Rencontres de la photographie d'Arles 2026 - Coup de cœur pour l'exposition Martine Barrat; Soul of the city (L’âme de la ville)
Martine Barrat ? Le nom parle certes aux amateurs de photographie, mais globalement, son travail est quelque peu tombé dans l’oubli.
Il est pourtant considérable, à l’image de sa vie et il est- enfin- réhabilité de fort belle manière grâce aux Rencontres d'Arles.
Martine Barrat, née au tout début des années 30 à Oran, fut d’abord danseuse jusqu’à ce qu’une fracture de la cheville la fasse renoncer à la scène s’installe à New York dès la fin des années 60.
/image%2F1371318%2F20260805%2Fob_3a00db_1000078705.jpg)
/image%2F1371318%2F20260805%2Fob_822ecd_1000078707.jpg)
/image%2F1371318%2F20260805%2Fob_8c1283_1000078734.jpg)
/image%2F1371318%2F20260805%2Fob_2a02d8_1000078717.jpg)
Martine Barrat, née au tout début des années 30 à Oran, fut d’abord danseuse jusqu’à ce qu’une fracture de la cheville la fasse renoncer à la scène s’installe à New York dès la fin des années 60. Elle décide alors de créer un atelier de musique destiné aux enfants du Lower East Side et de Harlem. De fil en aiguille, elle photographie les apprentis boxeurs, les gangs du Bronx, les artistes, l’émergence des block parties, dont l'un des instants sur le vif saisi par Martine Barrat a été élu" photo de l’année 1982" par le magazine Life.
/image%2F1371318%2F20260805%2Fob_2e1dbc_images-9.jpg)
L’exposition que lui consacrent les Rencontres d’Arles à l’Espace Van Gogh, Soul of the city (L’âme de la ville), est un bel hommage à son travail en même temps qu'une leçon d’humanité, d’empathie et souvent d’espoir.
Magnifique exposition orchestrée par Agathe Cancellieri, avec Chuck Kelton, sur cet « anti- West Side Story » qui ne romantise pas, ne juge pas, regarde et témoigne de la vie malgré tout.
Ses photos racontant l’effervescence de Harlem. Dont les habitants ne sont plus ici les simples sujets d’un reportage, mais les acteurs d’un vaste et mouvementé récit collectif.
Une belle histoire parmi tant d'autres de cette formidable exposition : celle de Mamadou, rencontré pour la première fois lorsqu’il a quatre ans dans le 18 e arrondissement de Paris. Lorsque celui-ci devient adolescent, la photographe l’invite pour un séjour de trois mois à New York afin qu’il témoigne de la réalité sociale de l’Amérique à son retour à la Goutte d’or. L’exposition nous apprend que Mamadou Yaffa est aujourd’hui adjoint au maire de Paris.
/image%2F1371318%2F20260805%2Fob_a5ab1b_martine-barrat-block-party-fe-te-de.jpeg)
/image%2F1371318%2F20260805%2Fob_49a9c6_1000078715.jpg)
/image%2F1371318%2F20260805%2Fob_9e2a8a_1000078712.jpg)
Électron libre, Martine Barrat aime aussi faire dialoguer des univers que tout semble opposer. L'exposition s'achève sur ses collaborations avec Yves Saint Laurent ou Yohji Yamamoto, pour lequel elle fait poser les gamins de Harlem ou des habitants des favelas brésiliennes.
À 93 ans, Martine Barrat est la dernière résidente à demeure du mythique Chelsea Hotel de New York.
A chacun de ses visiteurs, au moment du départ, Martine Barrat lance ces mots : « Promets-moi de vivre intensément chaque instant, que ce soit dans la joie ou la tristesse. » Cette intensité là, autant dire qu'on la ressent pleinement en sortant de l'Espace Van Gogh d'Arles.
« Soul of the City, [L’âme de la ville] », de Martine Barrat, espace Van Gogh, place Félix-Rey, Arles,
Jusqu’au au 4 octobre 2026
/image%2F1371318%2F20260204%2Fob_515b1d_1000063170.jpg)
/image%2F1371318%2F20260715%2Fob_786a87_723208613-1767240207570450-57165124713.jpg)
/image%2F1371318%2F20260624%2Fob_3687e4_2026-ffi-affiche-a4-portrait-210x297-b.jpg)
/image%2F1371318%2F20260722%2Fob_ab5943_250529-deae-visuel-2026-insta.jpg)