Rencontres de la photographie d’Arles :« Lueur nomade" Ming Smith, le sens du cadre et du rythme
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Figure majeure de la photographie afro-américaine (elle a été la première photographe afro-américaine à entrer au célèbre Metropolitan Museum of Modern Art de New York en 1979), mais trop méconnue en France, Ming Smith expose plusieurs décennies de son travail à l'église Saint-Anne lors des rencontres photographiques d'Arles.
L’artiste sublime les corps par le mouvement, comme à travers les valseuses du Ailey American Dance Theater dont les robes sont capturées dans une danse aérienne.
Elle-même danseuse, cette discipline est ancrée dans l’œuvre de la photographe, car c’est une manière, pour elle, de retransmettre les émotions et de magnifier le corps.
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L'exposition "Lueur nomade" retrace plus de quatre décennies d’attention aux lumières d’Europe et d’Amérique. Mariée à un musicien de jazz, Ming Smith va aussi trouver de la beauté dans cette musique.
On le devine à travers le voile pailleté du jazzman Sun Ra, durant un concert en 1978.
Au fil de cette chronique où rythme et sens du cadre se superposent, se croisent ce cher Sun Ra, tout en cape et paillettes, et un groupe de flamants roses à la tombée du jour.
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Guidées par le langage du corps, le rythme et la résonance émotionnelle, ses photographies laissent l’identité noire ouverte, complexe et en constante évolution. On y croise une Amérique nocturne sublimée par le jazz.
On y rassemble des fragments de Paris et Rome comme des souvenirs lointains. On devine des sensations sur des visages et dans des gestes évanescents.
Mais Ming Smith photographie aussi James Baldwin, écrivain américain qui a notamment exploré les tensions autour des distinctions raciales, sexuelles ou de classe. La photographe explore les corps, mais aussi les lieux et incite au voyage, à Dakar, au Caire ou en Côte d'Ivoire
Chez cette passionnée de musique, la photographie s'impose avant tout comme un médium de sensations.
Un travail plein de douceur et d'intentions, aussi groovy qu'engagé.
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L’exposition « Lueur nomade » est présentée à l’église Sainte-Anne, dans le cadre des Rencontres de la Photographie d’Arles, jusqu’au 4 octobre.
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