lu il y a quelques semaines cet émouvant et pudique témoignage, et j'ai ensuite passé l'ouvrage- et le relais à Michel, mon cher chroniqueur-de moins en moins masqué pour qu'il découvre aussi ce récit et tente de vous en parler. En effet, Michel a rencontré Philippe Lefait puisqu'il y a quelques années, il a eu l'opportunité de participer en tant qu'invité à une émission des Mots de Minuit...

Il connaissait donc Philippe Lefait professionnellement, et a donc eu la possibilité de saisir le versant plus intime du personnage public, et vous dit maitenant ce qu'il en a pensé :

 Philippe Lefait

 

« Vous n’avez aucune chance, saisissez-là »c’est à cette petite phrase de Schopenhauer que Philippe Lefait, journaliste télé du service public,  se raccroche lorsque les pédiatres qui se penchent sur le  berceau de sa fille parlent d’anormalité.

Lou nait le 6 juin 1996 à 2 heures du matin à la maternité des Lilas. Le gynécologue prévoyait un gros  bébé. Lou est un bébé modèle réduit,  le médecin, sans empathie, sans excuses, laissera les parents  démunis sans livrer de diagnostic. Pendant ses quatre premières années Lou va devoir se battre pour sa survie, les médecins se penchent sur son berceau et ne décèlent aucune maladie grave. Pourtant Lou souffre. Lou sortira de l’Hôpital Necker réparée physiquement et pourra avoir une croissance  normale mais c’est une drôle de zèbre : Zèbre terme d’argot médical utilisé pour désigner un diagnostique rare et inattendu.

Pom Bessot et Philippe Lefait, un père et une mère raconte comment les parents d’un enfant pas comme les autres deviennent des aventuriers des temps modernes et nous, nous suivons les aventures de Lou, ses combats, ses échecs, ses victoires, ses rencontres laides  ou belles, Lou est une sacrée guerrière.

Aujourd’hui, Lou a 17 ans, c’est une adolescente « presque » comme les autres, et avec ce récit ses parents lui adressent un formidable message d’amour écrit à quatre mains et avec deux cœur gros comme ça.