Revue de DVD sortie septembre 2025 : Les linceuls, Une pointe d'amour, The Shameless
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C'est l'histoire d'un vidéaste, Karsh veuf inconsolable doublé d'un businessman malin (au sens maléfique du terme). Son affliction lui inspire un concept révolutionnaire : un linceul « filmeur » qui donne à voir, par écran interposé, la déréliction du mort aimé.
De quoi rester connecté à sa femme par-delà son trépas biologique et ouvrir un marché nouveau et convoité, un modèle de cimetière 2.0 pensé comme un espace détente où les forces de l'esprit sont prises en charge par la technologie numérique et phagocytées par le capitalisme mondialisé - un mystérieux milliardaire caresse l'idée de racheter sa start-up funèbre.
Il y a quelques années, l'immense cinéaste canadien David Cronenber a eu la tentation d’arrêter le cinéma, terriblement affecté par le décès de son épouse (en 2017) et les affres de l'âge - il a désormais 82 ans.
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Assurément, « Les Linceuls » se pose en objet résolument crépusculaire, d’autant plus lorsque l’on apprend que le cinéaste dit l’avoir écrit après la perte de sa femme, Carolyn Zeifman (1950-2017), faisant des Linceuls, son film le plus « autobiographique" qui creuse un rapport à la mort, certes, mais surtout à la douleur
David Cronenberg (Vincent Cassel est d'ailleurs étonnant en sosie poivre et sel du maître canadien), aborde des thèmes chers à son cinéma : double, hybridation, viralité, tragédie de l'inéluctabilité du temps en même temps qu'il met en scène l'avènement d'un monde de surveillance gagné par les intelligences artificielles et les théories de complot.
LES LINCEULS de David Cronenberg en DVD, BRD & Édition collector spéciale combo BRD + 4k ULTRA HD le 16 septembre 2025
ÉDITEUR : PYRAMIDE VIDÉO
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Une pointe d'amour; Maël Piriou
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Une pointe d'amour narre l’histoire de Mélanie et Benjamin, deux amis en situation de handicap, dont la vie est un peu morose.
Un jour, Mélanie décide de partir en Espagne dans une maison close pour enfin découvrir la sexualité. Elle emmène avec elle Benjamin, et il se font conduire par un homme bourru qui sort tout juste de prison : Lucas.
Ce voyage thérapeutique changera à jamais le destin de ces trois personnes en quête d'amour et de liberté et tissera des liens indéfectibles.
Remake du film belge Hasta la vista avec une réécriture personnelle et des personnages différents ,ce road-movie est un joli film tout en simplicité, humour et de tendresse traitant de sujets comme la vie sexuelle des personnes en situation de handicap avec beaucoup de légèreté.
Ce road-trip est axé sur un flou amoureux entre les personnages, avec des personnages en situation de handicap, sans faire de ce film un long métrage dossier entièrement axé sur cette thématique contrairement au carton d'Artus l'an passé.
Le film vaut en premier lieu pour l'alchimie entre ses comédiens : le duo Julia Piaton et Quentin Dolmaire fonctionne à merveille. Et Lucas (Grégory Gadebois), joue avec sa faconde et son humanité habituelles, un chauffeur bourru, tout juste sorti de prison.
C’est d’abord pour l’acteur, qu’il connaît depuis le conservatoire que le réalisateur a écrit ce très sympathique film qu'on vous conseille de voir en cette fin avril.
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Renuka fuit Dehli. Dans le bordel où elle travaillait, Renuka a tué un policier. En attendant de faux papiers qui lui permettront de fuir le pays où sa tête est mise à prix, elle se réfugie dans le quartier des prostituées d'une petite ville du nord de l'Inde. Dans ce gynécée de misère, elle rencontre Devika une très jeune fille dont la virginité est déjà mise à prix par sa mère.
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Ainsi va la vie pour les femmes de peu dans une société archaïque et patriarcale. Les deux femmes vont découvrir et s'apprivoiser.
Chacune voudra sauver l'autre de sa triste condition, mais c'est sans compter, la lâcheté sans limite d'un système machiste ancestral.
Le film, dans sa mise en scène, sa violence et ses dialogues très, très crus aurait pu être tourné à New York dans les années soixante-dix...
On a beaucoup pensé en le voyant à l'énergie désespérée d'un Taxi Driver ...même si le sujet n'a rien à voir, c'est l'ambiance qui dégage cela...
Car de façon assez formidable, “ The Shameless ” est l'histoire d'une fuite, une fuite éperdue, violente et crue. L'inde aujourd'hui filmée à la Scorsese, images nocturnes travaillées, mise en scène nerveuse et un suspens qui nous attrape dès les premiers plans.
Mais surtout, surtout, Anasuya Sengupta et Omara Shetty, deux formidables comédiennes, remarquables dans la modernité de leur jeu, loin, très loin du glamour sucré de Bollywood.
The Shameless en DVD LE 16 SEPTEMBRE L'Atelier d'images
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