Coup de cœur en poche : Nein, Nein, Nein! La dépression, les tourments de l’âme et la Shoah en autocar
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Comme une réparation, un antidote au mal de vivre qui le ronge depuis des années, Jerry Stahl décide un périple organisé en autocar entre Dachau, Auschwitz, et Buchenwald pour affronter la souffrance humaine à son paroxysme et peut-être relativiser son mal être.
En route pour un carnet de voyage de plus de quatre cents pages d'introspection coupable, de pensées morbides, d’autodérision ricaneuse et une distance ironique salutaire.
Un circuit touristique des camps de la mort accompagné par des touristes au comportement parfois déconcertant, des citoyens du monde toujours prêt à la galéjade même au pire moment, pour que, surtout, jamais la mémoire ne s'efface.
Jerry, en convalescence de dépression, affronte l'indicible et transforme son impuissance existentiel en un récit de voyage à l'humour férocement noir.
Peut-on déguster paisiblement une pizza au snack d'Auschwitz après avoir entendu les explications du fonctionnement des douches au zyklon B ?
Quand, avant ou après l'utilisation des toilettes et combien laisser de pourboire au Monsieur pipi de Dachau ?
Est-il humainement opportun de mutualiser une visite de Buchenwald avec la fête de la bière de Munich ?
Autofiction, intime comme toutes les autofictions, mais surtout terriblement drolatique et c'est là toute l'originalité de " Nein, Nein, Nein ! La dépression, les tourments de l'âme et la Shoah en autocar ".
Et Jerry Stahl en bon citoyen américain, Humaniste, clairvoyant et paranoïaque ne peut s'empêcher de faire le parallèle entre l'Allemagne de 1933 et les États-Unis des années 2020. Car toutes les deux ou trois générations, lorsque la mémoire s'étiole et que les derniers témoins des massacre précédents disparaissent, la raison s'éclipse et des hommes et des femmes reviennent propager le mal.
Serons-nous prêts à les affronter ?
Nein, Nein, Nein!
La dépression, les tourments de l’âme et la Shoah en autocar
Jerry Stahl
Paru chez Rivage Poche
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Par contre rien de casher ? Sans rire ? Est-il possible de servir de la nourriture casher dans un établissement aussi porcino-centré ? En piètre Juif que je suis je n'ai pas la réponse.
Que la présence massive de cochonaille soit une insulte délibérée ou juste le produit d'une certaine insensibilité, il est irrationnel de songer que les défunts seraient mieux lotis en présence de bagels et de pain azyme. Mais quand même...? Les suprêmes patrons du troquet n'auraient-ils pas pu glisser un bocal de cornichons au menu ? Je cherche peut-être la petite bête, mais y a-t-il plus inconvenant à l'égard des Juifs ruminant leur histoire indicible qu'un sandwich au jambon ?
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