[CRITIQUE] GANGS OF TAÏWAN, le polar percutant de l'été est taiwanais !!
Le passage par le film de gangsters me permettait de mettre en exergue l’énergie électrisante de la jeunesse qui vit à toute allure, qui fait preuve de témérité et de narcissisme candide. Il me permettait aussi d’orchestrer un contraste saisissant entre la vie de Zhong-Han le jour et la nuit. Du coup, le film de gangs-
ters s’est imposé comme le registre parfait pour cette histoire.
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À Taïwan, Zhong-Han, un jeune homme mutique d'une vingtaine d'années, mène une double vie. Employé dans un restaurant familial le jour, il rackette en bande la nuit pour le compte de parrains locaux. Mais le rachat du restaurant par un homme d'affaires véreux met en danger ses proches, et oblige Zhong-Han à affronter son propre gang.
GANGS OF TAÏWAN (LOCUST), premier long-métrage de Keff, présenté à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2024 est sorti en salles mercredi dernier.
Le cinéaste dresse un portrait de la jeunesse taïwanaise, incarné par un héros mutique ( on ne saura jamais vraiment les causes de ce mutisme, conférant à ce personnage un romanesque qui emporte le film ailleurs) qui évolue dans un univers où règnent la violence et le désespoir.
Il faut savoir que l'histoire se déroule à Taipei en 2019, au moment des manifestations à Hong Kong contre l'ingérence juridique de la Chine.
À travers ce thriller, Keff dessine le tableau de son époque, explorant la solitude et l’ascension de la violence.
Ce portrait d'une jeunesse abandonnée et désengagée dénonce mine de rien la collusion entre les triades et le pouvoir politique dans cette démocratie menacée par son puissant voisin chinois.
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Niveau mise en scène, pour un premier long, le résultat s'avère des plus étonnants et convaincants : Keff reprend, tout en les revisitant à sa sauce, des codes propres aux grands films néo-noirs.
Keff opte pour une mise en scène d’une élégance indéniable, qui alterne avec une grande maestria naturalisme brut et une stylisation avec des utilisations de néons colorés, entre Melville et Wong Kar Wai avec en point d'orgue des évidentes influences d'un Nicolas Winding .Refn, le personnage principal du film étant un lointain cousin du Ryan Gosling de Drive.
Apre et résolument contemporain, et en outre porté par d’excellents comédiens, ce GANGS OF TAÏWAN, plein de rage et d' une énergie inhérente à la jeunesse, est assurément le polar percutant de notre été 2025
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En salles depuis le 30 juillet 2025.
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