Baz'art  : Des films, des livres...
14 février 2013

Un intense et glacial Shadow dancer

shadow-dancer09Si, les semaines passées, je vous avais beaucoup parlé de films sortant en DVD, cette semaine, vous avez du voir que je me colle un peu plus à l'actualité salle ( ce qui est la moindre des choses pour un prétendu blogueur ciné) en vous chroniquant des films, qui sont, soit prochainement à l'affiche (comme 5 caméras brisés dont je vous ai parlé lundi), soit  actuellement en salles.

Il faut dire que j'ai dernièrement osé braver le froid glacial de février pour aller me réfugier pas mal dans les salles pour aller voir des nouveautés, qui, soit dit en passant,  ne réchauffent pas forcément beaucoup plus...

Prenez ce Shadow dancer que j'ai vu la semaine passée avec ma compagne, qui a d'ailleurs également chroniqué ce film sur son blog, voir sa jolie chronique ici même.

Ce film,  adapté du roman éponyme de Tom Bradby, correspondant de guerre en Irlande du Nord pour la télévision des années 90, s’attaque à un sujet oh combien douloureux et épineux problème du terrorisme irlandais, qui était un des sujets récurrent des actualités télévisées de ma jeunesse.

Quand on pense à ce film, le premier adjectif pour caractériser ce thriller britannique qui nous vient sans doute à l'esprit est effectivement  et précisemment "glacial", tant c'est une athmosphère constamment glacée et glacante (c'est bien, j'ai fait tous les adverbes de la même famille, vous en trouvez d'autres?) que l'on ressent dès les premières images, jusqu'à la fin, surprenante et....également glaciale !!o)

Sans forcément aller jusqu'à trouver comme mon dieu vivant James Gray ( comme il l'avait indiqué sur les affiches françaises du film) que ce film est un  chef d'oeuvre "saissisant et singulier", ce Shadow Dancer (réalisé par ames Marsh dont j'avais vu le beau documentaire le Funambule en cloture l'année dernière du festival d'Annonay)  est un très beau film, un thriller intimiste et vraiment palpitant, qui nous fait pas mal poser de questions à la fin du film sur ce cas de conscience que vit l'héroine de ce film, Colette, qui a toujours vécu depuis toute petite dans la violence du terrorisme et de la guerre des religions.

La toute première scène du film, pose d'ailleurs terriblement le cadre du film, puisqu'on voit Colette, au début des années 70, une petite fille qui habite dans un lotissement misérable des quartiers catholiques de Belfast, doit aller chercher des cigarettes pour son père. Elle se décharge de la corvée sur son petit frère. A peine a-t-il passé la porte qu'on entend une fusillade. Quelques instants plus tard, des voisins ramènent le corps de l'enfant.

Passé ce prologue, on est de suite plongé 30 ans plus tard lorsque cette même Colette est arrêtée pour un attentat avorté dans le métro londonien. Mise au secret, elle est  alors forcée par un agent du MI5  de trahir sa famille et d’espionner ses proches pour conserver la garde de son fils.

Prisonnière de ce trauma fondateur, on saisit d’emblée les enjeux du cruel dilemne qui lui est imposée : trahir les siens, c’est avant tout se trahir soi-même, et le voyage prend dès lors le goût d’une longue et lente descente aux enfers.

Thriller psychologique plutôt que thriller d'espionnage, à mon grand plaisir vu mon peu de gout pour le film d'espionnage pur et dur, ce  Shadow Dancer laisse une bonne place à ses personnages et au jeu de ses acteurs.

Ainsi, Andrea Riseborough que je n'avais jamais vu jouer, est la grande révélation de ce long métrage, imposant sa présence à la fois forte et fragile, et,à ses cotés dans ce jeu de chat et de la souris, Cliwe Owen, comme toujours, trés classieux, arrive à parfaitement nous faire partager  la condition de pion manipulé de son personnage, coincé entre la sympathie (l'amour?) grandissante que lui inspire Colette et la pression de la bureaucratie du gouvernemment britannique.

