[CRITIQUE] Butterfly Jam : quand les masques tombent...
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Azik, cuisinier dans un restaurant du New Jersey tenu par sa soeur Zalya (Riley Keough), passe son temps à boire, à s'endetter, à rater le peu qu'il entreprend. Barry Keoghan, l'acteur irlandais du moment prête à ce père immature sa présence frêle et intranquille.
Le fils est un adolescent de 16 ans surnommé Pyteh. Il pratique la lutte, regarde son père avec un mélange de pitié et d'inquiétude. Autour d'eux gravitent des personnages à peine esquissés. Un propriétaire de restaurants ambitieux. Une lutteuse afro-américaine complexée.
Et il y a Marat (Harry Melling, vu notamment dans Pillion), l'ami d'Azik, par qui la tragédie arrive sans prévenir, malgré la frustration et les renoncements qui s'accumulent dans la première heure.
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Kantemir Balagov avait fait sensation en 2017 avec Tesnota. Une vie à l'étroit.puis avec Une grande fille , prix de la mise en scène dans la section Un certain regard,
Le réalisateur expose peu à peu ce moment où les masques tombent, où quelque chose se fissure. Il s’agit ici de dévisser de leur piédestal les mythes et les héros, à commencer par les pères, touchés dans leurs masculinités, pour les ramener à leur ( basse?) condition humaine.
Le cinéma de Kantemir Balagov porte incontestablement une dimension humaine particulièrement prégnantes . Les acteurs soutiennent ce récit avec profondeur.
Le réalisateur y distille d'ailleurs une pointe d'humour avec un pélican sorti dont ne sait où et qui, allez savoir pourquoi, nous a rappelé le dindon de Kusturica dans Le Temps des Gitans. Pas de pathos pour Balagov. De la vie et rien d'autre avec un goût de confiture de papillon
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Balagov regarde ces personnages comme si c'était des lointains souvenirs lui rappelant ses propres expériences dans son pays natal. Il les aborde avec une intimité à la fois personnelle et distanciée comme s’il revisite des fragments d’un passé qui persiste encore. Cette exploration rappelle l’approche d’Andrea Arnold, dans Bird ou le James Gray des premiers films .
Balagov utilise largement ces références pour mettre en valeur l’emprisonnement de ses personnages, qu’il soit sociétal ou psychologique.
BUTTERFLY JAM s’impose de fait comme une sorte de mythe contemporain à la morale trouble, qui imprime la rétine par la poésie qui s'en dégage qu’il dérange par ce la tragédie qui s'en dégage.
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BUTTERFLY JAM, un film de Kantemir Balagov !🦩 Présenté en ouverture de la Quinzaine des Cinéastes 2026
🎬 Avec Barry Keoghan, Riley Keough, Harry Melling 🌟 Le 7 octobre au cinéma ! 🍿
![[Concours] Butterfly Jam : GAGNEZ vos places de cinéma - Baz'art : Des films, des livres...](https://image.canalblog.com/1EEF-vZdqp9eY_ABSnlZpv6cLNg=/170x170/smart/filters:no_upscale()/image%2F1371318%2F20260926%2Fob_a5ce55_wriggles-1.png)
[Concours] Butterfly Jam : GAGNEZ vos places de cinéma - Baz'art : Des films, des livres...
A l'occasion de la sortie en salles, le 7 octobre prochain, du film Butterfly Jam de Kantemir Balagov ! , Baz'art et le distributeur Le Pacte s'associent pour vous faire gagner des places de cinéma
https://www.baz-art.org/2026/09/concours-butterfly-jam-gagnez-des-places-de-cinema.html
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