Baz'art  : Des films, des livres...
6 avril 2026

Live report : Julien Doré à la LDLC Arena : un fabuleux pesctacle qu'on a (a) Doré!!!

 


Samedi soir dernier, c'était le troisième LDLC Arena pour Julien Doré depuis le début de sa (longue) tournée et trois soirs où la grande salle de Decines s’est transformé en un écrin scintillant.

Avant de plonger dans l'arène, on en aura croisé des groupes en vestes à paillettes, des petits et des grands arborant des déguisements ou des tee-shirts crocodiles… prêt à plonger dans la fosse ainsi que dans l’univers fantasque et émouvant de Julien Doré.

Quel concert, quel « pestacle » total ce samedi soir. 

Le terme que Juju a utilisé plusieurs fois, en lien avec l'arrivée de son enfant et de son coté très papa poule depuis sa naissance, est idoine, il renvoie à cette (fausse) naïveté, cette insouciance enfantine perdue et partagée samedi soir comme partout en France par près de seize mille personnes.

Pour ce nouveau spectacle, le chanteur, en costume blanc et débardeur noir échancré, a offert la plupart de ses tubes. 

Dispositif central du spectacle, les panneaux pivotent, se décalent, laissant entrevoir un grand rideau éclairé de rose tandis que les pans de leds s'habillent d'écailles rondes et dorées, forcément! .

 

Le concert a déferlé en vagues successives, des tubes plus anciens aux reprises qui n'en sont plus tant elles supplantent les originaux.

À l’aise sur scène et très charismatique, il tient la foule dès ses premiers tubes : Le lac, La Fièvre, Les limites, Coco Câline, Chou Wasabi…

Ça vire rapidement au karaoké général, les paroles des « Limites » s'affichent... en rose. « Kiss Me Forever » finit de parachèver ce lancement tonitruant.

Une forêt de bras se dresse pour un mouvement de balancier massif... tandis que de gros chats apparaissent en incrustation pour faire les chœurs. La tendresse, parfois dissimulée sous plusieurs couches d'humour et d'autodérision, a été le fil conducteur du moment, de l'époque, de la période au choix… Julien Doré aime imposer son rythme aux paradoxes quitte à les croquer.

La foule chante de bon cœur les reprises de son dernier album Imposteur. Entre deux morceaux, il parle au public, et le fait chanter. On le sait depuis déjà pas mal de temps, il est fort notre Juju national pour installer e une vraie proximité et partager avec beaucoup de sincérité ce moment ave ses fans transis.

"Mourir sur scène", et" Les Démons de minuit"  (au rythme des "Qui ça ? Qui ça ?" endiablés du public) transforment  la LDLDC Arena en un immense karaoké.

Le spectacle est un voyage où chaque titre dévoile une nouvelle surprise. "Pour "Coco Câline", il file en coulisses avec la caméra pour se déguiser en panda.  La salle jubile.

 

 

 

Mais on aime aussi ces instants plus suspendus, à mi parcours quand l'ex-élève de la Nouvelle Star s’assoit tel un crooner sur un tabouret pour interpréter  de façon très intimiste "Les bords de mer", ou nous transporte avec Porto-Vecchio, accompagné d'immenses vagues projetées sur les écrans, sur le point de lui déferler dessus. Ou quand il entonne au piano le très émouvant "Les yeux de la mama"- bien plus réussi que l'original, comme quoi- avec en toile de fond sur l'écran géant une photo du chanteur enfant et de sa mère.

Mais le calme et la douceur, ça va un temps seulement, et Julien veut en donner pour son argent à son public  (le prix des places est dans la haute fourchette des prix pratiqués actuellement mais vu ce qu'on voit sur scène et le nombre de personnes mobilisées, y a pas tromperie sur la marchandise).

Après une odyssée immersive en moto qui nous fait voyager dans les océans avec des raies gigantesques, sur les sommets enneigés ou dans un safari, la baleine géante vient voler dans les airs au-dessus du public. Tandis que démarre la chanson "Nous", érigé en hymne de partage et de paix.

On a eu un gros coup de cœur pour l'apparition de cette baleine flottant au-dessus du public , c'est un vrai beau moment plein de poésie, et pas que pour les enfants, loin de là.

 

 

En guise de bouquet final, la reprise de "Ah les Crocodiles" transforme la fosse en un joyeux bazar de farandoles, chants et danses.

« Le pestacle est terminé ! », comme le clame Juju avant de nous quitter, alors, certes mais l’aventure continue : Julien Doré nous donne rendez-vous cet été le 24 juillet pour un concert unique dans le magnifique cadre du Théâtre antique de Vienne!

On vous conseille d’y aller même si vous ne connaissez pas encore, le “pestacle” vaut farouchement le détour !

 


📸 @simon.bianchetti

Live report du 3 avril 2026 à la LDLC Arena.

Merci à Arachnée Concerts ! 

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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

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Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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