Baz'art  : Des films, des livres...
12 mai 2014

Une rencontre plus agréable que prévue

C'est une comédie romantique avec le romantisme et sans la comédie, en quelque sorte......J'ai pensé à un "In the mood for love" à la française dans l'esprit, puisque deux êtres se dévorent des yeux et avec le cœur, sans jamais passer à l'acte.....

Si parfois, mais uniquement dans leurs fantasmes, ce qui vaut des moments de films plus suggestifs.....

C'est une romance , elle part avec l'idée que pour deux personnes, tous les scénarios existent en même temps, dans un espace quantique inconnu, (appelons le l'amour), c'est à dire que ces êtres sont en fait des possibilités, toutes coexistentes, un peu pointu me direz vous, mais simplement expliqué dans le film, car l'amour est très généreux dans ce qu'il raconte......

Les dialogues ont simples et romantiques, citent un vers d'Aragon, quelques rares idées philosophiques, l'histoire n'a pas de surprises, mais Sophie Marceau est pleine d'entrain et de gentillesse, (comme le film)....Il y a peu de personnages secondaires, peu développés,
En savoir plus sur http://www.telerama.fr/cinema/films/une-rencontre,489973.php#FR1mWPq2662UB0MJ.99

une-rencontre_"Une rencontre", le nouveau film de Lisa Azuelos, voilà l'exemple même de film qui a tellement été lynché par la critique que, lorsque ma soeur et ma copine ont décidé d'aller le voir en salles la semaine passée, dans un ciné de la région parisienne - le pathé Conflans st Honorine, encore un excellent multiplexe-, j'ai failli les laisser y aller entre filles.

Et puis, je me suis vite ravisé, c'est vrai, quoi,  j'aime tellement aller au cinéma, et j'aime aussi tellement les romances au cinéma que je ne me suis pas fait beaucoup prier pour les accompagner, en espérant mettre de côté le pugilat unanime auquel s'était livré les critiques, de Télérama (qui n'hésitait pas à utiliser le mot si infamant de "navet" ), au Parisien- pourtant jamais méchant- qui concluait également au ratage total.

Bref, même si j'avais bien aimé LOL, le précédent film de la réalisatrice(du moins sa version originale, pas son remake américain pataud), appréciant notamment la justesse des situations décrites et le dynamisme de sa mise en scène, j'allais donc à reculons voir cette "Rencontre", persuadé que le film allait rejoindre le lot des films avec Sophie Marceau aussitôt vus aussitot oubliés (citons, de manière non exhaustive, "L'âge de raison", "De l'autre coté du lit", "arretez moi" pour ne parler que des films décriés sur ce blog).

C'est vrai quoi, même si les filles le reconnaissent peu, car elles l'adorent toutes, du moins toutes celles qui avaient entre 10 et 20 ans à l'époque de La Boum, Sophie Marceau est quand même l'unique actrice dont la cote de popularité ne faiblit pas, malgré la constance dans les mauvais films qu'elle enquille chaque année.

Or si "Une rencontre" n'est evidemment pas le chef d'oeuvre qu'il ne prétend d'ailleurs pas être, cela reste- à mes yeux du moins- plutôt une bonne surprise qui se voit en tout cas avec un plaisir certain pendant quasiment toute la durée du film (on fera néanmoins gentiment abstraction de la dernière scène que je ne raconterais pas mais qui m'a paru vraiment inutile).

 Evidemment, pour apprécier "Une rencontre", il faut avant tout être friand de ce genre qu'on appelle comédie romantique et se dire comme moi que l'histoire d'un amour entre un homme et une femme est certainement aussi vieille que l'histoire du cinéma, mais qu'on est prêt à en revoir une pour la xième fois.

Et d'ailleurs, c'est un des grands mérites du film, la réalisatrice semble avoir pleinement conscience du coté éculé de son intrigue, et du coup, sans jamais toutefois totalement bouleverser vraiment les codes du genre, elle s'amuse à en renverser certains clichés et à amener son histoire dans une direction moins attendue qu'escomptée.

