Epstein. Ce que vous n’avez jamais lu : on a lu l'édifiant livre enquête de Society
/image%2F1371318%2F20260726%2Fob_3949e9_unnamed-2.jpg)
"Le prédateur ultime", c'est comme ça que Jeffrey Epstein est qualifié par les journalistes Emmanuelle Andreani et Anthony Mansuy dans leur enquête sur le milliardaire américain (Society; l'arbre qui marche), paru depuis le 18 juin.
Cette enquête, fondée sur près de 150 entretiens et plusieurs milliers de documents, revient sur les ramifications françaises du système Epstein et sur le rôle joué par Paris dans son organisation.
Selon les auteurs, Jeffrey Epstein avait mis en place "un système qui est extrêmement subtil, extrêmement complexe, extrêmement réfléchi" pour "attirer dans ses filets des centaines et des centaines de femmes" et d'adolescentes.
"De nombreuses filles occupent les chambres, il faut leur préparer à manger, aller les chercher à l’aéroport et débarrasser après leur départ. Certaines sont présentées au majordome comme des amies , d’autres comme des petites amies ou des concubines . Il y a aussi celles de passage, parfois jusqu’à trois dans la même journée. Elles arrivent, Monsieur s’enferme avec elles dans la salle de massage pendant une heure, et elles repartent. Valdson ne rentre jamais dans la pièce, c’est la première des règles de la maison que lui a signifiées Ghislaine Maxwell lors de sa prise de fonction, en septembre 2001. Les sui - vantes : ne jamais adresser la parole aux invités ; ne jamais manger devant le patron ; ne jamais poser de questions. Valdson, qui a passé trente ans de sa vie au service d’am - bassadeurs ou de PDG du CAC 40, connaît les excentrici - tés des plus riches et sait que dans ce monde-là, les règles les plus strictes sont celles que l’on ne met pas sur le papier. Alors il les applique. La vie avenue Foch est une valse de portes. Valdson toque, et si ça ne répond pas, il fait demi- tour. Il porte des piles de linge, longe le couloir et, par - fois, il entend des bruits. Il continue d’avancer. Valdson ne connaît pas les noms de ces filles, car contrairement à New York, Epstein ne tient pas, avenue Foch, de planning écrit de ses rendez-vous."
-------------------------------
LES AUTEURS
Emmanuelle Andreani est rédactrice en chef de Society. Elle est également l'autrice de grandes enquêtes parues dans le magazine.
Anthony Mansuy est journaliste pour le magazine Society, spécialisé dans les enquêtes et la politique américaine.
Mais le livre contient également un chapitre inédit particulièrement saisissant, consacré à une facette beaucoup moins connue du personnage : son obsession pour l'immortalité et l'eugénisme.
Les auteurs révèlent notamment qu'Epstein envisageait de transformer son ranch du Nouveau-Mexique en lieu de reproduction où des femmes seraient inséminées avec son sperme afin de transmettre son patrimoine génétique.
Ils retracent également son intérêt pour le séquençage de son ADN, ses réflexions sur le clonage humain, ses échanges autour de la modification génétique et ses tentatives de financer des recherches visant à identifier des individus supposément dotés de « capacités supérieures ».
Au-delà de l'affaire criminelle, le livre interroge ainsi les liens entre pouvoir, argent, science, fascination pour la sélection génétique et fantasmes contemporains de dépassement de l'humain.
Après le livre enquête des journalistes de Society sur Xavier Dupont de Ligonnès L'affaire Epstein, qui est une même nébuleuse devient structurée, claire, instructive, nette et précise. Passionnant et édifiant à la fois!
/image%2F1371318%2F20260204%2Fob_515b1d_1000063170.jpg)
/image%2F1371318%2F20260715%2Fob_786a87_723208613-1767240207570450-57165124713.jpg)
/image%2F1371318%2F20260624%2Fob_3687e4_2026-ffi-affiche-a4-portrait-210x297-b.jpg)
/image%2F1371318%2F20260722%2Fob_ab5943_250529-deae-visuel-2026-insta.jpg)