Dans cet essai, David Da Silva nous propose une relecture totale du film qui, sous ses airs de spectacle sanglant et outrancier, cache en réalité une tragédie néo libérale, dans laquelle Tony montana est l'archétype du rêve américain.
Il nous explique pourquoi et comment Scarface est devenu un véritable symbole culturel récupéré par le rap les comics ou bien les jeux vidéos, un mythe qui a imprégné la culture populaire et surtout dans les milieux défavorisés pour qui Tony Montana est une sorte d'exemple d'ascension vertigineuse a la fois inspirante et dramatique.
Une histoire qui nous rappelle que tout a un prix et que, a force de trop en vouloir trop vite, l'histoire peut se conclure par une piscine rouge sang.
David Da Silva compare le film de De palma avec celui d Howard Hawks de 1932, mais fait aussi le parallèle avec le Parrain et même avec l'impasse qu'il voit comme une sorte de suite spirituelle lors de ce retour du duo de palma Al Pacino.
Le film est analysé ici comme une critique acerbe et violente du système économique américain, incarné par un personnage insatiable et instable qui orchestrera lui-même sa propre perte.
C’est l’ambition et l’avarice poussées à l’extrême, c’est la société de consommation qui s’épuise, «c’est le rêve capitaliste qui perd la tête» précise De Palma dans les notes d'intention et interviews de promotion du film.
Rempli de décryptage du scénario et d'analyse psychologique pour tenter de comprendre le succès et le chemin parcouru pour que Scarface soit le monument qu'il est devenu aujourd'hui, ce livre nous fait voir l'œuvre de De Palma d'un autre œil et nous donne immédiatement envie de nous replonger dedans.