L’Hôtel du Libre‑Échange aux Célestins: l'alliage Feydeau-Nordey : pas d'offre 5 étoiles à la carte!
" L'Hôtel du libre échange, 220 rue de Provence, recommandé aux gens mariés, ensemble ou séparément. "
Mari, femme, amant, neveu, ami envahissant et ses quatre filles vont tous se retrouver, alors qu'ils ne le faut surtout pas, à l'Hôtel du libre échange, un établissement peu regardant sur la clientèle.
Bon, c'est du classique et c'est du Feydeau et l'on connait bien son ricanement moqueur sur les mœurs bourgeoises du XIXème siècle, et toujours cette construction horlogère qui fera ouvrir des portes quand il ne le faudrait pas et rencontrer des personnes qui ne le devraient pas, puis écouter les absconses explications de ses tristes héros.
Il y aura du monde sur scène et des portes qui claquent. Monsieur Pinglet ment, Madame Pinglet râle, Madame Palliardin glousse et sadise Monsieur Palliardin, son chaste et continent mari, Mathieu l'ami du couple Palliardin, bégaie par temps de pluie et Victoire, la bonne hurle et accessoirement dépucelle Maxime, le sage et stoïque étudiant en philosophie.
Vous l'aurez compris à la lecture de ce résumé : dans cette pièce, tout le monde trompe, se trompe ou fait l'autruche.
C'est du Feydeau*, (*mais faut aimer Feydeau comme chantait Vincent D) mais ici dépoussiéré et désembourgeoisé, et surtout sans les ingrédients nécessaires à un bon Feydeau
Stanislas Nordey, qui avait déjà monté "La Puce à l’oreille" avec un certain succès, même si on n'avait pas vu cette version, n'apporte pas le rythme et la folie inhérente à l'horlogerie que requiert un bon Feydeau.
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On sait gré à Stanislas Nordey de bousculer les codes bien établis du vaudeville, en optant pour une mise en scène résolument minimaliste et conceptuelle.
Mais ce réalisme appuyé se fait au détriment du rythme et de la fantaisie que l'on aurait aimé avoir, et parfois le jeu des comédiens s'en ressent cruellement au long de ce 2h 50 de spectacle qu'on sent parfois passer, le comble pour un Feydeau
On sauvera quand même la belle prestation d'Hélène Alexandridis. qui incarne à la perfection la folie de ces bourgeoises qui ont du caractère.
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