Baz'art  : Des films, des livres...
9 mars 2015

Vincent n'a pas d'écailles...et pas de scénario non plus!!!

 vinrec_9686_c_laurent_thurin_nalVous avez du le remarquer si vous êtes un fidèle lecteur de ce blog: j'ai de plus en plus de scrupules à dire du mal d'un film que je n'ai pas aimé, et  tandis qu'au début de mon site, je consacrais une rubrique hebdomadaire aux coups de griffe cinéma, désormais,  je réserve un sort différent aux  films qui ne m'ont pas convaincu : soit je n'en parle pas du tout (ainsi, "Sous les Jupes des filles" et "le coeur des hommes 3", de vrais gros nanars, sont passés à la trappe de ma plume), soit j'essaie de trouver pas mal de qualités en compensation, soit je fais une critique pas très positive, mais je la contrebalance avec un lien vers une autre critique plus favorable que la mienne.

J'ai d'autant plus d'états d'âme à lyncher une oeuvre et à être peu tendre avec elle  lorsque le long métrage en question  est ce qu'on "appelle "un petit film", c'est à dire fait avec très peu de moyens et ne bénéficiant pas d'une promotion lui permettant d'avoir un public bien défini au départ.

Bref, tout ce long préambule pour expliquer mon malaise devant la projection en avant première fin janvier,  au Comoedia d'un  premier long métrage "Vincent n’a pas d’écailles" de Thomas Salvador qui était pourtant précédé d'une très flatteuse réputation et qui m'a pourtant laissé assez circonspect pendant toute la projection du film.

C'est un film que j'avais très envie de défendre, j'avais même lancé un jeu concours pour soutenir sa sortie, tant j'étais convaincu que le film, présenté  avec grand succès dans un grand nombre de festivals, avait tout pour me séduire et même m'épater.

Or, si Vincent n'a pas d'écailles part d'une excellente idée, à travers un personnage de super héros qui possède un pouvoir (celui d'avoir des forces décuplées au contacte de l'eau) dont il ne veut rien faire,  malheureusement, le film illustre la démonstration qu'une bonne idée, si elle n'est pas plus développée fait souvent un bon court métrage  mais assurément pas un bon long métrage, et finit souvent par plonger le spectateur dans l'ennui.

Et malheureusement c'est ce qui arrive ici tant Salvador, qui avait jusqu'à présent réalisé un certain nombre de courts métrages qui avaient bien marché, ne semble ne pas savoir quoi faire de sa belle idée de départ, et si le film dure 1 h 18, il m'a semblé trois fois plus long que des films de plus de 2 heures, comme "Mommy" ou bien d'autres...

Le film est cantonné dans un minimalisme tellement flagrant (très peu d'histoire, de dialogues, de rebondissements, d'humour, d'émotion, de situations crédibles), qu'on a pas grand chose à quoi se raccrocher, à part les très beaux paysages de lacs et de montagnes et la  trop courte présence de la sublime Vimala Pons.

"Vincent n'a pas d'écailles" ne dépasse jamais le stade du film concept, et on se retrouve très loin du film qui détournerait les codes du genre du super héros comme j'avais pu le lire ici et là.

Ce peu d’idées dans la mise en place d’une intrigue transparait à l’écran par une répétition de scènes purement accessoires et nous achève dans une longue course poursuite sans dialogues et sans enjeu véritable. J'ai hélas pas mal pensé pendant la projection du film au cinéma d'Alain Guiraudie, un cinéaste énormément encensé par la presse insitutionnalisée, mais qui moi, m'a toujours profondément ennuyé, voire agacé.

Cela dit, concernant "Vincent n'a pas d'écailles" est un film qui m'a finalement rendu plus triste (c'est ça les films français originaux et novateurs que la presse défend becs et ongles??) qu'enervé.

Mais  comme j'ai dit au début de ma chronique que je n'ai pas pour volonté, concernant des films à faible budgets de ne vous laisser qu"avec un seul son de cloche, ainsi, j'ai eu envie de vous laisser le commentaire d'une de mes lectrices, Isabelle, qui m'a laissé un mail, pensant que comme j'avais défendu le film avec ce billet concours, je l'aimais aussi énormément (sauf que hélas non) :

"Je reviens du cinéma et j'ai trouvé le film vraiment attachant et plein de charme et rien que pour ça je trouve qu'il mérite bien la moyenne. On aurait sans doute pu faire mieux, plus, avec cette belle idée et même avec un budget au ras des pâquerettes. Mais j'ai trouvé au film une belle fraîcheur, de la poésie même oserais-je dire et je peux vraiment dire que j'ai passé 1h20 vraiment agréable dans ces paysages que j'ai maintenant furieusement envie d'aller visiter ! Il faut juste y aller sans aucun a priori et ne pas s'attendre à voir un film de super héros au sens où on l'entend habituellement..."