En montrant justement  dès le début du film et en deux minutes chronos ce que les amoureux pourraient développer dans une histoire d'amour lambda mais se refuseront à faire (les  premières approches, les moments de bonheur, les engueulades, l’épouse trompée, le divorce),  le film surprend un peu et surtout , pose une belle question, celle de savoir si la plus belle histoire d'amour qui soit n'est pas celle qui reste exclusivement à l'état de fantasme. Ou, autrement dit, est que le meilleur moyen de conserver cette passion intacte et de la préserver pour l'éternité n'est il pas de ne pas la "consommer" et de rester dans le pur platonique?

rencontre

 Alors évidemment à cette question que je trouve des plus passionnantes qui soient, Liza Azuelos ne répond pas de la manière la plus sobre : en privilégiant une réalisation un peu tape à l’œil, qui fait parfois songer à un esthétisme de clip et en mélangeant  pas toujours avec bonheur réalité et fantasme, son film n'est pas aussi fluide et aussi fin que l'on aimerait ... Et encore, je ne parle pas des hasards de scénario qui font nous croire que Paris-et Londres- sont de toutes petites villes dans laquelle on peut se croiser sans le vouloir à tous les coins de rue..

Mais, malgré tout cela, sans doute d'une part parce que j'étais de plaisante humeur, je me suis laissé emporter par cette  belle romance, cette french version d"In the mood for love"- avec "Sarbacane" de Cabrel à la place du fameux "Yumeji's theme" de Michael Galassoã Shigeru ( on fait avec les moyens du bords). Et d'autre part, car il est bon aussi parfois de rêver un peu en allant au ciné - et dieu pourtant que j'aime les films réalistes mais pas non plus forcément tous les jours, et d'autre part, car le duo Sophie Marceau- François Cluzet est quand même glamour à souhait, l'actrice que j'ai pu égratigner en début de billet étant particulièrement à son aise dans un rôle typiquement écrit pour elle.

Bref, un film qui ne mérite pas du tout, à mes yeux, le flot de mauvaises critiques qu'il a reçu ici et là, mais peut-être est ce juste mon côté fleur bleue qui parle.. en tout cas, c'est certain, la prochaine fois, je n'aurais aucune hésitation à aller venir parasiter les sorties ciné entre filles :o)

Une rencontre - Bande annonce

 

tasmes, ce qui vaut des moments de films plus suggestifs.....

C'est une romance , elle part avec l'idée que pour deux personnes, tous les scénarios existent en même temps, dans un espace quantique inconnu, (appelons le l'amour), c'est à dire que ces êtres sont en fait des possibilités, toutes coexistentes, un peu pointu me direz vous, mais simplement expliqué dans le film, car l'amour est très généreux dans ce qu'il raconte......

Les dialogues ont simples et romantiques, citent un vers d'Aragon, quelques rares idées philosophiques, l'histoire n'a pas de surprises, mais Sophie Marceau est pleine d'entrain et de gentillesse, (comme le film)....Il y a peu de personnages secondaires, peu développés,
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Commentaires
A
Il a été pas mal reçu chez les blogueurs dans l'ensemble. J'ai eu envie puis plus envie de le voir mais j'admet que le scénario n'a pas l'air si éculé que prévu puisqu'il ne la vive pas physiquement leur histoire.<br /> <br /> Cependant, je ne crois pas que j'irai le voir au ciné, j'ai d'autres projets en tête !
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C
Je n ai pas trouvé la dernière scène inutile au contraire elle reste dans l esprit du film et le conclue parfaitement :) Effectivement une histoire banale mais une mise en scène originale!
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P
Comme tu dois t'en douter, celui-là, même si on me payait, je n'irai pas le voir ! ;)
Répondre
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Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

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