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Après celui consacré à Philp Seymour Hofman, je me vois malheureusement encore dans l'obligation de dresser un billet hommage cette semaine, et encore un hommage à un Philippe décédé, car même si la mort de l'illustrateur Philippe Delaby fut survenue avant celui de l'acteur oscarisé, je l'ai appris  un peu après ( il faut dire qu'on n'en a hélas beaucoup moins parlé)....

Il y a encore quelques mois, si j'avais appris la mort de Philippe Delaby, un décès  survenu totalement subitement mardi 28 janvier, cela ne m'aurait pas fait grand chose vu que je ne le connaissais pas du tout et que je n'avais encore jamais lu un seul épisode de Murena, la série consacrée à la rome antique qu'il dessinait depuis 9 tomes en compagnie de Jean Dufaux...

Mais depuis le mois de juin, cela a changé, car  j'ai eu la chance de le rencontrer, et de l'interwiever. Si cette rencontre ne fut pas forcément un très grand souvenir pour moi en tant que journaliste, j'avais été touché par la grande gentillesse de l'homme, qui avait tout fait, contrairement à son comparse, pour me mettre à l'aise, répondant de manière très loquace à mes questions les plus interessantes, faisant mine d'en trouver une ou deux originale et n'hésitant pas à rigoler et me raconter des histoires un peu droles pour détendre l'athmosphère ( j'étais assez nerveux, et Jean Dufaux, un peu ronchon)...

Je me souviens aussi qu'il m'ait couru après pour me rapporter mon téléphone  portable qui avait fait office d'enregistreur ( sauf que j'avais tout effacé sans faire expres) et il m'avait glissé à l'oreille que ma distraction lui rappelait quelqu'un qui devait sans doute etre lui...

Je me souviens que je m'étais alors dit que j'aurais aimé lui parler plus longuement, seul à seul, et lui poser d'autres questions, sur la Belgique, sur son amour pour le cinéma, sur la bonne bouffe, ect ....et que, si  en 2014, l'occasion se présenterait à l'occasion du salon de la BD, je serais plus audacieux...

Hélas, une chose est sure depuis mardi dernier, cette occasion ne se représentera plus, et maintenant la seule chose qu'il me reste à faire, c'est de me plonger dans Murena  pour apprécier à sa juste valeur  la  grande méticulosité du dessin et la splendeur du trait de Monsieur Philippe Delaby .