Du coup, merci  beaucoup, Isabelle, pour ce bel enthousiasme autour de ce film qui me donnerait (presque) envie d'y retourner pour voir si je suis toujours aussi ronchon ou si je peux me laisser porter par la poésie de ce film que j'avais eu un peu de mal à trouver, j'avoue...

Commentaires
I
Ah c'est intéressant de voir ce que tu en as pensé finalement ! Même si ce n'est pas forcément pour en dire du bien (c'est vrai que je comprends tes scrupules, bien que ce soit le jeu aussi, comme le souligne tinalakiller). C'est marrant, je comprends vraiment ce que tu veux dire, et pourtant, quelques jours plus tard, l'impression positive reste en moi ! Ce que tu dis à la fin m'interpelle également. Je ne suis pas sûre que dans ce cas précis tu trouverais le film génial si tu le revoyais dans la meilleure humeur du monde, mais je me suis souvent demandée à quel point mon impression pouvait varier en fonction de tous ces petits facteurs que je ne maîtrise pas forcément (l'heure de la journée, mon humeur, ma fatigue, etc.). Enfin en tout cas on est au moins d'accord sur une chose : la présence trop fugace de "la sublime Vimala Pons" !
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T
Au moins, pour ma critique de Birdman, tu es prévenu (je m'excuse d'avance si tu fais un infarctus, sincèrement :o ) ! Mais j'ai hâte qu'on en discute et que tu défendes ton point de vue (un blog est fait selon moi pour ça aussi et de toutes façons, je sais que d'autres viendront également le défendre, il n'y a aucun souci ;) ). Après, je déteste le cinéma d'Inarritu, donc quelque part, même si j'avais pourtant envie d'aimer ce film (franchement, j'avais tout sauf envie de le casser), disons que ce n'est pas surprenant au fond.
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T
Si ça peut te rassurer, je n'ai pas de scrupules des films, même les petits. J'estime qu'en tant que blogueurs et cinéphiles, nous sommes libres de dire son avis. Après je comprends ce que tu veux dire, mais parfois ça fait du bien de se lâcher et d'être franc. Et pour être honnête, en tant que lectrice, quand tu n'as pas aimé un film, j'aime bien retrouver des critiques bien vaches, ça te conforte parfois dans ton idée ! <br /> <br /> Ce film avait l'air sympa mais effectivement j'ai l'impression que ça ne reste qu'un concept. Dommage visiblement.
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P
Ah zut ! C'est le troisième avis plus que tiède que je lis sur ce film. Je ne suis plus très sûre d'avoir envie d'y aller... :(
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A
J'ai le même sentiment que toi à son égard, nous nous rejoignons totalement. J'en ai entendu beaucoup de bien, mais je ne parviens pas à comprendre pourquoi. On ne voulait pas blesser le réalisateur ?!<br /> <br /> Et il est un film que j'aurais voulu adorer, mais peine perdue, son absence de vie et de scénario a eu raison de moi !
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LE FESTIVAL DU FILM DE LAMA DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
 

 

Cette année encore, pour sa 32ème édition, le Festival du Film de Lama vous propose une programmation qui ravira petits comme grands, faisant une belle part aux œuvres présentées au Festival de Cannes avec des films venus du monde entier. Comme l'indique la devise du festival, rendez-vous aux "Chroniques d'un village monde" !
 
Le festival s'ouvrira sur le film de Sarah Arnols L'espèce explosive, présentée à la Quinzaine des Cinéastes cette année et mené par Alexis Manenti, Ella Rumpf et Vincent Dedienne.
 
Pour continuer sur cette lancée cannoise, le festival aura l'honneur de vous présenter La vie d'une femme de Charline Bourgeois-Tacquet mais aussi Notre Salut (Prix du Scénario - Festival de Cannes 2026) d'Emmanuel Marre, Minotaure (Grand Prix de Cannes 2026) de Andreï Zviaguintsev, La Bola Negra (Prix de la mise en scène - Festival de Cannes 2026) de Javier Calo et Javier Ambrossi ou encore Histoires de la nuit de Léa Mysius.
 

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN MONTELIMAR FILM FESTIVAL 15 ème édition

DU VENDREDI 18 AU JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026- Montélimar


Le festival De l'écrit à l'écran revient en septembre 2026 pour sa quinzième édition.
Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants. Il s'articule autour de 3 axes fondamentaux: ce qui s’écrit, ce qui se dit et ce qui se pense, sur la toile comme au-delà, et les met en lumière. En 2025, le festival a accueilli plus de 147 invités, organisé 140 événements dont 89 séances de cinéma et réuni plus de 33 000 spectateurs.

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