Baz'art  : Des films, des livres...
12 août 2013

Vous préférez passer une journée à rome ou un mois en Thailande?

journéeMa chronique ciné du jour va être dédiée à tous ceux qui n'ont pas -encore?- la chance de partir, puisque je vais vous faire voyager, à travers deux films que j'ai vu en salles ces dernières semaines, soit à Rome soit en Thailande...

Enfin, pas vraiment en Thailande d'ailleurs, car, contrairement au titre de ce film, son intrigue ne se passe nullement en Asie, mais en Roumanie...

Bref, deux films européens qui ont, outre la construction de leurs titres, quelques points commun entre eux puisque c'est dans les deux cas une chronique sentimentale pleine de charme, et  qui se passe à chaque fois en 24 heures, 24 heures qui bouleverseront la destinée des protagonistes des longs métrages en question..

Et puis autre similitude, les deux films sont  distribués et produits par deux boites de productions indépendantes, et qui sont en partenariat fidèle avec moi depuis quelques temps, à savoir Bellisima & Epicentre films.....

Et enfin, dernier point de convergence, Une journée à Rôme et un mois en Thailande  sont également deux films qui, en creux, disent des choses assez pertinentes sur leurs pays respectifs, à savoir l'Italie...et donc la Roumanie :

journée1.Une journée à Rome de Fransesca Comencini ( sortie le 17/07) :

L'histoire  :

Une nouvelle journée commence à Rome, la ville éternelle.
Gina et Marco ont 19 et 20 ans et sont portés par l’exubérance de la jeunesse.
Gina rêve d’entrer dans le monde du spectacle et doit rencontrer un homme politique influent qui pourrait lui ouvrir des portes.
Marco l’accompagne au volant de sa berline noire, c’est son premier jour de travail.
De la banlieue vers le centre historique de la ville, ils vont apprendre à se connaître, tomber amoureux, et vont ainsi basculer, peut-être un peu trop tôt et sans en avoir conscience, dans le monde des adultes.

Ce que j'en pense :

L'immense cinéaste italien  Luigi Comencini a tellement influencé sa progéniture que ses 4 filles travaillent dans le cinéma. La plus connue d'entre elles est certainement Francesca Comencini, qui a déjà réalisé plusieurs long métrages dont certains ( dont "J'aime travailler", une chronique incisive sur le monde du travail) sont sortis en France.

Pour son dernier opus, elle a choisi une intrigue a priori tenue et vieille comme le monde, celle d'une rencontre sentimentale : celle d'un tout nouveau chauffeur de berline et sa toute première cliente, une jeune femme prête à beaucoup de choses pour atteindre son objectif : devenir comédienne.

Cette journée à Rome met un peu de temps à se laisser apprivoiser. J'ai eu un peu de mal à entrer dans la première partie du film, tant les personnages n'apparaissent pas vraiment sympathiques, notamment cette jeune a priori ecervelée prête à tout pour réussir.

Puis, à mi chemin (coiencidant avec l'arrivée à Rome du couple vedette), le film et les personnages gagnent en épaisseur et en fragilité, et la derenière partie est assez bouleversante, laissant pas mal d'amertume sous le vernis de ces jeunes pas si insouciants que cela.

On pourrait voir le film (comme l'a d'ailleurs vu mon cher chroniqueur masqué présent dans la salle avec moi) comme une métaphore acerbe et desespérée de la jeunesse italienne contemporaine, empoisonnée par les frasques de Berluconi. Ou alors on peut également simplement l'apréhender comme une chronique sentimentale  pleine de charmes entre deux êtres qui vont revenirs de leurs illusions en une seule journée.

Personnellement, je pencherais vers la deuxième solution avec ce film très touchant mais un peu trop anecdotique pour me convaincre tout à fait.

Un-mois-en-Thailande_portrait_w858 2.Un mois en Thailande de Paul Negoescu, sortie le 26/06/2013

L'histoire :

En pleine fête du Nouvel an à Bucarest, Radu, jeune trentenaire, décide de rompre avec sa fiancée. La même nuit il part à la recherche de Nadia, sa précédente petite amie, persuadé que c’était l’amour de sa vie…

Ce que j'en pense :

Ce  premier long-métrage du roumain Paul Negoescu, sorti le 26 juin dernier, est passé encore plus inapercu que le film de la fille Comencini, même si certains journaux comme Telérama l'ont défendu aprement.  Ce film est un de tous premiers film que je vois de cette nouvelle vague issue de la jeune classe roumaine, un cinéma qui a assurément le vent en poupe en étant primé dans plusieurs grands festivals, dont évidemment le Festival de Cannes avec les triomphes de Christian Mingui.

