sauvagerie

« Cette raclée ne ressemblait pas aux scènes de bagarre dans les films, où le gars tenait encore sur ses pieds après une centaine de coups de poing. Il savait qu’un ou deux chocs supplémentaires l’achèveraient : trauma crânien, lésions cérébrales. Et puis la peur le submergeait. Attaché à une chaise, prisonnier d’un remake de « Réservoir Dog » avec un malfrat latino et un psychopathe d’Hollywood, il ignorait par quel miracle il ne s’était pas encore pissé dessus. »

Viol, intimidation, mutilation, prostitution, argent facile, corruption…Sommes-nous à Medellin, Buenos-Aires, Rio de Janeiro ? Ou peut-être dans une nouvelle république d’Europe de l’Est ou dans un fief  mafieux de l’ex URSS ? Vous n’y êtes pas du tout chers lecteurs. Nous sommes dans l’usine à rêves de la Cité des Anges. Drogue, torture, gang-bang, chantage à la sexe-tape, inceste dans toutes les configurations et quelques meurtres bien sanglants : bienvenue à Hollywood.

Ouf ! Matthew Stokoe n’y va pas avec le dos de la cuillère. Déjà son titre en impose : « Sauvagerie » et ,dans le cas présent c’est presque un euphémisme. Tim scénariste raté a du mal à se remettre du meurtre de sa sœur, scénariste célèbre et reconnue, survenu il y a deux ans. Tim par hasard se retrouve avec un drôle d’héritage : un scénario inachevé qui ressemble à si méprendre à un crime non résolu sur les collines d’Hollywood. Petit détail Tim aimait tellement sa sœur qu’il couchait avec elle. Il sera aidé dans son enquête par un journaliste déchu qui a eu maille à partir avec une société de production très puissante.

Ce journaliste, veuf inconsolable, supporte mal  le départ de sa fille avec une ancienne gloire du porno, surtout qu’il couchait avec elle (majeure, la morale est sauve) depuis la mort de sa femme.

Et Ho ! Réveille-toi lecteur, nous sommes à Hollywood bon sang ! Ce quartier de Los Angeles que les anges, apparemment, ont désertés depuis longtemps. « Sauvagerie » le polar de Matthew Stockoe devient un espace de transgression assez stupéfiant, dans ce « Los Angeles Parano », avec ses sombres héros, nous naviguons par-delà le Bien et le Mal. Nous sommes à Hollywood que Diable. Avis aux amateurs.  

MD