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La soirée d’ouverture du quinzième Festival Lumière —a eu lieu  à la Halle Tony-Garnier ce samedi 14 octobre pour lancer comme il se doit les hostilités de  9 jours de cinéma dans les salles lyonnaises.

Thierry Frémaux et Irène Jacob l'ont annoncé sur scène et le traditionnel film annonce du festival en a offert un aperçu croustillant  : un copieux  et pléthorique programme de 448 séances ( sic)  attend les festivaliers.

La cérémonie d’ouverture à la Halle Tony Garnier, était le point d'orgue du début de festival, sorte de rendez vous incontournable de ce week end pour l'ensemble des cinéphiles et du microcosme lyonnais.

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 Après quelques incartades sympathiques- les bénévoles prenant un bain de foule au son d'une fanfare "des Balkans de Villeurbanne ", un karaoké qui voyait les 5000 personnes du public reprendre Aline en public pour faire une surprise à Wes Anderson-  ou une petit tuto nous montrant comment restaurer un film facilement, il était temps de procéder au lancement officiel avec le traditionnel discours des pestigieux artistes invités, de Terry Gilliam à Karin Viard en  passant par Wes Anderson ( le plus applaudi)  ou encore Alexander Payne, Laurent Laffite ou Dany Boon.

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Puis ce fut le tour du ( plus que) quart d'heure de gloire de l' invité spécial  de la soirée, l'hallucinant Fabrice Luchini. ,Le comédien  a profité de l'affluence de la plus grande salle de cinéma du monde  pour évoquer à sa manière son attachement au grand écran.

Dans un discours fidèle à son image, survolté, exalté, décousu mais passionné,  Fabrice Luchini a fait du Luchini et c'est exactement ce que le public, aussi dynamité que lui, attendait visiblement de lui. 

Un discours plein de drôlerie, de truculence, de tirades et de citations sur Lyon, le cinéma de Pagnol, Guitry Raimu et l'inséparable Jouvet convoqués pour l'occasion.

Il y avait un peu de Billy Wilder  aussi dans le discours inaugural de sieur Lucchini, car même si Fabrice avait visiblement d'autres idées comme film d'ouverture (Guitry ou vacances à l'italienne avec Mastrioanni, vu qu'il nous a confié tourner actuellement un biopic sur lui dirigé par Christophe Honoré!)  c'est Sunset Boulevard, le chef-d'œuvre de Billy Wilder qui a été choisi comme film d'ouverture, succédant à L'innocent de Louis Garrel l'an dernier .

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 SUNSET BOULEVARD (1950) DE BILLY WILDER

 Sunset Boulevard, le chef-d'œuvre de Billy Wilder sur l'âge d'or d'Hollywood, projeté en copie restaurée.Également connu sous le titre de Boulevard du crépuscule, ce drame à l’ouverture en voix-off iconique met en scène d’authentique légendes de l’écran : Gloria Swanson, Erich von Stroheim, Cecil B. DeMille ;

L’occasion de revoir ce film sur grand écran sur Hollywood, certes, mais pas le Hollywood glamour des super stars et des plateaux illuminés, plutôt le Hollywood qu’on dissimule, l’envers de l’usine à rêves qui finit par dévorer ses propres enfants. 

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Un homme flotte sur le ventre dans une piscine ; les policiers tentent maladroitement de repêcher le cadavre. Le début de Sunset Boulevard (Boulevard du crépuscule) est l’un des plus déstabilisants et en même temps des plus brillants de l’histoire du cinéma.

Joe Gillis (William Holden), un petit scénariste sans succès, y raconte comment sa rencontre avec l’ancienne star du muet Norma Desmond (Gloria Swanson) l’a conduit à sa perte.

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Sunset Boulevard est une complainte sur la puissance destructrice de l’aveuglement. 

Wilder, virtuose du récit,  met absolument tout en œuvre pour nous immerger dans cet univers poisseux.Hollywood se vengera à sa manière de cet esprit dénigreur : bien que nommé pour onze oscars, Sunset Boulevard n’en obtiendra que trois (pour le Meilleur scénario, la Meilleure musique et la Meilleure direction artistique en noir et blanc).

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 Bref, Lucchini et Wilder pour commencer la nouvelle édition du festival Lumière, on a connu pire débuts ! 

 

 

 

 

 Photos de la soirée : Fabrice SCHIFF

Merci à l'Institut Lumière