sauf Une nouvelle petite chronique de la rentrée littéraire en cette mi septembre  : en effet,  il est plus que temps d'accélerer le mouvement vu le nombre de livres de la rentrée que je reçois et le peu que j'ai chroniqué jusqu'à présent.

Ce roman, encore une fois, est l'oeuvre d'une romancière française relativement peu médiatique, Frédérique Martin ( qui avait publié un précédent roman Le vase où meurt cette verveine  dont on avait pas mal parlé mais que je n'avais pas eu la chance de lire.

Sauf quand on les aime est un roman sur l'amitié, l'amour, la culpabilité. On pense beaucoup  en le lisant, à un roman d'Anna Gavalda, "Ensemble c'est tout", vu que les deux récits mettent en scène des colocataires, qui vont essayer d'allier leurs différences culturelles et de personnalité pour combattre les épreuves de la vie et l'injustice. Mais  "Sauf quand on les aime" est un peu plus réaliste, un peu moins mièvre  et un peu plus inscrit dans le contemporain que le roman de Gavalda.

On n'élude pas dans le récit de Frédérique Martin  la violence de la société, notamment dans la scène de départ  qui se déroule dans un train,alors qu'une une jeune fille est agressée verbalement, devant le silence de tous les passagers, ou presque. Seule une femme osera réagir et s'interposer. Claire, elle, s'en veut de sa peur et de sa lâcheté, et pour se rattraper, aborde Tisha, la victime, et lui propose de venir chez elle, ou plutôt chez eux. Kader, Claire, Juliette, Tisha, et le voisin  Monsieur Bréhel vont tenter de s'aider et de combler tous les bleus à l'âme qu'ils possèdent au fond d'eux.

Alors évidemment, on n'évite pas toujours les bons sentiments qu'on sentait venir très vite dans le roman et qui, avouons le,  irritent parfois, et ce trop plein de gentillesse, assumée par l'auteur empêche parfois la crédibilité des situations, mais aime ce mélange de  violence et de solidarité qui irriguent chacun des personnages du roman ...

Sauf quand on les aime touche par la grande tendresse qui sort de ce joli livre, qui mérite de  se distinguer un peu de la prolifération des romans qui sortis depuis presque un mois.