[CRITIQUE] MI AMOR: Le scénario du dernier Guillaume Nicloux mis à mort?
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Réalisateur touche à tout, Guillaume Nicloux aime passer du drame à la comédie, du film historique au polar.
Concernant ce dernier, c'est sans doute celui qu'il préfère et qu’il se délecte à porter aux confins de l’horreur.
Guillaume Nicloux, nourrit également de longue date une appétence manifeste, voire une fascination ambiguë, pour les marges de la société, la baston et la filouterie.
C'est ces deux dimensions- cinéma de genre et personnages dans les marges- que l'on retrouve dans Mi Amor, son dernier long métrage en date sorti le 6 mai dernier en salles.
Entre noirceur glauque et luminosité des plages des îles Canaries, Guillaume Nicloux a l'ambition de créer un thriller féminin tendu sur fond de transe techno et de mystère insulaire.
Dans le rôle de Romy, une tête pas très connue du cinéma français : l'actrice Pom Klementieff, native du Québec, qu'on a pu apprécier- ou pas- dans les deux derniers volets de Mission : Impossible.
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N'allons pas plus loin dans le suspens- comme celui de l'intrigue du reste- Ce Mi Amor n'est pas très bon.
Si on est bien luné, on appréciera certes quelques idées- le titre même du film jouant sur l'assonance Mi amor/ Mise à mort, la bande sonore techno, assez fascinante et omniprésente du duo Irène Drésel et Sizo del Givry, une ambiance d'ile Canaries hors saison asses envoutante- mais l'ensemble laisse sur notre faim, la faute à des personnages mal dessinés, des dialogues souvent creux, une interprétation pas folichonne (Benoit Magimel, même méconnaissable, excepté en patron de boite veuf trainant plus ou moins avec la pègre locale ) et un scénario qui, même si on veut se laisser happer par ce trip pas loin de la transe, n'essaie jamais vraiment d'être crédible une seconde.
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Guillaume Nicloux, stakhanoviste du cinéma, à l'instar d'un Quentin Dupieux, étant déjà à fond sur son prochain projet, nul doute que ce Mi amor ne fera pas partie du haut du panier et correspond bien au label officieux " sorties fond de tiroir du mois de mai" que les distributeurs utilisent avant Cannes.
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