Baz'art  : Des films, des livres...
13 août 2025

Les rencontres de la photographie d'Arles 2025 : focus sur 5 expositions les plus....(première partie)

 

La semaine passée, pour la toute première fois de l'existence de baz art on a eu la chance d'aller aux Rencontres  de la photographie d'Arles, qui fêtaient pourtant sa 56e édition
Et on est partis à la rencontre  d'une photographie qui, des voix des peuples premiers d'Australie à la foisonnante scène contemporaine brésilienne, en passant par le regard de Nan Goldin, de Louis Stettner, d’Yves Saint Laurent ou Letizia Battaglia, affirme son rôle d'outil de témoignage et de transformation sociale.

Les Rencontres d’Arles nous ont paru être comme une plateforme essentielle de dialogue et de prise de conscience, un endroit où les artistes pouvaient s’exprimer et faire entendre leur voix en toute liberté, et embrasser avec ferveur les regards qui célèbrent la diversité des cultures, des genres et des origines.

 

Parmi toutes les expositions présentées, on a voulu en mettre dix en avant.

Voici la première partie de l'article avec les cinq premières d'entre elles qui nous ont paru la plus... : 

 

1 ...la plus émouvante : Father, Diana Markosian

 

 

Née en 1989 à Moscou, Diana Markosian a quitté de nuit la Russie en 1996 avec sa mère et son frère, pour ne plus revoir son père pendant quinze ans. Mais ce qu'elle ignorait, c'est que ce dernier l'a cherchée désespérément.

Devenue adulte et artiste, elle part à son tour à sa recherche, retisse avec cet écrivain solitaire aux cheveux blancs l'histoire non vécue de son enfance.

Comment renouer avec un parent devenu étranger ? Peut-on rattraper le temps perdu ? Diana Markosian tente une réponse en explorant avec énormément de douceur le thème de la réconciliation.

Photos larges et elliptiques, films dans la veine symboliste où le détail dit tout, installation spacieuse comme un plateau de cinéma, Diana Markosian émeut aux larmes dans une exposition totalement déchirante !!!

Une rencontre au nom du père et des retrouvailles qui fendront le cœur des plus endurcis!!!

« Diana Markosian. Père » , Espace Monoprix.

 

 

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2... la plus dangereuse : « Letizia Battaglia. J'ai toujours cherché la vie » 

 

 


Letizia Battaglia se dévoile superbement entre reportages saisissants sur la mafia et portraits vibrants de Palerme.

De cette formidable photographe sicilienne, autodidacte née et morte à Palerme (1935-2022), première femme européenne à recevoir le prix W. Eugene Smith en 1985.  on retiendra évidemment en premier lieu les images de la mafia qui ensanglante la capitale de la Sicile pendant plus d'une décennie et qu'elle documente chaque jour pour le quotidien L'Ora.

C'est avec un mélange de frontalité et de pudeur qu'elle photographie dès le début des années 1970 les héros, les victimes et les tueurs de cette guerre contre le crime, composant des tableaux de la brutalité radicale comme cette photo du  fringant juge Falcone, assassiné à 53 ans en 1992 sur ordre de la Cosa Nostra. 

Mais l'exposition montre aussi que Letizia Battaglia n’est pas seulement cette photographe des meurtres sanglants , témoin ses émouvants clichés de misère -ses pudiques photos érotiques, ou encore ses clichés saisissants  de patients de l’hôpital psychiatrique de Palerme.

Une exposition captivante sur une photographe qui a fait de l’image un acte de résistance.

 

« Letizia Battaglia. J'ai toujours cherché la vie » ,Chapelle Saint-Martin du Méjan

 

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3... la plus humaniste : « Le monde de Louis Stettner » 

 

Véritable monument de la photographie, Louis Stettner (1922-2016) est né à Brooklyn de parents juifs originaires de Czernowitz en Bucovine, pays appelé désormais aujourd'hui l'Ukraine.

Louis Stettner, n’aura jamais renié ses engagements, depuis son compagnonnage avec la Photo League, association new-yorkaise de photographes engagés à gauche fréquentée dès la fin des années 1930, jusqu’à ses prises de position multiples : en faveur des femmes, contre la guerre du Vietnam, pour la libération de la militante Angela Davies, ou bien encore proche des travailleurs.

 Difficilement réductible à un genre, ou à une école, son oeuvre traite de la façon dont les êtres parviennent à vivre ensemble, par-delà les luttes et les tensions liées notamment au rythme de la ville

L'exploration de ses archives en 150 photographies tirées par lui-même avec un fort contraste est une leçon pour l'oeil   Les clichés de Louis Stettner, entièrement en noir en blanc, sont une véritable leçon de street photography . 

