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13 février 2024

Coup de cœur BD : J’y vais mais j’ai peur : Embarquement immédiat

 

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Pour se retrouver un jour en pleine mer, seule et pour trois mois, il faut être tombée dedans quand on est petite ou avoir une famille de navigateurs non ? Ce n’est pas le cas de Clarisse Crémer qui, longtemps, n’a pas su ce qu’elle voulait faire comme métier et a obéi aux chemins qui se présentaient à elle sans se poser des questions. Et puis un jour alors qu’elle bosse à Paris derrière un ordinateur, elle n’en peut plus, elle quitte la Capitale, rejoint son amoureux en Bretagne et comprend que la mer est son élément. A 27 ans, elle se lance dans sa première mini transat et une fois revenue sur terre, n’a plus qu’une envie : recommencer !

Etre motivée comme elle l’est et avoir toutes les capacités pour mener à bien ce genre de courses cela ne suffit pas. Comme souvent, malgré les discours « quand on peut on veut », pour aller au bout de son rêve, il faut de l’argent (et ici beaucoup d’argent car un bateau ça coûte cher) et un peu de chance. Clarisse en a puisqu’elle trouve un sponsor qui pense à elle pour le fameux Vendée Globe, ce tour du monde sans escale, sans assistance et en solitaire à bord d’un monocoque de 18m. Une course qui passe par la redoutée mer du Sud.

J’y vais mais j’ai peur nous raconte ainsi toutes les étapes de cette aventure incroyable depuis les préparatifs jusqu’à l’arrivée, au jour le jour, comme si nous étions à bord avec Clarisse Crémer, sauf qu’on est bien au chaud dans notre lit et qu’on ne risque pas de glisser sur le pont ou d’avoir le mal de mer (car oui on peut être une grande navigatrice et avoir quand même le mal de mer).

Avec humour et avec les très chouettes illustrations de Maud Bénézit qui nous guide dans toutes les spécificités techniques d’un bateau, dans la vie quotidienne à bord, on se glisse dans la peau de la navigatrice pour vivre les manoeuvres qu’elle doit effectuer, les réparations parfois mais aussi comment vivre une telle traversée moralement, physiquement et psychologiquement.

 

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si j’ai lu J’y vais mais j’ai peur avec autant de plaisir c’est que la femme derrière la navigatrice m’a plu. D’abord dans son récit, elle n’enjolive rien, elle est soit très forte d’avoir réalisé un tel exploit mais elle est très « humaine ». J’ai forcément pensé à la bd Dans la combi de Thomas Pesquet qui, là aussi, nous permet de vivre par procuration quelque chose d’extraordinaire mais par comparaison, Thomas Pesquet (bien que sympathique) m’a paru beaucoup plus comme une figure héroïque que comme un être humain dont je pourrais me sentir proche.

Autre point à signaler : Clarisse Crémer ne tombe jamais dans un discours simpliste, que ce soit lorsque les journalistes aimeraient qu’elle donne LA raison pour laquelle elle fait le Vendée Globe ou quand elle réfléchit aux conséquences « Autre point à signaler : Clarisse Crémer ne tombe jamais dans un discours simpliste, que ce soit lorsque les journalistes aimeraient qu’elle donne LA raison pour laquelle elle fait le Vendée Globe ou quand elle réfléchit aux conséquences écologiques d’une telle course et aux solutions possibles pour répondre aux enjeux environnementaux.

Bravo à Clarisse Crémer et Maud Bénézit pour cette bd qui a été aussi une sacrée aventure (lisez la postface !) et maintenant je vais suivre la navigatrice dans le prochain Vendée Globe 2024 !


J’y vais mais j’ai peur : PARUTION 17 janvier 2024  ÉDITEUR Delcourt  COLLECTION Encrages

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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

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Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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