[CRITIQUE] The things you kill / QUAND LE CINEMA IRANIEN SE PIQUE DE DAVID LYNCH
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Ali (Ekin Koç intense) est enseignant en littérature à la Faculté, il vient de se réinstaller en Turquie après avoir vécu 14 ans aux Etats-Unis.
Le jour où sa mère décède, Ali soupçonne son père qui dirige sa famille avec autoritarisme et poigne.
Ali se sent démuni face à la paternité que ce soit la sienne, où la place que prend son père en tant que chef de famille. La vie du professeur bascule le jour où il emploie comme jardinier un homme venu de nulle part.
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On se souvient il y a deux ans du film Chroniques de Téhéran, ce film à sketchs d’une simplicité et d’une efficacité redoutables, réalisé à quatre mains par deux réalisateurs iraniens, Ali Asgari et Alireza Khatami (ce dernier à distance), qui avait rencontré un joli succès en 2023.
L'un de ses réalisateurs Alireza Khatami. qui a la double nationalité turc et iranienne plante l intrigue de son nouveau film en Solo en Turquie qui devient le théâtre d’un retour impossible.
À travers l’intrigue, dans laquelle Alireza Khatami glisse avec malice des éléments troublants, perturbants, le film décortique les tréfonds de l’âme tourmentée d’un héros moins univoque, moins pur qu’on ne se l’imaginait.
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The things you kill ose à mi parcours un volte face qui fait penser pas mal au David Lynch de Lost Higway, prouvant que les cinéastes iraniens comme Mani Haghighi l'avait fait avant lui avec les ombres persanes peut quitter les rives des chroniques contemplatives et ou sociétales à la Farhadi, Panahi ou Kiarostami pour oser mettre un peu de fantastique dans leur cinéma.
Porté par une atmosphère flottante, le film, doublement primé lors du dernier Festival Reims Polar, emprunte les codes du fantastique sans jamais totalement les revendiquer. mais truffant le film de séquences à la portée cinématographique indéniable. Et malgré ce décorum très symbolique et allégorique, le metteur en scène réussit dénoncer le patriarcat, l’administration corrompue, l’omerta
Laissant à la fin pas mal de réponses en suspens (tout comme évidemment dans les films de Lynch) pouvant laisser aux spectateurs par trop cartésiens un sentiment de trop peu un frustrant, le film ravira les cinéphiles qui seront séduits par cette proposition allégorique et fantastique aussi hypnotique que réjouissante.
De quoi se laisser happer par cet exorcisme doux-amer, porté par uune mise en scène qui flirte souvent avec la grâce.
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