Baz'art  : Des films, des livres...
6 septembre 2013

Les vieilles stars du rock nous saluent bien!!

rodEt si on parlait un peu rock international pour une fois sur mon blog, histoire de finir cette semaine de rentrée de façon la plus energique possible?

On aura bien le temps tout le long de l'année de retrouver notre chère chanson française à texte avec ses artistes quand même plus lisses que les rocks stars dont nous avons lu (Michel, mon cher chroniqueur masqué et moi même) leurs deux biographies cet été, je veux parler de Rod Stewart, et du boss, j'ai nommé Bruce Springsteen en personne.

Voici donc deux petites chroniques sur les ouvrages, parus  tous deux juste avant l'été, de ces deux immenses stars du rock anglo saxon, qui ont bien roulé leurs bosses, comme le montre ces deux pavés :

1. Rod Stewart, l'autobiographie ( Ed Michel Lafon)

 Je ne saurais expliquer pourquoi ma chère maman, qui n'est pas forcément la personne la plus rock que je connaisse sur cette planète, adorait écouter quand j'étais gosse l'immense Rod Stewart sur sa platine.. Quoiqu'il en soit.j'ai donc vécu mon enfance bercé par les tubes Maggie May ou Da ya think i 'm sexy ? que le chanteur à la voix rauque si reconnaissable a écrit  et interprété dans les années 70. 

Depuis une bonne vingtaine d'années, j'avoue avoir complétement oublié l'existence de cet artiste, et je me suis donc replongé avec un vrai plaisir et une belle nostalgie sur son autobiographie puisqu',à l'occasion de ces 45 ans de carrière, Rod Stewart est revenu avec un nouvel album de créations et ses mémoires dans lesquelles il dévoile tout ou presque de sa vie et de sa carrière.

Personnellement, à part ses tubes légendaires, je connaissais très peu de choses sur l'homme, et j'ignorais tout de sa vie privée, pourtant totalement rocambolesque. Marié trois fois, père de huit enfants avec cinq femmes différentes,  infidèle autoproclamé, Rod nous révèle sa vie  très "sex drogues et rock n' roll". Concernant la drogue d'ailleurs,  il confie n'avoir  jamais été en désintoxication,  mais  plutôt un consommateur occasionnel,  effrayé lorsque qu'il voit les dégâts sur le nez de son ami Ron Wood après avoir sniffé de la cocaïne, et du coup a décidé de prendre la coke par voie...anale!!!

 Le chanteur historique des Faces avoue  également dans ce livre avoir perdu sa virginité à l'âge de 16 ans, en compagnie d'une femme "plus vieille et plus large" que lui, sous un stand de bière au festival de jazz de Beaulieu, en 1961. Sa chanson "Maggie May" viendrait en partie de cette expérience primitive.

Vous le voyez, dans cette biographie, Rod ne nous cache rien ou presque de ses frasques passées,  mais il le fait toujours avec une constance : la légereté, sans jamais s'apesantir sur le coté tragique et sombre de sa personnalité ( ce qu'on peut aussi un peu déplorer). Un chapitre sur deux est consacré à sa carrière de manière chronologique, l'autre est titrée " disgressions" et permet au chanteur de nous parler coiffures, foot, modédisme ou belles voitures, toutes ses passions qu'il raconte avec pas mal de plaisir et de mauvaise foi toute british aussi.

Bref, une autobiographie vraiment plaisante à suivre, qui ne révolutionne certes pas le genre, mais qui nous apprend à mieux connaitre cet artiste aux tubes planétaires et à la vie si remplie.

 Rod Stewart - Maggie May

 

bruce2. Bruce  de Peter Ames Carlin ( ed Sonatine)

Je n’entendais jamais personne parler politique dans mon quartier, ça a dû tomber sur le tapis un jour à l’école parce qu’un soir je suis rentré et j’ai demandé à ma mère si on était républicains ou démocrates. Elle m’a répondu qu’on était démocrates, parce qu’ils défendaient les travailleurs. Et c’est la seule discussion politique que j’ai eue de toute mon enfance ».

Pour comprendre pourquoi  le petit gars, du New Jersey, qui  rapporte ces propos est devenu « The Boss »le chanteur de rock de la classe ouvrière, l’activiste politique démocrate, soutien de la première heure de Barak Obama, il faut se plonger dans « Bruce »la méticuleuse et dense biographie de Bruce Springsteen écrite par Peter Ames Carlin.

C’est plus qu’une biographie c’est un roman de l’Amérique qui commence, en 1949, par la description fine et précise de la vie d’une famille de la classe moyenne à Asbury Park, une petite ville côtière au sud de New York, et qui se termine à la Maison Blanche à la droite du premier président noir des Etats-Unis.

C’est une immersion  dans 40 années de Rock, du hangar de l’usine de planches  à surf où commencent  les répétitions d’un quatuor de jeunes chevelus en 1969, jusqu’au concert de la mi-temps du Super Bowl en 2009 regardé par des millions de spectateurs. On accompagne Bruce Springsteen, musicien, poète citoyen  parfaitement ancré dans son époque. Toujours à la poursuite d’un idéal égalitaire il devient au fil des années l’incarnation de la cause du peuple « a Working Class Hero ».

Truffé d’anecdotes parfois savoureuses :pourquoi n’a-t-il pas participé à Woodstock , comment à-t-il refusé les avances d’une Janis Joplin très entreprenante ? parfois poignantes : ses rapports difficiles avec un père sombre et mélancolique, son engagement auprès des familles des victimes du 11 Septembre ou de l’ouragan Katrina , le livre du journaliste spécialisé Peter Ames Carlin devrait réjouir bien plus que les fans du Boss.

 Dans une critique parue au tout début de sa carrière un journaliste qui deviendra son ami écrivait : « Springsteen est tout à la fois. C’est un loubard rock’n’roll, un poète urbain, un latin lover, un danseur de ballet, un acteur, un amuseur public, un meneur de troupe, un guitariste de folie, un chanteur extraordinaire et un compositeur de rock hors du commun ». Certes, et après avoir lu sa biographie, on peut également rajouter : Bruce Springsteen est vraiment un chic type.

Bruce Springsteen - Born In The U.S.A.

 Dernière chronique écrite par mon fameux comparse Michel que je remercie une fois de plus pour sa rapidité d'exécution et son talent!!!

Commentaires
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, de littérature adulte et jeunesse, critiques de pièces de théâtre, concert , expositions, musique, interviews et portraits d'artistes, comptes rendus de spectacles,  tests de jeu de société., couverture de festivals de cinéma ou de musique...

Visiteurs
Depuis la création 8 247 317

 

Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

mauvais gones
 

Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

Nous contacter

Une adresse mail : philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
169 abonnés