Second roman de la rentrée littéraire en ce jour de première salve  : après un auteur confirmé il ya quelques heures, voici qu'on vous présente l'oeuvre d'un tout jeune auteur dont l'irruption est aussi soudaine que punchy..

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" La vulnérable était prise d'une crise incroyable, Paris tétanisé de conscience. La guerre nouvelle génération. Pas quatorze du tout, ni trente-neuf ni rien, une nouvelle qui ne ressemble pas, qui inaugure plutôt "

 

« Personne ne viendra me chercher ici. J’ai disparu de l’hystérie. Évaporé. Je me suis tiré pour de bon. Je n’avais pas tellement le choix. Désormais convaincu qu’il n’y a rien d’autre à faire que s’extraire complètement de l’agitation. Du festif comme du macabre. »

 

 Une fois n’est pas coutume, on déroge à notre sacrosainte d’une seule citation en exergue d’une chronique littéraire pour parler de KO, premier roman d’un tout jeune auteur qui sort ce jour en librairies tant il est important de comprendre la plume, qui apporte énormément à l’ensemble.

 Autant qu’un roman, KO- qui porte parfaitement son nom-  a tout d’un slam  scandé sur 150 pages ou d’une partition de jazz, genre musical que l’auteur semble beaucoup aimer et qu’écoute d’ailleurs les protagonistes de ce road trip aussi virevoltante que poétique.

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À travers l’errance de Citam et Capu, de jeunes marginaux et révoltés dans une Europe aussi désillusionnée que ravagées par les attentats et les faillites en tous genres, Hector Mathis tisse une épopée qui aborde des thèmes aussi profonds que la maladie, la solidarité, l’amitié, le deuil.

 Beaucoup de style et d’excès en tous genres : dommage que le fond, un peu trop mince, ne soit pas aussi fouillé que la forme, mais ce poème plein d’urgences et de trip porte en lui une voix aussi singulière qu’intense…

Une des bonnes premières surprises de cette rentrée littéraire, qui on l’espère en recouvrera plusieurs autres !!

 



KO, Hector Mathis Buchet Chastel