Baz'art  : Des films, des livres...
12 février 2018

Belle et Sebastien 3 (critique) : Clovis Cornillac clôt -plutôt- joliment la saga

belleetseb

 Une fois n'est pas coutume, et alors que cela se fait régulièrement dans d'autres régions, notamment le Nord- enfin plutôt les Hauts de France-  avec tous les films  chtis de l'enfant du pays Dany Boon, pour la  toute première fois un long métrage  est sorti la semaine dernière dans notre région ( Auvergne Rhone-Alpes pour ne pas la citer) une semaine avant sa sortie nationale.

Ce film c'est "Belle et Sébastien 3" le dernier chapitre, réalisé par l'enfant du cru, Clovis Cornillac, lyonnais et fils d'une non moins lyonnaise célèbre (Myriam Boyer pour ne pas la citer), et qui a été tourné dans la région, en Haute Maurienne exactement, un film  qui est donc à l'affiche de toutes les salles de la région depuis mercredi dernier et qui sort mercredi 14 février dans toutes les salles nationales.

Un film qui a donc été lancé avec tambours et trompettes la semaine passée chez nous, avec plusieurs avant premières et projections presse, dont une où j'ai pu rencontrer Clovis en personne pour une interview à venir dans laquelle il explique longuement son projet.

Un projet dont Clovis n'est pas vraiment à l'initiative puisque Belle et Sébastien est ce qu'on appelle un vrai "objet de producteurs", dont chacun des volets est confié à un réalisateur différent, selon le bon vouloir des dits producteurs.

belle_et_seb-2-5df2a

Ainsi l’acteur  d'"Asterix" ou "Brice de Nice" succède à Nicolas Vanier et Christian Duguay pour clore le récit inauguré en 2013, un premier volet qu'on avait vu lors du Festival Lumière 2013 et qui nous avait laissé plutot des étoiles plein les yeux.

Malheureusement, le second volet, dont on a même pas mentionné l'existence sur ce site, était particulèrement inutile et terne,  et semblait sonner le glas de cette série. 

Heureusement que Clovis Cornillac  est venu aux manettes donner un peu de peps à ce  belle et sebastien troisième du nom, en l'amenant dans des rives assez inattendues, celles du thriller et du western proche du conte y compris les influences liées aux codes du western, que semble vouloir insuffler Clovis Cornillac réalisateur,  avec des duels qui sonnent parfois très Sergio Leone.

Et surtout cette dimension western/ conte est illustré par la présence d'un personnage de vrai vilain que Cornillac endosse lui même avec une certaine délectation :  chapeau noir, longue barbe, longs cheveux assortis, couteaux à portée de main : toute la panoplie est présente pour ce méchant très méchant et très graphique qui donne un coté Hansel et Gretel à cette saga à qui un peu de noirceur ne fait vraiment pas de mal dans un univers très grand public un peu trop gentillet pour les grands.

belle_3-cbf9a

Et Cornillac est particulièrement bien entouré, notamment par Tcheky Karyo, 20 ans après avoir cotoyé l'Ours de Jean Jacques Annaud, qui  rempile dans  pour la troisième fois dans cette  fiction animalière dans un rôle de grand père bourru, mais finalement au grand coeur.

Bref, la mise en scène de Cornillac, pas révolutionnaire non plus (on reste dans un produit très calibré et formaté pour le grand public) met un peu de côté le volet très téléfilm et l’ORTF du second volet, en amenant belle et sebastien dans  une direction  qui lorgne vers une Nuit du chasseur   plutôt inattendue et bienvenue.

Dans sa dernière partie, ce "Belle et sebastien" offre même une  romance senior  entre un Tchéky Karyo et la trop rare Anne Benoît  qui montre joliment qu'on peut encore aimer malgré l'inéluctable avancée de la vie. 

Bref, une oeuvre  idéale pour ces vacances de février- ca a commencé chez nous, décidemment on est en avance sur tout en ce moment-  qui répond parfaitement à son cahier des charges et devrait grâce à tous ces ingrédients plaire autant aux petits (Belle et ses trois chiots sont vraiment trop mimi) qu'aux adultes...

Et on reparle assez vite de ce film avec l'interview que son cinéaste nous a accordé la semaine passée!!

 

Commentaires
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, de littérature adulte et jeunesse, critiques de pièces de théâtre, concert , expositions, musique, interviews et portraits d'artistes, comptes rendus de spectacles,  tests de jeu de société., couverture de festivals de cinéma ou de musique...

Visiteurs
Depuis la création 8 360 169
LE FESTIVAL DU FILM DE LAMA DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
 

 

Cette année encore, pour sa 32ème édition, le Festival du Film de Lama vous propose une programmation qui ravira petits comme grands, faisant une belle part aux œuvres présentées au Festival de Cannes avec des films venus du monde entier. Comme l'indique la devise du festival, rendez-vous aux "Chroniques d'un village monde" !
 
Le festival s'ouvrira sur le film de Sarah Arnols L'espèce explosive, présentée à la Quinzaine des Cinéastes cette année et mené par Alexis Manenti, Ella Rumpf et Vincent Dedienne.
 
Pour continuer sur cette lancée cannoise, le festival aura l'honneur de vous présenter La vie d'une femme de Charline Bourgeois-Tacquet mais aussi Notre Salut (Prix du Scénario - Festival de Cannes 2026) d'Emmanuel Marre, Minotaure (Grand Prix de Cannes 2026) de Andreï Zviaguintsev, La Bola Negra (Prix de la mise en scène - Festival de Cannes 2026) de Javier Calo et Javier Ambrossi ou encore Histoires de la nuit de Léa Mysius.
 

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN MONTELIMAR FILM FESTIVAL 15 ème édition

DU VENDREDI 18 AU JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026- Montélimar


Le festival De l'écrit à l'écran revient en septembre 2026 pour sa quinzième édition.
Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants. Il s'articule autour de 3 axes fondamentaux: ce qui s’écrit, ce qui se dit et ce qui se pense, sur la toile comme au-delà, et les met en lumière. En 2025, le festival a accueilli plus de 147 invités, organisé 140 événements dont 89 séances de cinéma et réuni plus de 33 000 spectateurs.

De l'écrit à l'écran - Cinéma Festival - Montélimar - 2024 | De L'écrit à l'écran

Nous contacter

Une adresse mail : philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
170 abonnés