Baz'art  : Des films, des livres...
26 avril 2022

Sortie en salles : Pour/contre : "Hit The Road" de Panah Panahi

131047402 (1)

 

Iran, de nos jours. À l’arrière d’une voiture le père arbore un plâtre, mais s’est-il vraiment cassé la jambe ? La mère rit mais ne se retient-elle pas de pleurer ? Leur petit garçon ne cesse de blaguer, de chanter. Seul le grand frère reste mystérieusement silencieux.

Pour son 1er long-métrage, dans le sillage du cinéma de son père (Jafah Panahi) et d’Abbas Kiarostami, le réalisateur réalise un film sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs et qui a reçu le Prix du meilleur film au festival de Londres.

Un film qui sort demain en salles, qui semble enthousiasmer pas mal de cinéphiles mais qui aura laissé la rédaction un peu divisée ( ce n'est pas le seul à venir dans ce cas) : 

2

 S’inscrivant dans le sillage du cinéma de son père (Jafah Panahi) et d’Abbas Kiarostami Panah Panahi– compose son film avec pour  motifs ceux déjà travaillés par ses mentors (la voiture, le paysage)  avec   une cellule familiale au bord du gouffre.

Comme son père, Panah utilise la voiture et ses passagers en guise de microcosme de la société iranienne.

n10

Panah Panahi réalise avec «Hit the Road» son premier long-métrage et impressionne d’emblée par son indéniable maîtrise technique.

Très précis dans sa mise en scène, le cinéaste privilégie l’épure pour accorder autant de place à ses personnages qu’aux sublimes paysages montagneux qu’ils traversent

.Le film est terriblement bien écrit, les dialogues, traversé d'humour absurde,  déclenchant des rires francs  avec une aisance indéniable.

Un beau voyage pour un ailleurs, synonyme de liberté pour des personnes qui en manquent cruellement.

 Ce road-movie marque la naissance d’un nouveau grand nom du cinéma iranien et révolutionne en quelques sorte le cinéma iranien. Michelio  

 

 

3

Alors, si le film a évidemment plein de qualités  il n'est sans doute  pas le cinéma que l'on préfère, trop de plans fixes et de plans larges à mon goût;  trop de non dits et de de silences pesants et  un récit trop linéaire et trop ténu pour me captiver..

 Disons que j'aurais tendance à te contredire quelque peu quand tu annonces que ce cinéma là bouleverse totalement le cinéma iranien car à part les 2-3 scènes de comédie musicale plutot pas mal j'avoue,  je trouve que Panah Panahi marche  totalement sur les traces du cinéma de père  ou encore plus celui  d’Abbas Kiarostami sans s'en affranchir vraiment..
Il déroule de fait un récit qui perd assez vite de son mystère dès que l'on comprendra les tenants et aboutissants de l'intrigue ....
Certes,  mes gouts, si on reste strictement sur le cinéma iranien, vont plus vers le cinéma de Farhadi, moins éthéré et minimaliste et certainement plus rentre dedans, plus corseté dans son scénario  et plus roublard, selon ses contempteurs ... 
Enfin c'est vraiment une question d'affinité personnelle pour le coup, et ce film devrait plaire aux cinéphiles en recherche de voyage cinématographique dépaysant !
Philippe

 

Commentaires
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, de littérature adulte et jeunesse, critiques de pièces de théâtre, concert , expositions, musique, interviews et portraits d'artistes, comptes rendus de spectacles,  tests de jeu de société., couverture de festivals de cinéma ou de musique...

Visiteurs
Depuis la création 8 254 320

 

Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

mauvais gones
 

Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

Nous contacter

Une adresse mail : philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
169 abonnés