[CRITIQUE] QUI BRILLE AU COMBAT de JOSEPHINE JAPY
Qui brille au combat marque les débuts à la réalisation de Joséphine Japy, dans une autofiction pudique et puissante inspirée de sa propre histoire familiale.
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On appréciait déjà Joséphine Japy, actrice vue notamment dans le " Mon inconnue" d’Hugo Gélin ou la série Tapie de Tristan Seguela.
Comme tant d'autres comédiennes avant elle, elle passe désormais à la réalisation, avec un projet très personnel ,Qui Brille au Combat au cinéma depuis mercredi dernier.
Coécrit avec Olivier Torres, le film puise dans son histoire familiale, et notamment de sa relation avec sa sœur, atteinte du syndrome de Phelan-McDermid.
Dans ce film, qui puise dans ses souvenirs autobiographiques mais que Joséphine Japy a voulu avant tout comme une fiction, la famille vit dans un équilibre fragile autour de cet enfant qui accapare les efforts et pensées de chacun, et qui pourrait perdre la vie à tout moment.
Chacun se construit, vit comme il peut avec les exigences de ce rythme et les incertitudes qui l’accompagnent. Les parents, Madeleine et Gilles, la sœur aînée, Marion.
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Quel quotidien et quels avenirs pour une mère, un père, un couple, une adolescente que la responsabilité de sa cadette a rendu trop vite adulte ?
Lorsqu’un nouveau diagnostic est posé, les cartes sont rebattues et un nouvel horizon se dessine…
La primo cinéaste réussit à être toujours à bonne distance de sa propre histoire, en ne tombant jamais dans le pathos tout en ne voulant pas afficher une trop grande pudeur.
Quiconque a été confronté de près ou de loin au handicap s’y retrouvera largement, dans notamment la valse des émotions paradoxales, entre dévouement sacerdotal et lassitude au quotidien. Joséphine Japy, certainement eu égard à ses souvenirs personnels, refuse catégoriquement tout misérabilisme.
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Baigné par le soleil de Nice qui brille au combat ne sera jamais sinistre, et toujours d’une insolente vivacité, la réalisatrice explore avec ce film les tensions, les élans et les renoncements qui traversent l’amour inconditionnel. Le titre du film renvoie d’ailleurs au prénom de la jeune sœur, Bertille (Sarah Pachoud), dont le sens étymologique est « qui brille au combat »
On apprécie le choix du format 1.66 qui donne à l'ensemble une verticalité intéressante, comme pour mieux cadrer les corps, comme parfois à bout de souffle.
Les acteurs composent une cellule familiale à laquelle on croit tout de suite : Mélanie Laurent en mère battante et jamais résignée est formidable de nuances.
Pierre-Yves Cardinal, à des années lumières de son personnage de "bouseux" de "Simple comme Sylvain", campe une figure paternelle tout en compréhension malgré ses absences répétées.
Quant à Angelina Woreth, elle confirme par la force de son interprétation et sa présence sauvage son très beau début de carrière
Que dire de Sarah Pachoud qui est, dans le rôle de Bertille, le cœur battant du film qui émeut terriblement juste avec des sons et des gestes?
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Une bouleversante chronique familiale, traversée par un grand élan de vie.
Un premier long-métrage à fleur de peau aussi brillant que combattant.
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