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 Avec un père juif autrichien, dont la famille a été exterminée dans les camps de la mort, et une mère indienne ojibwé, dont le peuple a subi les violences de la conquête et de l’acculturation, David Treuer porte un double héritage qui lui a donné une certaine vision de l’histoire et du monde qui est le nôtre, où les notions d’identité et de culture sont déterminantes.

Intelligence du propos, acuité du regard, cet écrivain surtout connu pour ses romans s’affirme comme un remarquable auteur de non-fiction, mêlant histoire, reportage et autobiographie, dans son dernier livre Notre cœur bat à Wounded Knee, finaliste du National Book Award.
 
Pensé comme une suite au célèbre Enterre mon cœur à Wounded Knee, de Dee Brown (paru pour la première fois aux États-Unis en 1970), le livre de David Treuer dresse un portrait émouvant et kaléidoscopique de la résilience, de l'adaptabilité et de la place des Indiens dans le monde d'aujourd'hui.  
Wounded Knee : 130 ans après, la vérité sur le massacre des Amérindiens ?
Car pour l'auteur, l'histoire indienne ne s'est pas arrêtée avec le massacre de Wounded Knee,  qui coûta la vie à plus de trois cents Sioux en 1890 et signa la fin des guerres indiennes.
 
Contrairement aux idées reçues, non seulement les Indiens n'ont pas disparu après cette date, mais ils sont parvenus, à force de ténacité, à se réinventer et à faire naître une identité autochtone plus unie et plus forte que jamais.
 
Une réalité méconnue que David Treuer donne ici à voir dans toute sa richesse, sa beauté et sa diversité.

 

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 Paru chez Albin Michel depuis le 1er septembre  2021