Baz'art  : Des films, des livres...
14 mars 2026

Bourgeois gaze : le regard de classe, le mal(e) du 7eme art?

Avez-vous remarqué la surreprésentation des CSP+ chez les personnages de films ? Le fait qu’ils vivent tous à Paris, dans des logements cossus? Que leurs professions intellectuelles confortables leur laissent du temps pour vivre des liaisons compliquées, et ruminer leurs problèmes existentiels? 
 Le livre de Rob Grams "Bourgeois gaze" qui vient de sortir aux éditions Les Liens qui Libèrent creuse ce sillon la sur différentes parties. Grams cherche a montrer que le malaise autour du cinéma n’était pas qu'une crise esthétique, mais une question de regard de classe.
Le cinéma, art populaire par excellence, est dominé par une minorité sociale : la bourgeoisie. Héritiers de milieux favorisés, enfants d’artistes ou de grands patrons, ce sont eux qui fabriquent l’essentiel des récits, décident quels personnages existent à l’écran et comment ils sont représentés.

 

« Je vous parle solidarité avec les étudiants et les ouvriers et vous me parlez travelling et gros plan, vous êtes des cons ! » Jean-Luc Godard.

 

À l’instar du male gaze, Rob Grams propose le concept de «bourgeois gaze » : une manière de filmer le monde depuis une position sociale dominante qui se prétend universelle, marquée par le mépris de classe, un centrisme moralisateur, un rapport hors-sol à la ruralité et une surreprésentation des thématiques bourgeoises.

Selon le journaliste rédacteur en chef adjoint de Frustration magazine, le cinéma nous sert trop souvent un récit bourgeois et urbain, déconnecté des réalités d’autres classes sociales, d’autres géographies. dans lequel  «le monde est perçu à travers les lunettes déformantes de la bourgeoisie», c’est-à dire de «personnes privilégiées sur le plan économique», parisiennes, issues de milieux favorisés.  

Bourgeois Gaze interroge profondément le cinéphile qui ne posait pas forcément toutes ces questions : quelles voix, quels imaginaires émergeraient si l’art n’était pas monopolisé par une seule classe ? Quelle richesse de récits nous est volée ? Et quelles œuvres parviennent, malgré tout, à ouvrir des brèches ?

On n’est pas toujours d’accord avec les analyses critiques de Grams (il n'est vraiment pas tendre avec le cinéma de Stéphane Brizé ou de Ladj Ly alors qu il est étonnamment plus indulgent avec le vraiment douteux Bac Nord) mais cette charge vigoureuse témoigne d’un tel parti pris assumé de bout en bout et d'une telle mauvaise foi parfois revendiquée qu’il méritait bien les honneurs de ce samedi matin.

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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

mauvais gones
 

Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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