Baz'art  : Des films, des livres...
16 mars 2026

Rencontre avec MPL- Interview sans filtre avec Arthur, un des membres du groupe

Le groupe s’apprêtait à se produire sur la scène du Transbordeur vendredi dernier dans le cadre du festival Chant de Mars

À cette occasion, MPL s’est confié sans détours, au cours d’une interview sans filtre avec Baz'art

MPL, la bande de copains devenue phénomène pop live, revient avec Bisous magique  un  “« manège musical », un parcours où chaque chanson représente une étape entre moments d’énergie et passages plus introspectifs.

 

 

Le projet accueille également deux précieuses collaborations : la chanteuse Clou sur le titre Sans avion et l’auteur-compositeur Ben Mazué sur Fleur bleue. 

C’est Arthur, le comédien du groupe  qui s’est prêté au jeu de l’interview… Place à l’interview !

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Arthur, allez sans préambule,  je t'enchaine de suite sur ce nouvel album avec en fil conducteur le fait de faire du bien, de consoler, non?  ..

Arthur  :  Bisous magique est un double album de seize titres, deux fois plus que Bonhomme. On voulait proposer quelque chose de plus riche, pas juste un petit format.

Je suis très fier de ce disque. On a réussi à explorer de nouveaux terrains, différents de Bonhomme ou L’étoile.

L’album est varié, peut-être plus émouvant aussi. En le construisant, on a vu émerger un fil rouge autour de la douceur, du soin, de la consolation. Ce n’était pas une volonté de départ, mais une évidence au moment de choisir les morceaux.

 

Qu’est-ce qui vous a guidés tout au long de l’écriture de Bisou magique, est-ce que vous aviez un fil rouge, cette consolation dont vous parlez c'est venu comment en fait ?

Arthur : On fonctionne de manière vraiment libre : quand on compose, on a tendance à accumuler des brouillons, sans thème ni règles.

En général, Manu et Julien composent les instrus, Cédric écrit les textes.

Ensuite, on décide quel brouillon sera emmené plus loin pour l’album. Le fil rouge, on le découvre nous-mêmes après coup, une fois les morceaux choisis. 

Pour cet album, c’est donc ce sentiment de consolation, de besoin de prendre soin de nos amis, de nos proches, nos familles, des uns des autres, d’où le titre Bisou magique.

Avant, dans nos premiers albums, on a beaucoup raconté les histoires des autres. C’était une forme de pudeur. Là, depuis deux albums, on assume beaucoup plus de parler de nous. 

 

 

 

C'est du boulot de sortir un album de 17 titres même quand on est 5 et qu'on peut se partager les taches?

Oui, comme on est en label indépendant,  on a PIAS pour la distribution mais pour le reste on gère tout nous-mêmes, même si on est entourés de pros.

C’est une grande autonomie, mais aussi une charge énorme.

Concrètement ca veut dire que l’album a été produit de manière indépendante, avec les moyens propres du groupe.

Les précommandes, proposées en CD et en vinyle, ont permis de financer la production du disque, les clips et les visuels.

On  a également choisi d’associer cette sortie à une action solidaire en reversant un euro par précommande à La Maison des femmes, une structure qui accompagne les femmes victimes de violences.

 

Vous avez acquis une fort belle réputation sur scène, mais le grand public ne vous connaît pas encore vraiment. Pourquoi, selon vous ?

Parce qu’on ne passe pas en radio, et qu’on n’a jamais eu ce “coup de projecteur” qui te propulse d’un coup.

Notre progression est très linéaire, sans gros décollage mais sans chute non plus. Si demain un de nos morceaux passe vingt fois par jour à la radio, ça changerait beaucoup de choses.

 

 

Parle nous de vos débuts et de la transformation de Ma Pauvre Lucette en MPL..

On a  démarré un peu “par hasard”. Au début, ce n’était pas un projet professionnel. J’avais même un rôle particulier, presque théâtral, qui rendait le groupe difficile à cerner. Ça a mis du temps à trouver sa place.

Et comme on n’a pas une énorme force de frappe financière, on avance par nos propres moyens. Mais ça nous a permis de durer. Si on avait signé chez un gros label il y a dix ans, je pense qu’on n’existerait peut-être plus aujourd’hui.

