Rencontre avec ADAM BESSA, un comédien intense qui n'est pas là pour rigoler
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Dans Sans Pitié, thriller qui porte bien son nom, premier long-métrage de Julien Hosmalin, en salles depuis le 14 janvier dernier, .Adam Bessa est un jeune forain particulièrement taiseux et animé d'une sourde colère ( légitime quand on connait le background du personnage, qu'on ne vous dévoilera évidemment pas).
Face aux médias lyonnais lundi dernier, deux jours avant la sortie du film, le comédien, lunettes fumées et casquette visée sur la tête, port altier, ne semble pas là pour rigoler non plus.
Et pourtant, les médias, il les aime bien, si on l'écoute : " La presse m’a toujours soutenu dans mon travail. Même si j’ai fait des films qui n’ont pas été de grands succès en salle, la presse, pour le coup, a toujours été là pour me soutenir et pour me porter. Ça a toujours été une expérience très enrichissante et assez agréable pour moi de parler de mon travail."
La presse cinéma a surtout commencé à s'intéresser à l'acteur Adam Bessa dans le formidable thriller d'espionnage Les Fantômes, de Jonathan Millet, en 2024. Le regard intense, la violence contenue, la douleur étouffée de son personnage revenu des geôles syriennes pour se venger de son bourreau, aura marqué autant la critique que le public. « Nous en avons beaucoup discuté avec Jonathan Millet, se souvient Adam Bessa. Ce rôle a été difficile pour moi parce qu'il s'agissait d'un personnage hanté. Jonathan Millet me disait vouloir réaliser un polar minimaliste dans la veine de Conversation secrète ou La Taupe. »
Pour ce jeune homme de 34 ans, né à Grasse d'une mère italo-tunisienne et d'un père tunisien, le cinéma est très rapidement devenu une passion. Même s'il a un temps caressé l'idée de devenir avocat. « J'étudiais le droit à la Sorbonne, et j'ai même fait un stage dans un cabinet d'avocat, Je suis allé jusqu’au Master 1. J’ai fait un stage dans un cabinet d’avocats, et je me suis rendu compte que ce n’était pas pour moi. Cela dit, ce monde continue à m’intéresser, j’y gravis toujours. Beaucoup de mes amis travaillent dans le domaine du droit international ou de la géopolitique. Si j’avais poursuivi, j’aurais sans doute visé le droit public international. L’ONU, peut-être. Mais surtout sur le terrain, pas dans les bureaux.'
Ses premiers pas au cinéma, il les réalise en 2017 dans Les Bienheureux, de Sofia Djama, projeté à la Mostra de Venise. Bessa entre dans le milieu par la porte du film d'auteur.
Mais cette première expérience ne fut pas exactement à la hauteur de ses espérances "Certains membres de l’équipe ne me prenaient pas au sérieux. Donc je me retrouvais dans une position de fragilité. Ce n’était pas très agréable."
Auparavant il avait tenté l'expérience d'une école de théâtre mais qui n'avait pas été convaincante : "Moi, je suis d’une nature autodidacte. Je me suis formé seul en lisant énormément, en regardant des films, en faisant des analyses, en rencontrant des gens. J’ai étudié aussi les approches russes, anglaises, américaines. J’ai fait ma propre école Et surtout, j’ai appris que pour un acteur, la meilleure formation, ça restera toujours la vie. Rien ne remplace l’expérience humaine."
Bientôt, un agent de cinéma s'occupe de lui. Il passe alors quatre ans aux États-Unis, où il tourne un gros film d'action sur la guerre en Irak, Mosul, réalisé par Matthew Michael Carnahan, et deux blockbusters pour Netflix, Tyler Rake 1 et 2 avec Chris Hemsworth.
« Pendant quatre ans, aux États-Unis,confie-t-il, j'ai regardé travailler des gens oscarisés qui m'ont donné des conseils comme Mauro Fiore, immense directeur de la photographie ayant travaillé autant sur Avatar que sur Training Day... Cela m'a permis de mieux appréhender la technique et de peaufiner mon jeu d'acteur. »
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Dans "Sans pitié", polar situé dans le milieu de la fête foraine, il incarne un petit frère tragiquement disparu qui réapparaît après quinze ans d'absence.
Il donne beaucoup de mystère et d'intensité à son personnage tout en en faisant le moins possible. « C'est peut-être un peu mon style. Avec mon petit recul, j'ai l'impression de construire ma carrière comme j'écrirai une histoire. Je veux avant tout suivre mon instinct, sans le moindre a priori. »
Son dernier tournage est un des films les plus attendus de 2026. Adam Bessa vient de terminer le nouveau film du cinéaste iranien Asghar Farhadi, Histoires parallèles, qui doit sortir en France en mai prochain. « Ce fut une rencontre très stimulante, assure il. Asghar Farhadi est un maître. Sur un plateau, il est très calme, minutieux, pas spécialement dans l'affect, mais très sûr de ce qu'il veut. J'ai adoré faire partie de cette fresque sur l'attentat du Bataclan... »
Retrouvez notre critique du film Sans pitié
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Sans pitié, c'est l'histoire de deux frères forains qui mènent une quête de vengeance à la suite du trauma de l'un d'eux. Julien Hosmalin signe avec "Sans pitié" un premier long ambitieux, dr...
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