Le film tout entier se déroule pendant les fêtes de la saint Sylvestre. On suit à la trace cet (anti) héros prénommé Radu, trentenaire indécis, pris dans ses atermoiements comme dans une toile d'araignée.

Il est d'ailleurs amusant de constater que l'archtype du trentenaire indécis et séducteur malgré lui qui a fait fureur dans le cinéma français, des films de Truffaut à ceux de Desplechin est ici transposé dans un cinéma et un décor que je connais beaucoup moins.  "Un mois en thaillande" est une oeuvre à la fois  réaliste, entre humour et désenchantement sur les indécisions sentimentales d'un anti héros.

Mais, comme il se passe en Roumanie dans un pays où la société de consommation et la mondialisation a fait son oeuvre bien plus tardivement qu'ailleurs, le film a également une portée différente, en portant sa réflexion de manière plus générale sur l'insatisfaction chronique qu'on peut avoir  dans cette société consumériste où l'on veut toujours plus, ou juste ce que l'on n'a pas ou ce que l'on n'a plus, comme Radu, incapable de choisir au supermarché entre tel ou tel produit, et persuadé que la fille qu'il a perdu lui convenait plus que son actuelle, alors même que les deux au prénom et au style assez similaire semblent présenter les mêmes qualités et les mêmes défauts.


Ce mois en Thaillande est un joli film, car même si l'intrigue est ( comme pour le film précédent) fort ténue, il n'en reste pas moins une chronique sentimentale réussie avec des dialogues et tres situations justes et sensibles, et qui renvoie par ailleurs une image de  la Roumanie  certes peu enthousiasmante, mais qui visiblement correspond à une vraie réalité. ...

Alors, tant pis si le film ne fait que parler de Thailande sans y aller jamais ( c'est la destination où Radu veut absolument amener ses copines, on ne saura pas trop pour quelle raison ce pays plus qu'un autre) puisque ce trajet dans les rues de Bucarest valait bien le détour...

Voilà pour mes deux chroniques de films qui ne doivent plus beaucoup passer en salles actuellement, ou alors dans une petite salle de la capitale...Esperons que vous saurez vous en souvenir lors de leurs sorties DVD ou VOD...
Et, pour ma part, j'attends maintenant que les distributeurs et producteurs de tous pays du monde nous sortent une année au Pérou ou une heure à Goteborg pour compléter ma série et faire un nouvel article à paraitre l'été prochain!!
Commentaires
B
ah je sais pas si je pourrais avoir une telle responsabilité... :o) je ne parle pas de tous les films loin de là......je n'ai pas tant de réalisateur fétiche que ca non plus en fait...enfin merci beaucoup pour ton com...je prends!!!
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M
Bonjour, Un mois en Thaïlande me tente. J'ai un peu de mal avec le cinéma italien.<br /> <br /> Grâce à ton blog, je sens que je vais rattraper mes lacunes cinématographiques. A part Woody Allen, Tim Burton, quelques français, je n'ai aucun réalisateur fétiche.
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LE FESTIVAL DU FILM DE LAMA DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
 

 

Cette année encore, pour sa 32ème édition, le Festival du Film de Lama vous propose une programmation qui ravira petits comme grands, faisant une belle part aux œuvres présentées au Festival de Cannes avec des films venus du monde entier. Comme l'indique la devise du festival, rendez-vous aux "Chroniques d'un village monde" !
 
Le festival s'ouvrira sur le film de Sarah Arnols L'espèce explosive, présentée à la Quinzaine des Cinéastes cette année et mené par Alexis Manenti, Ella Rumpf et Vincent Dedienne.
 
Pour continuer sur cette lancée cannoise, le festival aura l'honneur de vous présenter La vie d'une femme de Charline Bourgeois-Tacquet mais aussi Notre Salut (Prix du Scénario - Festival de Cannes 2026) d'Emmanuel Marre, Minotaure (Grand Prix de Cannes 2026) de Andreï Zviaguintsev, La Bola Negra (Prix de la mise en scène - Festival de Cannes 2026) de Javier Calo et Javier Ambrossi ou encore Histoires de la nuit de Léa Mysius.
 

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN MONTELIMAR FILM FESTIVAL 15 ème édition

DU VENDREDI 18 AU JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026- Montélimar


Le festival De l'écrit à l'écran revient en septembre 2026 pour sa quinzième édition.
Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants. Il s'articule autour de 3 axes fondamentaux: ce qui s’écrit, ce qui se dit et ce qui se pense, sur la toile comme au-delà, et les met en lumière. En 2025, le festival a accueilli plus de 147 invités, organisé 140 événements dont 89 séances de cinéma et réuni plus de 33 000 spectateurs.

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