[CRITIQUE] Her Private Hell : le (beau) voyage aux confins du WTF de NWR
/image%2F1371318%2F20260524%2Fob_aaff6c_herprivatehell2-791x640.jpeg)
Depuis Only God Forgives et The Neon Demon, Nicolas Winding Refn a décidé de faire des films, plus quelques séries télévisées, pour le plaisir unique de regarder un film de la marque Nicolas Winding Refn
Le réalisateur, pas l'être le moins mégalo de la planète cinéma, on le sait depuis qu'on l'a interviewé au festival Lumière voilà plus de dix ans, dirige d'ailleurs ses films sous la bannière de production byNWR — preuve comme toujours qu’il est devenu sa propre marque.
Si vous êtes l’un de ses fans inconditionnels, qui se délectent d’œuvres qui sont devenues de plus en plus maniérées et complaisantes comme des films de série B d’une facture exquise destinés à quelques privilégiés son dernier né Her Private Hell est pour vous.
Terrassé, « mort pendant 25 minutes » selon ses propres termes, le réalisateur de Drive a donc réalisé une oeuvre serait donc l'enfant de ce cauchemar cardiaque bien réel pour NWR -; et de son issue heureuse.
/image%2F1371318%2F20260524%2Fob_4b80c1_screenshot-2026-05-18-at-10-45-56-am.jpg)
Il est important d'avoir ces éléments en tête lorsqu'on regarde ce Her Private Hell qui pourrait être sinon une expérience épuisante, une immersion sensorielle, presque narcotique, où la beauté devient une menace permanente.
Il est évident aussi que le scénario ou plutôt l'absence de scénario devrait laisser plus d’un spectateur sur le bord de la route.
Très rapidement on se doute que le cinéaste se contrefiche d'écrire une intrigue digne de ce nom et envoie valser les bases scénaristiques les plus rudimentaire, l'ensemble étant une sorte de fatras de scènes collées les unes aux autres, certaines d'une belle puissance formelle et narrative, d'autres à la limite de la parodie.
/image%2F1371318%2F20260524%2Fob_c3b1de_screenshot-2026-05-18-at-10-45-22-am.jpg)
Une fois cela posé, si l'on est bien luné et qu'on accepte de se laisser porter, Her Private Hell demeure fascinant.
Il existe en effet bien peu de cinéastes contemporains qui possèdent une telle faculté à fabriquer des images qui marquent durablement la rétine. et on voit que Refn n’a rien perdu de son pouvoir de sidération.
Et la bande originale signée Pino Donaggio achève de rendre ce trip sous LSD largement opératique.
Her Private Hell a plus de choses à montrer et à faire entendre qu’à raconter, si on sait cela on pourra se laisser embarquer par le voyage , quand même aux confins du WTF que nous propose NWR.
/image%2F1371318%2F20260524%2Fob_7f6384_herprivatehell3-960x640.jpeg)
Film vu dans le cadre de l'opération le festival de Cannes s'invite dans les cinémas Pathé
Her Private Hell
États-Unis, 2026
De Nicolas Winding Refn
Durée : 1h49
Sortie : prochainement
/image%2F1371318%2F20260204%2Fob_515b1d_1000063170.jpg)
/image%2F1371318%2F20260509%2Fob_9502ed_mmexport1777037463936.jpeg)
/image%2F1371318%2F20260515%2Fob_bee9fc_capture-d-ecran-15-5-2026-11744-www.jpeg)
/image%2F1371318%2F20260501%2Fob_a9e582_681624409-18054680474723835-6998064161.jpeg)
/image%2F1371318%2F20260501%2Fob_fcb71d_logo-besancon.png)