Bref, ce Shadow Dancer est un très beau thriller paranoiaque, tour à tour intimiste et palpitant, que je vous invite très chaleureusement à aller voir avant qu'il ne disparaisse des écrans.

 

Commentaires
R
Bonjour, finalement j'ai réussi à le voir, ma région étant un peu cosmopolite, il n'y avait quasiment que des anglais (ou irlandais) dans la salle !!! J'ai beaucoup aimé, bon film à mon goût, tant par la réalisation que par l'interprétation et l'histoire aussi. Bonne continuation.
Répondre
D
J'avais envie de voir ce film depuis longtemps, après avoir lu votre article, je suis même impatiente ! Concernant l'actrice, Andrea Riseborough, je vous conseille vivement de voir le film "Brighton Rock", qui est malheureusement passé assez inaperçu, alors que je le trouve extraordinaire.
Répondre
A
J'ai le même sentiment que toi, haletant, intense, glacial et surtout super bien réussi.<br /> <br /> Ps: choladdict ta compagne ??? Revelation, SCOOP ! Une famille de blogueurs ! Ils s'y mettent quand les enfants ? :)<br /> <br /> pdt un temps j'ai cru que c'était Potzina ! <br /> <br /> Ps pS : Vous avez de la chance, vous devez vraiment bien manger !
Répondre
M
Je n'avais pas repéré ce film avant sa sortie, mais les nombreuses critiques positives que je lis en ce moment vont peut-être bien me faire changer d'avis!
Répondre
B
ah l'Irlande il fait jamais chaud..oui je suis totalement d'accord avec la critique d'aurore...comme souvent d'ailleurs :o) bonne soirée miss...bises à toi aussi
Répondre
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, de littérature adulte et jeunesse, critiques de pièces de théâtre, concert , expositions, musique, interviews et portraits d'artistes, comptes rendus de spectacles,  tests de jeu de société., couverture de festivals de cinéma ou de musique...

Visiteurs
Depuis la création 8 359 270
LE FESTIVAL DU FILM DE LAMA DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
 

 

Cette année encore, pour sa 32ème édition, le Festival du Film de Lama vous propose une programmation qui ravira petits comme grands, faisant une belle part aux œuvres présentées au Festival de Cannes avec des films venus du monde entier. Comme l'indique la devise du festival, rendez-vous aux "Chroniques d'un village monde" !
 
Le festival s'ouvrira sur le film de Sarah Arnols L'espèce explosive, présentée à la Quinzaine des Cinéastes cette année et mené par Alexis Manenti, Ella Rumpf et Vincent Dedienne.
 
Pour continuer sur cette lancée cannoise, le festival aura l'honneur de vous présenter La vie d'une femme de Charline Bourgeois-Tacquet mais aussi Notre Salut (Prix du Scénario - Festival de Cannes 2026) d'Emmanuel Marre, Minotaure (Grand Prix de Cannes 2026) de Andreï Zviaguintsev, La Bola Negra (Prix de la mise en scène - Festival de Cannes 2026) de Javier Calo et Javier Ambrossi ou encore Histoires de la nuit de Léa Mysius.
 

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN MONTELIMAR FILM FESTIVAL 15 ème édition

DU VENDREDI 18 AU JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026- Montélimar


Le festival De l'écrit à l'écran revient en septembre 2026 pour sa quinzième édition.
Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants. Il s'articule autour de 3 axes fondamentaux: ce qui s’écrit, ce qui se dit et ce qui se pense, sur la toile comme au-delà, et les met en lumière. En 2025, le festival a accueilli plus de 147 invités, organisé 140 événements dont 89 séances de cinéma et réuni plus de 33 000 spectateurs.

De l'écrit à l'écran - Cinéma Festival - Montélimar - 2024 | De L'écrit à l'écran

Nous contacter

Une adresse mail : philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
170 abonnés