Dans la lignée du Coco aprement défendu ce matin, on a vu d'autres films en salles en décembre dernier juste avant les fêtes, mais ceux ci ne méritent pas forcément un billet complet  et avant que les films de  2018 prennent la relève, quelques mots sur trois longs métrages étrangers

ghost story

On ne  développera ainsi  pas beaucoup sur A Ghost Story ( j'ai l'impression d'avoir passé mes fêtes sur twitter à casser ce film que d'aucuns classent parmi leur grand choc cinéma de l'année ) .

Il m'a semblé impossible pendant toute la projection de comprendre en quoi A Ghost Story mérite-un tel engouement de la part des média et de certains festivals comme Deauville ou Sundance qui l'ont encensé.

Marchant sur les pas d'un Terrence Malick ( mais celui des derniers films bien indigestes), David Lowery, dont on avait pourtant aimé Les amants du texas et même son plus mainstream Peter et elliot le dragon  pompe allégrement le cinéma de Malick et de son ambition métaphysique de raconter l'histoire de la vie et du monde à travers  un film sauf qu'il accouche d'un film terriblement contemplatif  et vide qui en ennuiera plus d'un à force de plans fixes interminables et vains ( tout le monde a parlé de celui de la tarte on ne reviendra donc pas dessus).

Aucunement la grande histoire d'amour à travers la mort que le film voulait être, A ghost story,  certes (un tout petit peu) plus intéressant dans sa dernière demi heure que dans la première heure d'un ennui abyssal, réussit la gaguere de gacher un  pitch qui semblait si  séduisant sur le papier  avec  un casey Affleck au jeu aussi fantomatique que voulu....

Assurément une des plus grosses déceptions de l'année ciné, ex aequo sans doute  avec "A beautiful Day "et le "Barbara "d'Almaric, trois films aussi prétentieux que profondément agaçants..

 

La-Fiancee-du-desert-la-critique

 On continue sur des films aux ambitions plus réduites mais au charme plus manifeste aussi ( pas de mal me diriez vous) , ainsi la fiancée du désert, le premier long métrage  des réalisatrices  argentine  Cecilia Atan et Valeria Pivato, doux suspens sentimental sur une femme de 50 ans qui renait un peu à la vie.

Certes, le scénario est très mince et pourrait tenir sur un timbre poste, l'histoire a été racontée des centaines de fois, mais ce road movie qui  nous plonge au au coeur du désert argentin. et nous narre  la rencontre inattendue de deux personnages en marge offre un certain charme, une poésie évidente et limpide .

On pense un peu aux films de  Carlos Sorin,  avec une même ambiance  pour ce Marius et Jeannette dans la Pampa pudique et tendre  qu'on peut voir  au jour d'aujourd'hui encore dans quelques salles.

heartstone


On finit avec le film islandais Heartstone du cinéaste Gudmundur Arnar Gudmundsson.distribué par Outplay et sorti sur une combinaison de quelques salles la dernière semaine de décembre .

Distribué par Outplay( cette société  de distribution indépendante que j'ai mis en avant récemment), et présenté à la Mostra de Venise, en 2016, Heartstone   est le portrait  lyrique et touchant de deux adolescents qui se préparent à passer à l’étape délicate de l’âge adulte, dans un  petit village reculé de pêcheurs du Sud de l' Islande.  

Si le film n'évite pas toujours les clichés inhérents au récit iniatitique et à la quête identitaire pour ceux qui en voient un certain nombre au fil des ans ( justement les productions OUtplay spécialiste du genre) ce long métrage est de belle tenue, et puise toute sa richesse dans  environnement naturel à couper le souffle, qui forment un décor majestueux, qui accentuent le coté rugueux et tragique des personnages...