L’œil du photographe balaie aussi les rues de Paris, offrant un travail urbain et humaniste sur les deux continents. 

Assurément,  cette expo ravira tous les fans du genre....et les autres aussi !!

 

« Le monde de Louis Stettner » , Espace Van Gogh.

 

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4... la plus élégante ... Yves Saint Laurent et la photographie 

 

 

On croiyait tout savoir ou presque sur Yves Saint Laurent assurément l'un des couturiers les plus photographiés du monde.

Il est aussi celui qui a regardé attentivement la photographie, d'Avedon à Bailey, de Bourdin à Horst, d'Issermann à Moon et Sieff.

Ils sont tous là,  dans cette collection  exceptionnelle sorties des archives du Musée Yves-Saint-Laurent-Paris, qui est fermé pour deux ans de travaux, tous présents  ces maîtres de l'image qui font son portrait

On découvre à la fois, Yves Saint Laurent, modèle de nombreux portraits emblématiques signés Irving Penn ou Helmut Newton, la façon dont des photographes comme William Klein ont offert une autre vision de ses collections et participer à leur rayonnement

Ce que les photographes saisissent de l'homme, ils le captent aussi dans sa mode et ses créations.

Inédit, fascinant et passionnant.

« Yves Saint Laurent et la photographie » à la Mécanique générale.

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5.... la plus grinçante: Kourtney Roy, La touriste 

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Artiste influencée par la peinture et le cinéma, la canadienne désormais installée en France Kourtney Roy développe un univers photographique basé principalement sur l'autoportrait et la fiction

Sa propre image, utilisée dans d'audacieuses métamorphoses aux couleurs caractéristiques, lui permet d'explorer de multiples identités féminines dans des décors appartenant au réel. 

Se laisser happer par l'expo Touriste, présentée à Arles, c’est plonger littéralement dans un bain de couleurs, au milieu des murs repeints en jaune et turquoise. 

C’est aussi être emportés par une vague de couleurs pop saturées et acidulées et les prendre en pleine poire, comme les personnages de Roy prennent le soleil frontalement.

 Kourtney Roy manie la dérision et le too much comme pas deux dans ces formidables clichés de vacances artificielles où la recherche de la jeunesse, le décor factice et les paradoxes prennent le dessus pour mieux dévoiler l’atmosphère sinistre sous-jacente.

De l’esthétique pure, entre mode et art à savourer au second degrés, pour notre plus grand plaisir.

 Kourtney Roy, La touriste - Ancien collège Mistral

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Nos expos coups de cœur en quelques photos triés sur le volet ( certaines de ses photos sont traités dans cet article, d'autres le seront dans le second à venir )  :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retrouvez toute la programmation sur le site des rencontres d'Arles 

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LE FESTIVAL DU FILM DE LAMA DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
 

 

Cette année encore, pour sa 32ème édition, le Festival du Film de Lama vous propose une programmation qui ravira petits comme grands, faisant une belle part aux œuvres présentées au Festival de Cannes avec des films venus du monde entier. Comme l'indique la devise du festival, rendez-vous aux "Chroniques d'un village monde" !
 
Le festival s'ouvrira sur le film de Sarah Arnols L'espèce explosive, présentée à la Quinzaine des Cinéastes cette année et mené par Alexis Manenti, Ella Rumpf et Vincent Dedienne.
 
Pour continuer sur cette lancée cannoise, le festival aura l'honneur de vous présenter La vie d'une femme de Charline Bourgeois-Tacquet mais aussi Notre Salut (Prix du Scénario - Festival de Cannes 2026) d'Emmanuel Marre, Minotaure (Grand Prix de Cannes 2026) de Andreï Zviaguintsev, La Bola Negra (Prix de la mise en scène - Festival de Cannes 2026) de Javier Calo et Javier Ambrossi ou encore Histoires de la nuit de Léa Mysius.
 

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN MONTELIMAR FILM FESTIVAL 15 ème édition

DU VENDREDI 18 AU JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026- Montélimar


Le festival De l'écrit à l'écran revient en septembre 2026 pour sa quinzième édition.
Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants. Il s'articule autour de 3 axes fondamentaux: ce qui s’écrit, ce qui se dit et ce qui se pense, sur la toile comme au-delà, et les met en lumière. En 2025, le festival a accueilli plus de 147 invités, organisé 140 événements dont 89 séances de cinéma et réuni plus de 33 000 spectateurs.

De l'écrit à l'écran - Cinéma Festival - Montélimar - 2024 | De L'écrit à l'écran

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