"Dans la coulisse, Montand l'attend. Elle s'effondre en larmes dans ses bras. Lui aussi probablement. Ils n'ont pas besoin de se parler pour dire ce qui est. Leurs regards suffisent. Il est une star internationale du music hall. Ce soir, et pour l'éternité, qu'elle le veuille ou non, elle est une star de cinéma à Hollywood."

Après Clark Gable et Carole Lombard, joliment vu par Vincent Duluc  un autre couple mythique du cinéma mondial fait l'objet d'un ouvrage en ce début 2021  :dans le livre «Je vous ai tant aimés…»,l’animateur de feu "Secret Story", Benjamin Castaldi se souvient avec tendresse de sa «mémé», Simone Signoret, et de son mari Yves Montand le père adoptif de sa mère Catherine Allégret.

Il nous dévoile des pans de cette relation particulière  Simone Signoret et d’Yves Montand, dont il fut proche jusqu’à la fin de leur vie, dans leur maison d’Autheuil.

Par cette  biographie croisée  on en sait un peu  plus sur ces deux monstres sacrés,  et cet amour assez extraordinaire qui les liait.

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À travers ce couple mythique, toute l’histoire du cinéma français, mais aussi celle de la gauche, du communisme et de la fin des certitudes nous est contée. Une vie jalonnée de succès, Casque d’or, Les Diaboliques, Les Chemins de la haute ville, La Veuve Couderc, La Vie devant soi ; Les Feuilles mortes, Le Salaire de la peur, La Folie des grandeurs, César et Rosalie, Jean de Florette… et de combats pour la paix, pour tous ceux qui souffrent, tous ceux que l’on persécute.

De Marseille à Hollywood, de Moscou à Paris, côtoyer ces deux monstres sacrés, c’est écrire une chronique du XXe siècle?: depuis l’Occupation jusqu’à la chute du mur de Berlin, sur les plateaux de cinéma, les scènes de music-hall, dans la rue, ou au bistrot.

Simone Signoret et Yves Montand à l’aéroport d’Orly, en 1959.
Enfin, ce livre nous fait entrer dans l’intimité d’une famille, celle de Benjamin Castaldi pour qui Montand et Signoret furent des modèles inoubliables trop tôt disparus. 

En somme, une histoire du XXème siècle dont ils ont connu certaines des heures les plus lumineuses comme les plus sombres, depuis l’Occupation jusqu’à la chute du mur de Berlin, sur les plateaux de cinéma, de théâtre, de télévision, dans la rue, au bistrot ou à la tribune.

Forcément moins racé et plus sentimental que le livre de Duluc, cet hommage nostalgique d'un Benjamin Castaldi plutot plus convaincant que dans ses prestations TV mérite d'être approché.


« Je vous ai tant aimés… », par Benjamin Castaldi, avec la collaboration de Frédéric Massot, aux éditions du Rocher, le 10 février en librairie .