Un peu d'autopromotion ne fait jamais de mal: saviez vous que la sortie de l'avant dernier roman de Fred Vargas "Temps Glaciaires" avait fait "péter nos scores "il y a deux ans, notamment sur Babelio,  si l'on en croit le  nombre de "likes" (93, record à battre même si le royaume de Carrère est juste derrière :o) ..

Forcément, la sortie très récente du dernier roman policier, et le second chez Flammarion, ne peut que nous donner envie de réécrire très vite dessus d'autant plus qu'on a en Michel un fan inconsidérable de l'auteur..

Résultat des coursesrecluse : un très bon Vargas malgré certaines critiques tièdes entendues par-ci-par la...

Certes, Michel reconnait à mots couverts- et en off uniquement :o-  que l’intrigue est emberlificotée et capillotractée parfois mais le charme de ses polars est ailleurs, notamment dans l’ambiance humaniste et bienveillante qui baigne  dans tous ses livres et particulièrement communicative ici là comme Michel nous le dit dans cette première chronique littéraire de la  semaine : 

    « L’espace d’un instant, Adamsberg trouva la vie de la brigade très compliquée. Est-ce qu’il avait trop laissé filer les brides ?Laissé trainer les revues d’ichtyologie sur le bureau de Voisenet, laissé le chat organiser son territoire, laissé un lit pour Mercadet, laissé Froissy emplir une armoire de réserves alimentaires, disponibles en cas de guerre, laissé Mordent à sa passion des contes de fées, laissé Danglard à une érudition envahissante, laissé Noël couver son sexisme et son homophobie ? Laissé son propre esprit ouvert à tous les vents ? »

« Quand sort la recluse » démarre sur les chapeaux de roue, le commissaire Adamsberg tout juste rentrée d’Island, où il passait de formidables vacances mélancoliques, résout une affaire de meurtre avec préméditation et met sous les verrous un violeur récidiviste. Mais alors pourquoi, tout à coup, s’acharne-t-il à vouloir à accuser une araignée de meurtres en série.

Ça y est, ça couvait depuis pas mal de temps, Danglard en est sûr, Adamsberg c’est dans le plafond qu’elle se trouve son araignée.

Adamsberg, le pelleteur de nuage n’est plus fiable. Adrien Danglard a peur, alors il tente de mener la fronde contre son plus vieil ami.

Cette histoire d’araignée recluse qui donne la mort, il en est convaincu, va décrédibiliser tout le commissariat. Alors Danglard devient con, ce qui étonne tout le monde, car dans ce microcosme de doux-dingue plutôt efficace en tant que policiers, d’habitude c’est Noël,  le flic con.

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Fred Vargas ou le polar poétique, quand Adamsberg se fie à ses protopensées on peut être sûr que l’enquête va nous emmener loin, très loin. Il y aura un drôle de bestiaire, une Loxosceles reclusus bien sûr, mais aussi une murène odorifique, un pigeon ramier, un merle fluet, un chat aboulique, des blaps puants et une lecture audacieuse de  « La chèvre de monsieur Seguin ».

Le lecteur, en sécurité,  retrouve avec plaisir le quotidien du commissariat le plus cool de la terre, le chemin sera long, Vargas sait prendre son temps, digresse avec adresse, musarde, creuse, observe et introspecte, le lecteur complice l’accompagne car il ne doute pas  que la romancière retombera sur ses pattes qui sont, chez l’araignée, au nombre de huit comme chacun le sait. Et puis il aura Rétancourt amoureuse…