Critique d'album « Finalement ». Kemmler, le rappeur pas comme les autres
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Quand on parle de rap marseillais, on pense rythme entêtant, accent chantant, morceaux ensoleillés. Kemmler, c’est tout l’inverse.
Cet artiste de 35 ans n’est pas le plus populaire de la cité phocéenne. Car depuis ses débuts dans la musique il y a vingt ans, Kemmler aura réussir à bâtir un univers musical loin des tendances. Avec son rap tantôt mélancolique tantôt romantique, Kemmler n'est pas un MC comme les autres.
Yoann Haouzi, à l’état civil, aime tremper sa plume dans les sentiments amoureux, les relations entre humains, les tourments de la vie. Finalement, son cinquième album, ne déroge pas à la règle.
Dimanche dernier dans la toujours géniale salle de la Rayonne, notre KEMMLER aura retourné la scène avec son énergie et ses textes qui frappent droit au cœur et aura offert un show intense, sincère et puissant, comme seul lui sait le faire.
Ce concert est l'occasion idéale de mettre en avant sur Baz'art, qui ne parle pas assez de rap comme on aimerait le faire, son dernier album en date, Finalement, sorti en octobre 2025.
Entre bouleversements personnels et retour à l’indépendance artistique, Kemmler continue de rapper de son flow affuté sa vie, ses doutes, ses douleurs, celles qu’il inflige ou qu’il encaisse, ses échecs.
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Un rap tranquille mais loin d’être fade ou polissé.
Kemmler chante un peu aussi, joue du piano ; il assume ses influences chanson, ici encore plus qu’avant.
Ce cinquième album se rapproche aussi de l’écriture et de la mise à nu d’un Orelsan parfois. Kemmler fait un virement dans son fonctionnement, quittant un gros label, Universal pour retourner à l'indépendance de ses débuts avec plus de liberté et d'autonomie mais aussi moins de force de frappe forcément.
Et autre gros changement, c’est la durée des titres. Kemmler s’adapte à son temps, avec des titres qui pour la plupart avoisinent les 2 minutes.
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Et il reste vraiment doué pour faire passer ses émotions, de l’amour ou l’espoir à la mélancolie. (Je ne sais pas « Si c’est toi » et « J’sais pas Finalement », « Chaise vide » et « Famille -1 »), ses titres d’amour, ses angoisses pourraient tourner à la redite mais fonctionne à chaque fois, parce que c’est pas du cinéma, c’est la sincérité qu’il nous offre.
Qu’on s’y projette ou qu’on se la joue voyeur, « Finalement » chanter l'amour ses peines et ses fissures ça a autant d’impact que chanter la société.
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