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Le procès de Klaus Barbie constitue un événement inédit à tous les égards. C’est le premier procès pour crime contre l’humanité organisé en France. Il a suscité un extraordinaire travail de préparation et il a, pour la première fois, pris en compte la parole des témoins autant que les preuves matérielles.

Enfin, c’est le premier procès intégralement filmé, en application d’une loi prise spécialement à cet effet, constituant un type d’archives inédites.

Trois chefs d’inculpation furent retenus : la rafle au siège de l’UGIF du 9 février 1943, la déportation des enfants d’Izieu le 6 avril 1944 et l’organisation du convoi du 11 août 1944 ainsi que plusieurs plaintes individuelles de crimes contre l’Humanité.

Les Archives départementales et métropolitaines conservent les archives écrites du procès.

         À partir des archives du procès de Klaus Barbie conservées aux Archives départementales et métropolitaines, et de documents complémentaires issus en particulier du fonds du mémorial de la Shoah (à Paris) et des archives nationales de France, l’exposition propose de s’interroger sur la constitution des témoignages de ce procès, son écho à Lyon et au-delà, et ses répercussions à court et à long terme.

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Le rassemblement des témoignages commence dès les années d’Occupation, et se poursuit autour d’organismes spécialisés après la Guerre ; c’est en particulier le sens du « Mémorial de l’Oppression » à Lyon. Les victimes entament alors un long travail de reconstitution.

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Si dès 1972, l’image de Klaus Barbie réfugié en Bolivie apparaît sur les écrans de télévision, onze années seront encore nécessaires avant qu’il soit ramené et incarcéré  sur le sol français, et quatre années avant que s’ouvre le procès pour crime contre l’humanité autour de  la rafle au siège de l’UGIF du 9 février 1943, de la déportation des enfants d’Izieu le 6 avril 1944 et de l’organisation du convoi du 11 août 1944 de crimes contre l’Humanité.

 Le procès s’ouvre le 11 mai pour se clore le 4 juillet 1987 devant la Cour d’assises du Rhône. Pour la première fois, il est filmé dans son intégralité, en application d’une loi votée en 1985, créant les archives audiovisuelles de la Justice, témoignage mais surtout preuve de l’événement, qui rend de manière plus sensible l’émotion de la parole des témoins. L’écho du procès est considérable à Lyon et bien au-delà.

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Au-delà du verdict, ce procès, pour l’histoire et la mémoire, ouvre la voie à une réflexion en profondeur sur les événements de la Seconde guerre mondiale en France et l’accès aux archives de cette période, suscitant des questions qui se poursuivent encore aujourd’hui.

 

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Les mémoires du procès : Klaus Barbie devant la Justice

Archives du département du Rhône et de la Métropole de Lyon, du 15 septembre 2017 au 2 février 2018

34 rue Général Mouton-Duvernet, 69003 Lyon – contact : archives@rhone.fr

Réalisée en partenariat avec le Mémorial national de la prison de Montluc, cette exposition complète celle présentée au Mémorial.