Couv l'éléphant - rédComme vous devez le savoir- si vous lisez régulièrement mon blog- dès qu'un nouveau magazine apparait en kiosque et qu'il parle d'un thème susceptible de m'interesser (bon, évidemment, si c'est un concurrent d'auto moto, je passerais mon chemin), je me précipite en kiosque pour me le procurer  et donner à chaud mes impressions de lecture.

C'est ainsi que, lorsque j'ai su qu'arrivait en ce début d'année 2013 une toute nouvelle revue axée sur la culture générale, portant le nom intriguant de l'Elephant,   j'ai voulu immédiatement en savoir plus.

Et je n'ai meme pas eu besoin d'aller en kiosques  , car la maison d'édition qui le publie, Scrineo (maison d’édition généraliste indépendante  (essais, documents, guides pratiques, fictions jeunesse, fantasy et thrillers  crée en2006), m'a très gentiment envoyé un exemplaire de cette revue afin que je mette le nez dedans, ce que j'ai fait, dés réception.

Enfin j'emploie le mot "revue", mais en fait, on est plus proche, que ce soit au niveau de la qualité du papier, de la couverture, et  bien évidemment du contenu, d'un livre que d'une revue traditionnelle.

Ce qui est par contre d'ores et déjà acquis, c'est que L’éléphant est un concept 100% inédit qui repose sur une approche moderne et ludique de la Culture  Générale. 

Mais me dirirez vous d'emblée, posons la question qui nous préoccupe tous et toutes: quel est le coeur de cible ( comme on dit dans les réunions marketing) de la revue ?

En fait c'est bien simple, l’éléphant s’adresse au plus grand nombre, à savoir les 95% de français ( donc normalement vous...et moi) qui considèrent le savoir comme une chose importante dans leurvie et parmi eux,  aux 54% d’actifs (on va également dire vous et moi mais le risque de se tromper est plus grandpage Attali 1 qui estiment qu’ils n’y consacrent pas assez de temps (source – Les Français et leSavoir – PUF-GMF-TNS Sofres – Novembre 2012).

Bref, pour le dire autrement,  l’Éléphant se  revendique comme la première  revue de culture générale . 

Et autant dire, à la lecture du premier numéro,  que le pari est largement atteint à la lecture de cette revue (oui oui, ou de ce livre, on va pas chipoter trop longtemps dessus), qui englobe tous les sujets les plus divers et les plus larges qui soient, le seul point commun est le souci d'éléver par le haut le lecteur, mais sans le barber pour autant.

A l’heure où la société numérique nous bombarde d’information qu'on ne sait comment gérer et digérer, l'Elephant propose de grands dossiers, permettant de s’imprégner durablement d’une connaissance précise, hiérarchisée et validée, sans jamais perdre de vue l'essentiel, le plaisir de  la lecture.

La revue joue sur la diversité des sujets dans sept grands domaines : Arts et Littérature, Sciences et Environnement, Histoire, International, Politique et Société, Philosophie et Religion, Bien-être et Santé. Une de ses caractéristiques est qu'elle associe enseignants, experts, journalistes, et spécialistes des sciences cognitives. En effet, une des originalités de cette revue, c'est que tous les dossiers s’achèvent par des exercices élaborés par des spécialistes des sciences cognitives. La promesse étant de refermer l’Éléphant avec la mémoire dudit pachyderme. La formule a fait ses preuves puisqu'elle  été testée sous l’angle de la mémorisation des contenus, avec la collaboration du LEMC (laboratoire d'étude ses mécanismes cognitifs) de l'Université Lyon II.

Le tirage du premier numéro de l’éléphant est de 25000 exemplaires, les prochains étant prévus pour mi avril, puis fin juin.

Les deux personnes à l'origine du projet sont Guénaëlle Le Solleu, journaliste en presse écrite depuis 20 ans, était rédactrice en chef adjointe à La Tribune avant de se lancer dans le projet l'éléphant dont elle est la rédactrice en chef, et Jean-Paul Arif éditeur et fondateur de Scrineo, et directeur de la publication de l’éléphant.

Avec cette volonté de brasser autant de sujets de façon transversale, le risque serait d'aboutir à une revue qui pourrait ressembler  un peu à une aubpage Tavernier 2erge espagnole, mais l'ensemble garde une vraie cohérence et un vrai fil conducteur, le souci d'instruire de facon pertinente et originale  : on navigue ainsi d’une cartographie des conflits dans le monde à l’histoire de l’Encyclopédie, d’un passionnant dossier sur « Mémoire et émotions », illustré par une analyse de la madeleine de Proust, à un ambitieux exposé sur « La Chine et le monde depuis le XIXe siècle », du sel de Guérande à l’allégorie de la caverne…

Personnellement, j'ai particulièrement apprécié l'article  où 25 personnalités, aussi diverses que Bertrand Tavernier ( qui a également droit à un passionnant entretien sur sa culture générale), Jean-Jacques Aillagon, Isabelle Giordano, Thierry Marx, Robert Guédiguian, Gottlieb, Catherine Vidal, nous font partager leur vision forcement subjective mais toujours passionnante de la "Culture Générale ". 

L'article sur Verdi,  à l’aube du bicentenaire de la naissance du compositeur,  et sur le rôle qu'il a joué dans l’histoire italienne m'a tout autant captivé.

Et  même si je pouvais vous parler de toutes les pages sans discontinuité, je 'arreterais sur un dernier, l'entretien de 6 pages avec Jacques Attali , qui m'a permis de voir une autre facette de ce personnage, parfois enervant dans ses prises de position, mais toujours extremement brillant, comme l'illustre parfaitement cet entretien.

 Bref, je stoppe là mon éloge de cette revue. Et si j'ai réussi, comme je l'espère,  à vous convaincre du grand interet que suscite cette revue, et de sa place à part dans le paysage de la presse écrite française, soyez  bien attentifs à mon blog dans les jours qui viennent :  il se pourrait bien que je sois trés généreux avec vous et que j'ai des petits cadeaux à vous offrir...  et si vous avez d'ores et déjà  une mémoire d'eléphant, vous saurez vous souvenir de ma promesse.

L'éléphant, Revue trimestrielle, 160 pages. Prix : 15€ Distribuée en librairie et en points de vente presse dès le 24 janvier 2013.