Baz'art  : Des films, des livres...
11 octobre 2012

Lou Doillon est-elle la grande chanteuse que tout le monde prétend???

lou-doillonSi, comme moi, vous etes fana de presse écrite, vous avez sans doute remarqué qu'une artiste trustait toutes les couvertures de ce début de rentrée : Lou Doillon, fille de (et soeur de), qu'on avait un peu oublié après un début de carrière d'actrice météorite dans les années 90, et qui fait un retour plus que remarqué cette rentrée dans la musique, avec son premier album, Places.

Des Inrocks au Parisien, la presse dans sa grande diversité a loué "une véritable révélation musicale à la voix bluffante".

Contrairement à Mélanie Laurent, autre actrice qui a aussi son lot de détracteurs (bon promis, je n'en parlerais pas plus aujourd'hui), l'album de Miss Doillon fut donc accueilli très positivement, à part un ou deux mauvais coucheur (comme Libération, qui dans son portrait de dernière page, l'a assassiné dans les grandes largueurs),

J'avoue que ce concert de louanges m'intriguait au plus haut point, car j'étais parmi ceux que Lou Doillon agaçait par son coté poseur et dont les talents d'actrices ne m'avait jamais convaincu (contrairement à Mel....ah zut, j'ai failli rompre ma promesse :o).

J'ai eu envie de voir cet accueil de princesse était réellement justifié, ou si les a priori positifs que Lou Doillon récoltaient étaient plutot dûs en partie à son appartenance à sa sphère familiale (son père Jacques Doillon, sa mère Jane Birkin, sa frangine Charlotte Gainsbourg, et surtout le grand Serge ,qui veille de la haut sur les filles de sa famille) dans laquelle elle baigne...

Grâce à Aurore (merci beaucoup à toi) de Barclay, j'ai eu la chance d'écouter ce disque dès sa sortie, et également de pouvoir inaugurer ma nouvelle chaine HI FI flambant neuf, cadeau de mon récent anniversaire.

Cet album, comme on l'a lu un peu partout, doit visiblement beaucoup à Etienne Daho, qui l'a produit et arrangé de long en large. La production de Daho, classieuse et internationale, met parfaitement en valeur le talent de Lou.

Il faut dire que ce dernier a visiblement réussi à prendre en compte les désirs les plus intimes de Lou Doillon. Son premier est d'était de le faire en langue anglaise, car selon la mademoiselle, évidemment parfaitement bilingue, «tout ce qui est de l'ordre des vacances, de la joie, de l'intime et de la tristesse, je l'exprime en anglais, le français etant presque une langue administrative, pour moi".

L'album commence par le single qu'on entendu un peu partout sur les ondes depuis deux mois, ICU, et qui, d'emblée  pose parfaitement le style de la chanteuse, style effectivement assez éloigné de ce à quoi on s'attendait. Le plus surprenant est cette voix à laquelle les Birkin, mère et fille, ne nous avaient pas habituées : le timbre est grave, voilé, rauque, presque cabossé, jamais chuchoté (comme aime tant le faire "Djeine") et laisse entendre des félures. De plus, son débit, mi parlé mi chanté, achève de nous amèner sur des contrées assez inattendues, entre Patti Smith, Marianne Faithfull, et pour des références plus récentes Suzanne Vega.

Entre parlé et chanté, Places est un album envoûtant, presque hyptonique, et qui nous entraine loin dans l’intimité de la demoiselle.

Cet ICU est pour moi le titre le plus fort de l'album, et il est fort logique qu'il soit le single lancant l'album, mais en ce qui concerne les 10 autres, il faut reconnaitre qu'un certain nombre de morceaux retiennent fortement l'attention et frappent par la belle mélancolie sous jacente des mélodies et des textes (enfin ceux que j'ai pu comprendre). Des paroles universelles et romantiques qui en disent long sur leur auteur, ses failles, ses blessures, ses désirs et ses angoisses.

La musique, dépouillée, navigue entre folk, pop et parfois, ici et là, quelques détails pourraient nous faire penser à de la soul, notamment dans les cuivres.

A part le titre d'ouverture, j'ai plus particulièrement remarqué " Devil or angel", "Jealousy"," Questions and answers", mais il faut reconnaitre que l'ensemble de l'album est des plus agréables à écouter.

Ainsi, s'il n'est sans doute pas l'album du siècle, ni même sans doute celui de l'année, je comprends parfaitement l'engouement des journalistes à son sujet et, en ce qui me concerne,une bonne partie de mes digues de résistance à l'égard de Lou ont bien cédées....Bon, je vous rassure, elle est encore loin de détroner qui vous savez....

Commentaires
P
ce tumblr m'a fait mourir de rire et donne un bon aperçu du personnage ... :<br /> <br /> <br /> <br /> http://loudoillonadit.tumblr.com/
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M
Il y a quelques jours j'ai écouté une interview de Lou Doillon sur une chaîne de radio belge. Assez sympathique. Pas du tout grosse tête.<br /> <br /> Toutefois des millions de remarques ont traversé ma cervelle. Quelques exemples:<br /> <br /> * Voilà encore un enfant de ... c'est la même chose partout: politique, TV, arts, ... il n'y a vraiment plus de place pour de nouveaux visages. En même temps c'est la faute des médias qui leur donnent trop d'importance puisque cela se vend ... .<br /> <br /> * Ce qu'elle a dit sur l'évolution d'une carrière était assez juste: les gens ont du mal a vous voir évoluer, sortir de votre boîte. On aime les gens qui font la même chose toute leur vie durant. Sa remarque est applicable dans la vraie vie aussi ;-)!<br /> <br /> * Sa musique ... oui cela se laisse écouter, sa voix intéressante mais je ne peux pas dire que c'est une révélation. <br /> <br /> <br /> <br /> Autrement dit je suis 50/50.
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F
@hello june : moi j'avais lu son itw dans les inrocks et effectivement elle semblait plus modeste que ce qu'elle donnait comme impression...mais je me suis demandé si c'était vraiment sincère aussi :o)<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> @WWT : non j'aime bien faire les mauvaises langues parfois mais pas la...merci pour ton com...à bientot!!
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W
Je suis completement d'accord avec toi. J'etais super sceptique et meme si j'ai du mal avec les reconversions "modele, actrice, aller je me lance dans la musique", je dois dire que son timbre de voix est plutot pas mal... On ne va pas faire les mauvaises langues! En tout cas tres bonne analyse. A bientot
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O
Moi aussi j'ai craqué sur cet album et j'étais comme toi un peu méfiante au début. Ca me fait penser aussi à une Marianne Faithful, matinée de Catpower pour la mélancolie, les mélodies. J'avais lu une très chouette ITW de la miss Doillon il y a un mois dans ELLE et ça a changé mon regard sur elle. Elle est plus écorchée, plus fragile et plus douce qu'elle en donne l'air dans les pubs de marques parisiennes trendy qui m'agacent fortement.
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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

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 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

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Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

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Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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