Théâtre à Lyon : Pistes... de Penda Diouf ou le courage de ne pas se résigner et de chercher ses racines
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Comment se confronter au passé pour se reconstruire ? Dans "Pistes", vu la semaine dernière au Théâtre de la Croix rousse, la dramaturge franco-sénégalaise Penda Diouf interroge le courage de façon personnelle et révèle au grand jour ce qu’elle a pendant longtemps cherché à enfouir, ses années de souffrance, de dépression et sa peur d’affronter la vie.
Née à Dijon d'un père sénégalais et d'une mère ivoirienne, Penda Diouf s'est sentie toute son enfance exclue et irrémédiablement coincée entre le monde blanc de la métropole française et le monde wolof de ses cousins au Sénégal.
A la fin de l'année 2010, elle plonge dans une grave dépression. C'est un voyage d'un mois et demi en Namibie, sur les traces de Frank Fredericks, qui la sauve.
Elle raconte son périple dans un texte autobiographique, 'Pistes', qu'elle a joué dès 2017 à Avignon, avant de le rejouer presque dix ans plus tard dans une tournée qui passe par toute la France et notamment sur Lyon.
Elle y évoque également le premier génocide du XXème siècle : le massacre des Héréros et des Namas commis par les troupes coloniales allemandes.
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Confrontée alors à la découverte du premier génocide du XXe siècle, celui commis par les colonisateurs allemands à l’encontre des Hereros et des Namas, elle affronte ses démons et ses rêves et panse ses cicatrices.
Avec cet âpre texte qu'elle met elle même en scène, aidée par sa complice Nan Yadji Ka-Gara, et accompagné par la chorégraphie de Robyn Orlin et la scénographie de David Bobée (qui passe des couloirs de la course aux sables et aux ocres du désert de Namibie), Penda Diouf invite à puiser dans ses blessures sa propre force, celle à même de nous aider à nous réaliser.
Pistes, c’est une sorte de désobéissance face à la peur, un inconnu qui appelle et que Penda Diouf décide d’étreindre.
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C’est le courage de ne pas se résigner, de chercher ses racines, d’être une femme noire et d’oser se présenter seule à l’étranger, entière. C’est aussi celui de dire tout haut ce qui méconnu, de parler du premier génocide perpétré par les allemands en Namibie.
Un texte plein d'émotions, qui vous prend et ne vous lâche pas. Être noire en France, se construire seul parce qu'elle est différente et grandir.
Chercher qui elle est jusque dans ses origines. Mais surtout raconter l'histoire de la Namibie et comment ce territoire et ses peuples ont connus les premiers génocides du 20e siècle.
Jusqu'au 2 avril 2026, à 20h sauf jeudi à 19h30 / de 6€ à 29€
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