Festival Lumière 2026 : " Moulin" de Laszlo Nemes, présentation du film en avant première
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À l’occasion du festival Lumière, le réalisateur, László Nemes, a dévoilé en avant-première son film Moulin, retraçant les derniers jours de la vie du résistant français.
Onze ans après Le Fils de Saul, éprouvante immersion au coeur d'Auschwitz, Lazlo Nemes s'attaque à la figure totémique de la Résistance française. Plutôt qu'un biopic hagiographique, le réalisateur hongrois propose un récit intense resserré sur les derniers jours de Jean Moulin, de ses ultimes activités clandestines à son face-à-face étouffant avec Klaus Barbie, son tortionnaire, en juin 1943.
Alors que le visage de Jean Moulin s’efface du grand écran, celui de Gilles Lellouche apparaît. Tête d’affiche, lui qui incarne l’une des figures de la résistance française et lyonnaise, Jean Moulin, est intervenu, mardi 13 octobre, à l’occasion de l’avant-première du film Moulin qui sortira officiellement en salle le 28 octobre.
Le scénario est signé Olivier Demangel, qui écrit ou coécrit aussi bien des films art et essai comme « Atlantique » de Mati Diop ou « Le Roi-Soleil » de Vincent Maël Cardona, que des projets monumentaux tels que « Novembre » de Cédric Jimenez. Celui-ci appartient au grand cinéma patrimonial, mais il écrit aussi un nouveau chapitre dans l'oeuvre personnelle de Nemes.
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Gilles Lelouche incarne Jean Moulin, figure majeure de la Résistance française, arrêté alors qu'il tente de réunifier les forces de l'Armée secrète. Un rôle exigeant, qui semble correspondre à son envie de privilégier des projets forts plutôt que de simplement enchaîner les tournages. « Fasciné par le destin de cet homme », le comédien et réalisateur de 54 ans avait dit oui au premier avant de renoncer, « la mort dans l'àme », car le tournage commençait alors qu'il était en plein montage de L'Amour ouf, début 2024.
Huit mois plus tard, il a eu vent du projet porté par Laszlo Nemes, dont il avait adoré Le Fils de Saul, Oscar du meilleur film étranger en 2016. Il a exprimé son intérét. « Tout comme moi pour lui », précise le Hongrois, qui apprécie son « travail extraordinairement puissant ».
Mais avant d'aborder ce personnage vertigineux, Lellouche avoue avoir vécu « le plus grand ascenseur émotionnel » de sa carrière : « Je me suis demandé : "Comment tu vas faire pour l'incarner ?" »
Dans un long-métrage àpre et captivant, il est d'une inédite sobriété. Peu de mots, pas de sourire, de baston ni d'effet de manche.
Un comédien presque clandestin à la hauteur de Jean Moulin, homme traqué et bientòt supplicié qui tente de ne pas montrer sa peur. « Il n'était pas question de faire une performance d'acteur, mais de s'effacer, de travailler sur l'épure », explique celui qui n'avait jamais eu l'occasion d'explorer si profondément le registre dépouillé.
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Crédit : Olivier Chassignolle
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