Exposition à Lyon : Instants donnés - Doisneau s’expose en grand à La Sucrière
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- Doisneau s’expose en grand à La Sucrière
On a visité hier à la Sucrière de Lyon l’exposition, Instants données qui présente une sélection de 350 photos de Robert Doisneau sur 3 étages avec une particularité pour cette étape de la rétrospective : des images réalisées à Lyon en 1950.
Et des thèmes aussi divers que :
-l’enfance (peut-être le plus évident, dans les photos les plus connues de l’artiste, vous avez peut-être en tête, ces écoliers en blouse assis derrière leur bureau en bois ou ces enfants qui font le poirier dans la rue)
-les ateliers d’artiste
-les bistrots
-les banlieues
-les écrivains
-les années Vogue (collaboration avec ce magazine, les photos de danse sont mes préférées de cette partie, les autres m’intéressent moins)
-les années Renault : Doisneau a travaillé quelques années dans les usines Renault de Billancourt à la fois pour documenter toute la vie à l’intérieur de ce qui ressemblait à une ville par sa superficie et pour produire des images publicitaires …il a fini par être viré pour son manque de ponctualité :)
-une partie intitulée Gravités qui suggère autre chose que la légèreté à laquelle le photographe est en général associé (il a photographié des personnes en marge de la société par leur précarité, pauvreté ou statut).
Lors du parcours, un court portrait de Robert Doisneau est projeté en vidéo. L’artiste dit qu’une photo réussie est une photo qui capture quelque chose que le passant ne voit pas (parce que trop pressé, parce qu’aveugle à ce qui l’entoure) mais qui lui donne envie d’être plus attentif à l’avenir. Voir le merveilleux dans l’ordinaire, c’est ce qui guide souvent son regard et il en résulte une poésie qui oscille entre légèreté, humour.
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- L’étape lyonnaise possède surtout quelque chose que les précédentes, à Paris et à Liège, n’avaient pas. Doisneau a photographié Lyon en 1950 pour le magazine Vogue et une sélection de ces images a été spécialement intégrée au parcours.
- •Bellecour, les quais du Rhône, la Croix-Rousse ou le Vieux Lyon passent alors devant son objectif. Mais plutôt que les monuments, le photographe regarde surtout ceux qui occupent la ville : des enfants jouent aux cartes dans la rue, des passants traversent les places et la vie quotidienne s’installe dans le cadre. Soixante-seize ans plus tard, ces clichés permettent ainsi de confronter le Lyon que les habitants connaissent à celui que Doisneau avait observé au lendemain de la guerre.
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L’exposition est visible jusqu’au 7 mars 2027, à La Sucrière. Compter 16,90 € plein tarif en semaine, 17,90 € le week-end, avec un tarif à 14,90 € pour les abonnés TCL. Billetterie.
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