Et il y a 5 ans on a fait en effet un virage total, on a changé de nom de groupe Ma pauvre lucette s'est transformé en MPL, en fait, on a tous quitté nos boulots respectifs pour se consacrer à fond dans le groupe on a décidé d'une identité visuelle et d'une direction musicale propre et ca a tout changé  en effet..

 

Ca change quoi de rejoindre le label de distribution [PIAS] vu que tu viens d'en dire un mot, tu peux détailler?

Beaucoup de chose, Pias  nous aide à toucher la presse, les radios et la télé. Parce que si nous-mêmes contactons une radio, on finit en bas de la pile. Leur rôle, c’est de porter notre musique directement aux bonnes personnes. On a désormais cette oreille qui nous manquait.

Un programmateur m’avait dit un jour : “Votre étape à vous, c’est d’avoir un morceau que tout le monde a entendu, même si les gens ne savent pas qui vous êtes”. C’est exactement ça. Là, on voit nettement la différence depuis qu'on bosse avec eux. 

Il faut savoir que les réseaux sociaux prennent un temps fou. On passe parfois plus de temps à communiquer qu’à faire de la musique

 

Un mot sur un de nos titres préférés de l'album qui est " L’inverse du coup de foudre » ?

Je me souviens très bien de la première fois que Cédric nous a proposé ce thème, parce que j'étais tellement content qu'on parle d'un sujet comme ça. J’ai adoré le fait de dire : le coup de foudre existe, mais ce n’est pas le seul modèle possible !

Je suis intimement persuadé que ça fait énormément de mal de croire que c’est le seul.

Nous, dans nos vies respectives, nos relations amoureuses se sont construites progressivement, sans coup de foudre. Et ce n’est pas du tout péjoratif de dire ça, bien au contraire (rires) !

C’est vraiment un thème qui nous tenait à cœur, de montrer d’autres modèles de relation de couple.

 

 

Il parait que le titre « Les enfants perdus » t'est extrêmement personnel. Tu peux nous en dire un peu plus sans entrer évidemment trop dans les détails ?

 

Il parle du moment où, alors que l'on s'apprête à devenir parents, la grossesse s’arrête de manière non souhaitée avant la naissance. C’est arrivé à ma copine et moi à la fin de la composition de l’album : deux semaines avant la naissance de mon enfant, son cœur s’est arrêté...

Évidemment, j’étais au fond du gouffre. Les gars se sont retrouvés entre eux, complètement démunis et tristes pour moi. Ils ont composé cette chanson et nous l’ont envoyée à ma copine et moi.

C'était magnifique de l'écouter car dedans il y avait plein de sons et de trucs que j'aimais particulièrement, dont un peu d'autotune. En l’écoutant, on s’est dit que c’était vraiment important qu’elle soit sur l’album.

Car on ne se rend compte seulement quand ça nous arrive qu’il n’y aura jamais assez de matière, de littérature sur le sujet pour pouvoir se renseigner sur le deuil périnatal.

Alors évidemment, c’est un morceau qui me touche personnellement, mais c’est surtout le point de vue que je trouve vraiment intéressant dans ce morceau, parce que c’est leur point de vue à eux.

Ça raconte ce que c’est d’être le groupe d’amis de quelqu’un à qui ça arrive.

 

 

 

D’après toi, est-ce qu’il y a de la place pour un groupe comme MPL dans le paysage musical français actuel ?

Oui, je le pense sincèrement.

Tu sais, les Français écoutent beaucoup de musique francophone, et ce qu’on fait n’est pas si niche que ça.

C’est populaire au bon sens du terme. Et notre fanbase est très fidèle.

Quand on annonce une date dans une grande ville, ça se remplit vite ( NDLR : ça s'est vus à Lyon vendredi dernier ou les fans étaient très chauds) 

On a été surpris dès le premier album de voir des gens totalement inconnus de nos cercles venir nous voir.

Depuis, ça n’a cessé de grandir. et on aimerait bien que ca continue encore un peu comme ca (rires) ...

 

MPL Bisou magique (Pias) 2026- En tournée dans toute la France

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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

mauvais gones
 

Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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