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Jacques Prévert, école primaire en Seine Saint-Denis est menacée par l'arrivée d'un nouvel établissement scolaire bobo-écolo flambant neuf. Zahia, la Directrice de l'école en quête de mixité sociale s'associe à Marion pour créer la 1re « école verte » de banlieue et attirer les nouveaux habitants. Mais pour ça il va falloir composer avec une équipe pédagogique hétéroclite.

Repéré avec Rue des Cités, leur premier long-métrage autoproduit sorti en 2011, le couple de réalisateurs Carine May et Hakim Zouhani, basé à Aubervilliers, avait, depuis, essaimé les festivals avec de nombreux courts métrages. Dix ans après leur coup d'éclat, ils reviennent avec un premier long métrage qui creuse le même sillon tout en étant sans doute un peu plus classique dans sa forme et son message.

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Les réalisateurs s’inspirent de leur ville d’Aubervilliers pour trousser une comédie sociale bourrée de bonne humeur qui ne lâche jamais son propos engagé sur la gentrification des banlieues et les dysfonctionnements d’une éducation nationale à deux vitesses.

 Alors que l'école primaire du film vit sans trop de  moyens est menacée par l’implantation d’un établissement neuf et bobo,  la directrice et son équipe pédagogique, un peu composée de bras cassés,  tentent  tant bien que mal, de sauver leur école et la mixité sociale.

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Alors que les films français les plus marquants de Bertrand Tavernier, ÇA COMMENCE AUJOURD’HUI ou à Nicolas Philibert, ÊTRE ET AVOIR, s’intéressent à l’image traditionnelle du maître, seul et tout puissant dans sa salle de classe, les réalisateurs pronent la force du collectif en s'interessant équitablement à des professeurs des écoles qui gravitent autour de Zahia, la directrice interprétée par Rachida Brakni.

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 On (sou) rit souvent  à la vue de cette chronique  douce amère où le recrutement des nouveaux professeurs se fait un peu n’importe comment, où la hiérarchie administrative semble  complice de situations qui finissent par la dépasser.

Composé d'un  casting particulièrement hétéroclite comme Sebastien Chassagne, l'instagrammeuse Anaïde Rozam, le rappeur Disiz la Peste, l’écrivaine Faïza Guène – et des acteurs amateurs recrutés sur place, La cour des miracles tisse joliment sa toile entre rebondissements hautement comiques et réflexions sur la pédagogie et le développement durable.

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Un peu foutraque, mais très  bon enfant et plein d'espoir, cette cour des miracles est un très sympathique divertissement familial qui s’appuie sur une galerie de personnages hauts en couleur.  

 

 

 

En salles le 28 septembre 2022

De Carine May et Hakim Zouhani, avec Rachida Brakni, Anaïde Rozam, Disiz La Peste. 1h34. 

Le film est présenté en avant première ce lundi 26 septembre à l'UGC Confluence de Lyon en présence de l'équipe du film