Rentrée littéraire Un mal irréparable : il est comment le dernier roman de Lionel Duroy?
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Frédéric Riegerl, écrivain connu et reconnu découvre à plus de soixante-dix ans que ses parents lui ont caché une grande partie de leur vie, alors qu'ils étaient jeunes mariés en Roumanie soviétique.
Arrivé à l'âge de sept ans en France, il n'a aucun souvenir de ses premières années dans ce pays communiste, surtout que son père et sa mère, tout à leur désir d'intégration, ont tout fait pour oublier un passé traumatisant.
En découvrant une photo, puis le témoignage que sa mère a laissé au Mémorial des victimes du communisme, Fréderic se rend comte qu'il n'a jamais vraiment connu ses parents.
" On ne sait jamais ce que le passé nous réserve." cette citation de Françoise Sagan convient parfaitement au nouveau roman de Lionel Duroy.
Du ressenti intime d'une famille qui se tait, à la réalité historique, terrible et douloureuse de la Roumanie derrière le rideau de fer, un écrivain vieillissant se demande qu'elle aurait été sa vie si ses parents lui avait raconté l'horreur vécue, des années passées dans un camps de déportés, ses parents étant accusés d'être des bourgeois contaminés par l'occident.
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Evidemment l'argument est honorable et poignant, et la description de la vie quotidienne d'un jeune couple dans un camp de concentration est absolument terrible et pourtant le récit ne fonctionne pas et les allers-retours du passé au présent semblent forcés.
Qu'un homme, un écrivain qui plus est, donc un intellectuel, n'ait pas questionné sérieusement ses origines et ses parents sur leur vie en Roumanie parait improbable, et qu'il soit tout à coup, à l'automne de sa vie, touché par la grâce de l'histoire familiale semble tiré par les cheveux.
Que ce même écrivain qui peine à aligner trois mots en roumain à l'aéroport de Roissy, n'a plus aucun problème de communication une fois arrivé à Bucarest, conversant facilement avec tous les témoins de la Roumanie soviétique qu'il rencontre.
Au risque de paraitre mauvais coucheur, ce genre de situation romanesque a complètement bloqué ma lecture.
Le fond est estimable et édifiant, mais la forme a eu raison du lecteur. Dommage, car j'avais vraiment bien aimé les autofictions de Lionel Duroy*
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Un mal irréparable Lionel Duroy
editions Mialet Barraut, rentrée littéraire août 2025
*Lionel Duroy est l’auteur de plus d’une vingtaine de romans dont Le Chagrin (prix François-Mauriac, prix Marcel-Pagnol), L’Hiver des hommes (prix Renaudot des Lycéens et prix Joseph-Kessel), Eugenia (prix Anaïs-Nin).
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