Baz'art  : Des films, des livres...
27 mars 2019

Cléa Vincent : des Nuits sans sommeil aussi légères que nécessaires!!

 

cléa

Elle nous avait épaté avec son remarquable premier album "Retiens mon désir" en 2016  et c'est peu de dire que Cléa Vincent fait plus que confirmer l'essai avec son deuxième album, Nuits sans sommeil (paru comme le premier album au label Midnight Spécial) dans lequel elle continue de nous offrir des petits bijoux pop, dans un très bel équilibre entre légèreté et gravité; profondeur et gravité .

Comme dans son premier album, Miss Vincent incarne assez magnifiquement cette génération respectueuse des générations précédentes, tout en les combinant à des tonalités assez dancefloors.

Dans ce nouvel album, elle dévoile une pop aux beats enjoués tout en fraicheur et volupté avec ici et là une pointe de mélancolie.

Cléa Vincent trousse des comptines électro-pop plutôt groovy, dans lesquelles l’on retrouve de multiples influences  de ces années 80 qu'on aime tant (Lio,  Dépêche Mode, Lio, Kylie Minogue, Etienne Daho, et même Berger et Sanson, référence assumée et jamais écrasante ...), qu’elle revisite à la sauce 2.0 avec des sonorités bien d’aujourd’hui.

 "Nuits sans sommeil" est un album qui décrit ces moments entre crépuscule et aube qui  s’éveillent à la sensualité et à l’envie de lâcher prise.

Une pop qui vaut bien mieux que la dimension gentiment acidulée à laquelle ’on pourrait  s’attendre à la première écoute, d'une candeur et d'une désinvolture masquant joliment des textes parfois teintés d'une certaine cruauté.

cleavincent

Plus que d’autres artistes de sa génération,  Cléa Vincent excelle dans un penchant faussement ingénu de son personnage et de ses créations.

En exemple, l’excellent second morceau de l’album Sexe D’un Garçon, qui sous sa légèreté de façade sert un propos  ô combien contemporain sur la place de la femme.

Il y a quelque chose du cinéma des années 80, de Rohmer à Beineix qui se projett  à nous, lorsqu’on écoute un album de Cléa Vincent, avec sous l’insouciance de la forme, la profondeur du fond.

 Il n’est pas nécessaire de poser un univers glauque et sombre  pour servir un propos fort, Cléa Vincent nous le montre superbement avec ses sons et ses phrasés qui s'adaptent parfaitement au beat des machines.

"La fête elle bat pas son plein, Caroline, Laëtitia, Séverin, Faudrait choper un tacot, On s’éclate pas un max, Et Caroline est schlass, Déprime, prozac, dodo, Tu vois maintenant je suis d’ac’, T’avais compris l’arnaque, dans les, dans les, dans les strass dans les, dans les, dans les, dans les strass, C’est pas du tout du tout ce que t’imagines, Dans les, dans les, dans les, dans les strass, C’est pas du tout du tout ce qu’il se passe, Dans les, dans les, dans les, dans les strass, C’est pas du tout du tout ce que t’imagines, Dans les, dans les, dans les, dans les strass, C’est pas du tout du tout ce qu’il se passe."

Il ya aussi un côté Dalida auquel on pense encore plus que dans le premier album et ce n’est pas sa belle et étonnante reprise de « Femme est la nuit » ,un titre  assez méconnu de notre grande diva égyptienne, qui infirmera cette filiation.

 

 Aussi important que nécessaire, Cléa Vincent se plaçe ainsi en digne descendante dans une affirmation pop de la féminité, qui n’a pas besoin d’une ambiance tristoune et anxiogène pour faire passer un message fort.

Sous la candeur et l’apparente futilité, Cléa Vincent réussit à trousser des morceaux profonds  et délicieusement addictifs…

Comme le disait le très sympathique Felix Moati récemment dans un interview, en écoutant un disque de Cléa, on a cette impression de familiarité , le sentiment diffus mais réel de retrouver une bonne copine dans lequel on reconnait ses mots et ses situations, et quoi de plus beau que d’avoir le sentiment d’être l’ami d’une si talentueuse artiste ?

Et on hâte d’aller voir notre grande copine Cléa défendre son nouvel album sur scène, qui est à n’en pas douter, vu le potentiel dansant de ses mélodies, son terrain de jeu idéal pour s’exprimer.

 

IMG_20190322_073524_794Et Cléa étant aussi sympathique que brillante artiste, on a eu droit à une dédicace personnalisée qui nous a fait chaud au coeur !

 

 Pour les parisiens convaincus par notre article, c'est le moment de prendre ses places pour aller à l'applaudir à la Cigale du 9 avril, avant qu'il n'y en ait plus et l'on pourra aussi danser comme des fous  dans plein d'autres villes de France (Marseille, Bordeaux, Lyon, Lille, Poitiers, Nancy, Bourges, Caen, Vannes etc.) avec Cléa et ses beats endiablés, voir dates de tournée ci dessous .

 

 
09.03.19  POITIERS - Confort Moderne
20.03.19  MERIGNAC - Krakatoa
28.03.19  NANCY - L’Autre Canal
29.03.19 TOURCOING - Paradis Artificiels fest.
30.03.19  SANNOIS - Espace Michel Berger
04.04.19  NANTES - LFSM fest, La Barakason
09.04.19  PARIS - La Cigale
20.04.19  BOURGES - Printemps de Bourges Fest
25.04.19  SAINT-AVÉ - L’Echonova 
30.04.19  FECAMP - Théâtre Le Passage
02.05.19  EPINAL - La Souris Verte
09.05.19  HÉROUVILLE SAINT CLAIR - Big Bang Café
16.05.19  LYON - Changez D’Air Fest
29.06.19  ANTIBES - Festival Nuits Carrées

 

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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

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Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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