A voir aux Célestins : La guerre n'a pas un visage de femme: quand un grand livre enquête devient une grande pièce de théâtre
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Parole de femmes, qui, comme des millions d'hommes, se sont engagées dans l'armée russe pour lutter contre les nazis aux printemps 1941.
Des milliers de femmes soldats, souvent très jeunes, parfois tout juste sorties de l'adolescence, qui vont laisser leur innocence, leur insouciance, leur jeunesse dans les combats.
Elles furent artilleuses, infirmières, pilotes, mécanicennes ou simples soldats. A leur retour, elles reprendront comme elle pourront leur vie d'avant, modestes oubliées de l'Histoire.
De 1978 à 1985, Sveltana Alexievitch à recueilli les témoignages de ces femmes, des quinquagénaires qui n'ont rien dit mais qui n'ont rien oublié, qui ont du vivre, avec en mémoire, l'horreur absolue de la deuxièmes guerre mondiale.
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Une parole rare car l'image de la guerre est toujours masculine dans les livres. Dans une société patriarcale, ce ne sont que de toutes petites histoires sans intérêt. Des histoires de bonnes femmes.
Une femme à la guerre, c'est une mère qui a peut-être abandonné des enfants, c'est une femme qui passe ses journées entourée d'hommes, une femme qui volent les maris de bonnes épouses restées à la maison, et pourquoi pas des putes à soldats.
Sur scène, ce sont neuf femmes qui vont nous raconter, leur guerres avec leurs colères, leurs enthousiasmes et leurs mots à elles, des moment précieux recueillis par une journaliste investie.
Neuf témoignages forts de la vie d'avant, de la vie pendant et neuf façons de vivre l'après.
Neuf femmes se rencontrent et se racontent dans un appartement communautaire. Unité de temps, unité de lieu, unité de souffrance.
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Décors, costumes, scénographie hyperréalistes, actrices passionnées et passionnantes et comme toujours chez Julie Deliquet, dont Baz'art avait adoré " Wellfare " aux Célestins il y a deux ans, une folle maîtrise de la mise en scène de théâtre polyphonique.
Formidable fluidité dans la narration, de l'une à l'autre la parole circule, parfois violente, parfois joyeuse, mais toujours libre.
D'un très grand document de Sveltana Alexievitch, Julie Deliquet nous offre un très grand moment de théâtre.
Et c'est à voir a Lyon, aux toujours précieux Théâtre des Célestins jusqu'au 31 janvier 2026.
La guerre n’a pas un visage de femme
D’APRÈS LE LIVRE DE
SVETLANA ALEXIEVITCH
MISE EN SCÈNE
JULIE DELIQUET
théâtre création
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