Live report : Julien Doré à la LDLC Arena : un fabuleux pesctacle qu'on a (a) Doré!!!
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Samedi soir dernier, c'était le troisième LDLC Arena pour Julien Doré depuis le début de sa (longue) tournée et trois soirs où la grande salle de Decines s’est transformé en un écrin scintillant.
Avant de plonger dans l'arène, on en aura croisé des groupes en vestes à paillettes, des petits et des grands arborant des déguisements ou des tee-shirts crocodiles… prêt à plonger dans la fosse ainsi que dans l’univers fantasque et émouvant de Julien Doré.
Quel concert, quel « pestacle » total ce samedi soir.
Le terme que Juju a utilisé plusieurs fois, en lien avec l'arrivée de son enfant et de son coté très papa poule depuis sa naissance, est idoine, il renvoie à cette (fausse) naïveté, cette insouciance enfantine perdue et partagée samedi soir comme partout en France par près de seize mille personnes.
Pour ce nouveau spectacle, le chanteur, en costume blanc et débardeur noir échancré, a offert la plupart de ses tubes.
Dispositif central du spectacle, les panneaux pivotent, se décalent, laissant entrevoir un grand rideau éclairé de rose tandis que les pans de leds s'habillent d'écailles rondes et dorées, forcément! .
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Le concert a déferlé en vagues successives, des tubes plus anciens aux reprises qui n'en sont plus tant elles supplantent les originaux.
À l’aise sur scène et très charismatique, il tient la foule dès ses premiers tubes : Le lac, La Fièvre, Les limites, Coco Câline, Chou Wasabi…
Ça vire rapidement au karaoké général, les paroles des « Limites » s'affichent... en rose. « Kiss Me Forever » finit de parachèver ce lancement tonitruant.
Une forêt de bras se dresse pour un mouvement de balancier massif... tandis que de gros chats apparaissent en incrustation pour faire les chœurs. La tendresse, parfois dissimulée sous plusieurs couches d'humour et d'autodérision, a été le fil conducteur du moment, de l'époque, de la période au choix… Julien Doré aime imposer son rythme aux paradoxes quitte à les croquer.
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La foule chante de bon cœur les reprises de son dernier album Imposteur. Entre deux morceaux, il parle au public, et le fait chanter. On le sait depuis déjà pas mal de temps, il est fort notre Juju national pour installer e une vraie proximité et partager avec beaucoup de sincérité ce moment ave ses fans transis.
"Mourir sur scène", et" Les Démons de minuit" (au rythme des "Qui ça ? Qui ça ?" endiablés du public) transforment la LDLDC Arena en un immense karaoké.
Le spectacle est un voyage où chaque titre dévoile une nouvelle surprise. "Pour "Coco Câline", il file en coulisses avec la caméra pour se déguiser en panda. La salle jubile.
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Mais on aime aussi ces instants plus suspendus, à mi parcours quand l'ex-élève de la Nouvelle Star s’assoit tel un crooner sur un tabouret pour interpréter de façon très intimiste "Les bords de mer", ou nous transporte avec Porto-Vecchio, accompagné d'immenses vagues projetées sur les écrans, sur le point de lui déferler dessus. Ou quand il entonne au piano le très émouvant "Les yeux de la mama"- bien plus réussi que l'original, comme quoi- avec en toile de fond sur l'écran géant une photo du chanteur enfant et de sa mère.
Mais le calme et la douceur, ça va un temps seulement, et Julien veut en donner pour son argent à son public (le prix des places est dans la haute fourchette des prix pratiqués actuellement mais vu ce qu'on voit sur scène et le nombre de personnes mobilisées, y a pas tromperie sur la marchandise).
Après une odyssée immersive en moto qui nous fait voyager dans les océans avec des raies gigantesques, sur les sommets enneigés ou dans un safari, la baleine géante vient voler dans les airs au-dessus du public. Tandis que démarre la chanson "Nous", érigé en hymne de partage et de paix.
On a eu un gros coup de cœur pour l'apparition de cette baleine flottant au-dessus du public , c'est un vrai beau moment plein de poésie, et pas que pour les enfants, loin de là.
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En guise de bouquet final, la reprise de "Ah les Crocodiles" transforme la fosse en un joyeux bazar de farandoles, chants et danses.
« Le pestacle est terminé ! », comme le clame Juju avant de nous quitter, alors, certes mais l’aventure continue : Julien Doré nous donne rendez-vous cet été le 24 juillet pour un concert unique dans le magnifique cadre du Théâtre antique de Vienne!
On vous conseille d’y aller même si vous ne connaissez pas encore, le “pestacle” vaut farouchement le détour !
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📸 @simon.bianchetti
Live report du 3 avril 2026 à la LDLC Arena.
Merci à Arachnée Concerts !
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